Voici pourquoi nous disons à Christopher Ross : Dégage !

Voici pourquoi nous disons à Christopher Ross : Dégage !
0 commentaires, 21/05/2012, Par , Dans Chroniques, Couverture

Le Maroc est arrivé à cette conclusion qu’il ne peut désormais plus poursuivre sa coopération avec Richard Ross, l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU au Sahara. Ce constat intervient après que Rabat soit arrivé à la conclusion, après les nombreux éléments qui sont parvenus à sa connaissance, que Ross n’est plus ce responsable onusien observant la nécessaire neutralité pour gérer un conflit extrêmement complexe. Il apparaît aujourd’hui que Rabat attendait le moment opportun pour annoncer sa position, et cette occasion lui a été donnée par le rapport du SG de l’ONU, élaboré et rédigé par son envoyé personnel, qui est la goutte qui fait déborder le vase ; le Maroc a saisi donc cette occasion favorable pour déclarer son opposition au maintien de Christopher Ross comme responsable du dossier du Sahara auprès de l’ONU.

Rabat nourrit un certain de nombre de griefs contre Ross, des griefs dont les raisons sont allées jusqu’à porter préjudice aux intérêts et aux droits du Maroc , et un Ross qui été jusqu’à une entente avec les adversaires traditionnels du Maroc dans cette question.

Et c’est ainsi que Rabat assiste à cet engouement particulier de Christopher Ross à renier tous les efforts déployés par l’ONU au Sahara et tout reprendre à zéro. Le but non déclaré, diabolique, de cette manœuvre était en fait de revenir sur toutes les décisions ou résolutions de l’ONU, essentiellement celles qui reconnaissaient le mérite et la crédibilité des initiatives marocaines, en référence au plan d’autonomie, et celle qui réclame une solution politique durable et acceptable par toutes les parties ; il s’agissait également de faire oublier le fait que le Conseil de Sécurité de l’ONU avait abandonné l’idée d’un référendum et s’orientait vers une solution politique. Or, ce qu’a entrepris Ross jusqu’à aujourd’hui allait à l’encontre de la volonté internationale, lui qui évoquait le référendum à chaque occasion, et même sans, exprimant par là une conviction personnelle qui ne concorde pas avec celle de la communauté internationale. De plus, ce responsable onusien ne s’épargnait aucune peine pour exercer une pression sur le Maroc à travers la question des droits de l’Homme dans nos provinces du Sud, ce qui n’est absolument pas son affaire et qui n’entre aucunement dans ses attributions car il était chargé de gérer un dossier particulier avec des règles particulières et non d’apporter des solutions en dehors du cadre des résolutions de l’ONU. Et finalement, Christopher Ross a vu ses efforts couronnés de succès, par l’intégration dans le rapport du SG présenté devant le Conseil de Sécurité d’un paragraphe qui inclue la question des droits de l’Homme dans les attributions de la Minurso. Mais la diplomatie marocaine a réussi à déjouer cette manœuvre élaborée et dirigée de concert par l’Algérie et l’Afrique du Sud… et ce qui apparaît le plus douteux est que Christopher Ross, si soucieux des droits de l’Homme dans nos provinces sahariennes ne semble pas particulièrement préoccupé, voire avale sa langue, lorsque se pose le problème des droits de l’Homme, particulièrement lamentables, dans les camps de Tindouf.

L’envoyé personnel du SG ne s’arrête pas en si bon chemin puisqu’il a veillé à élargir les attributions de la Minurso dans nos provinces du Sud, alors qu’il n’en a absolument pas le droit, mais qu’en parallèle, il a bien entendu soigneusement évité de procéder de la même manière en conférant les mêmes attributions à la même Minurso de l’autre coté.

Et en dépit du fait que les résolutions du Conseil de Sécurité n’ont cessé de demander explicitement un recensement précis des réfugiés des camps de Lahmada, malgré les efforts énormes déployés par les organisations internationales spécialisées dans la question des réfugiés et malgré aussi les rappels incessants du Maroc à ce sujet, Christopher Ross s’est complètement bouché les oreilles et n’a jamais répondu à cela ; et ce faisant – ou ne faisant pas – il se rendait complice de l’Algérie et du Front séparatiste Polisario qui ont toujours refusé mordicus toute opération de recensement de ces réfugiés pour la très simple raison que la publication du nombre de ces personnes montrerait qu’il est nettement inférieur à ce que voudrait faire croire et Polisario et Algérie, dont l’objectif est en fait de gonfler autant que possible les effectifs, et donc recevoir des aides en conséquence, puis en faire commerce.

D’un point de vue objectif, il apparaît également que Rabat considère que Ross ne fait pas ce qui doit être entrepris pour trouver une solution à cette question du Sahara ; l’envoyé personnel a coiffé jusqu’à présent neufs rounds de discussions non officielles entre les parties, mais sans résultat… un peu comme si son intention était d’épuiser les parties, et essentiellement le Maroc, dans des entretiens stériles, afin de pouvoir prendre le dessus au final.

Sans entrer dans le détail du parcours suivi par le responsable onusien dans ce dossier, jusqu’à aujourd’hui, nul n’ignore que Christopher Ross fut ambassadeur des Etats-Unis à Alger durant de longues années et, à ce titre, a pu veiller à plusieurs reprises à la conclusion de contrats de ventes d’armes entre l’Algérie et les Etats-Unis. Personne ne sait quel était l’intérêt de Ross dans ces affaires, et c’est probablement ce passé qui continue d’habiter Ross aujourd’hui.

On peut également dire que cette demande officielle marocaine de retirer à Ross la supervision de ce dossier entre dans le cadre d’une décision prise par les Nations-Unies en août 2008, lorsque l’Organisation avait écarté l’ancien envoyé personnel du SG de l’ONU, M. Peter van Walsum, après seulement trois mois d’activité, et après qu’il ait inclus dans son rapport, au sujet des solutions à ce conflit artificiel, la célèbre formule : « L’indépendance du Sahara occidental est une solution irréaliste ». Le Front Polisario et l’Algérie avaient alors remué ciel et terre pour faire révoquer van Walsum qui, à leurs yeux, n’était pas qualifié pour superviser ce dossier.

Mots Clefs:
MarocSahara

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