Violences policières contre des journalistes lors d’une manifestation

Violences policières contre des journalistes lors d’une manifestation

Le syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a dénoncé le recours par la police à la violence contre des journalistes lors de la dispersion, par la force, d’une manifestation de greffiers à Casablanca, dans un communiqué publié mercredi.

« Le syndicat demande l’ouverture d’une enquête sur cette agression contre des journalistes, survenue dans la nuit du 15 octobre », selon ce texte.

Ces journalistes couvraient près d’un tribunal de la ville une manifestation de greffiers, qui a elle-même été « dispersée par la force », d’après plusieurs médias marocains.

Les ministres de la Communication, Mustapha el-Khalfi, et de la Justice, Mustapha Ramid, ont jugé « inacceptable » le recours à la violence contre ces journalistes, relevant qu’ils ne constituaient « pas une partie » dans le conflit opposant le ministère de la justice et les greffiers.

Des manifestations similaires de greffiers organisées dans trois autres villes, à l’appel de la Fédération démocratique du travail (FDT, opposition de gauche), ont également été dispersées par la force, a précisé à l’AFP le secrétaire général de la FDT, Abdelsadouk Saïdi.

Contactée par l’AFP, une source de sécurité a de son coté fait valoir que les manifestants n’avaient pas obtempéré à la demande « répétée de dispersion pacifique » par les forces de l’ordre.

« Ils voulaient faire de leurs lieux de rassemblement un espace de grève sur une longue durée, ce qui constitue une entrave à l’ordre public et au travail des tribunaux », a-t-on poursuivi de même source.

Le ministre de la Justice a, de son coté, estimé que les manifestants avaient « occupé des tribunaux » et qu’il était donc « nécessaire de prendre la décision de mettre fin à cette occupation ».

Les greffiers grévistes dénoncent les « mauvais rapports » du ministère avec leur corporation et exigent de leur département l’annulation de la décision de déduire de leurs salaires le nombre de jours de grève observés.

En 2011, les greffiers avaient obtenu la révision de leur statut administratif au terme d’une série de grèves.

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Casablanca

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