Une éducation catastrophique…

Une éducation catastrophique…
0 commentaires, 17/01/2013, Par , Dans Chroniques, Couverture

Si nous ajoutons aux 17.640 certificats médicaux adressés au ministère de l’Education nationale les (très) nombreux jours de grève observés par les fonctionnaires enseignants aux affinités syndicales changeantes, nous obtenons un temps de scolarisation proprement catastrophique, à tous points de vue… une situation qui requiert quelques moments de méditation, non seulement de la part des responsables du secteur, mais aussi au niveau de toutes et de tous, gouvernement et hautes commissions de l’éducation. Et tout ce monde devra cogiter sur la réalité, les réalités, de la politique de l’enseignement chez nous, et sur ce qui reste de patriotisme pour sauver ce qui peut encore l’être.

Si nous considérons le temps réel qui reste pour les cours effectifs, après avoir retranché les jours de grève, les jours de congés et le déluge des certificats médicaux qui s’abattent sur les administrations et les délégations, alors il ne restera effectivement qu’une période très brève pour l’enseignement, avec tout ce que cela coûte au budget de l’Etat… Les choses en sont arrivées au point que c’est l’ensemble de ce secteur qui en est réduit aujourd’hui à devenir un synonyme de vacance (au singulier) et un vecteur de la rente (dans son sens pluriel), qui est tributaire des caprices et fantaisies des syndicats et des petits calculs et arrangements politiques… Pendant ce temps-là, on continue de jouer et de se jouer de l’avenir des générations montantes et du pays.

Les faits établissent qu’un requiem doit être récité pour l’école publique au Maroc, et que les intervenants dans ce secteur, consciemment ou non, s’empressent de procéder à l’inhumation de l’éducation nationale ou, au mieux, d’en déclarer la faillite totale, et c’est bien là le cataclysme qui mettra à plat l’ensemble des projets de développement durable et qui conduira, forcément, le Maroc vers une impasse.

Un chiffre, un seul, est suffisant pour indiquer la détérioration du service public de l’enseignement… Dans les années 60 et 70, le Maroc occupait le 17e rang mondial en matière d’enseignement des mathématiques ; il a aujourd’hui dégringolé à la 137e place. Des pays arabes comme le Koweït et le Sultanat d’Oman nous dépassent désormais dans l’apprentissage de cette matière et dans les capacités de leurs élèves en maths et en sciences.

Que reste-t-il, donc, actuellement ? Et comment pourrait-on qualifier cette situation qui est la notre autrement que par le mot « faillite » ? Est-ce avec des pitreries que nous pourrons remédier à ce très grave problème ? Chaque saut vers l’avant ne se terminera jamais que dans un trou…

Mots Clefs:
Maroc

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