Un parlementaire accuse la surtaxe de la bière d’impacter le pouvoir d’achat

Un parlementaire accuse la surtaxe de la bière d’impacter le pouvoir d’achat

Près de neuf mois après l’adoption de l’amendement relatif à la hausse de la taxe intérieure de consommation (TIC) sur les boissons alcoolisées, un parlementaire marocain vient de faire part de son mécontentement. Invité à s’exprimer dans une émission radio, Mohamed Daidaa estime que cette mesure impacte directement le pouvoir d’achat des Marocains.

Mohamed Daidaa, président du groupe parlementaire de la Fédération démocratique du travail (FDT) à la Chambre des conseillers, vient de signer une sortie médiatique remarquée sur les ondes de Med Radio. Le parlementaire a, en effet, accusé l’augmentation de la taxe intérieure de consommation (TIC) sur les boissons alcoolisées, adoptée en avril dernier dans le cadre de la Loi de finances 2012, d’impacter le pouvoir d’achat des Marocains.

« L’augmentation de la taxe qu’a imposée le gouvernement d’Abdelilah Benkirane sur les boissons alcoolisées est une grave entame du pouvoir d’achat du simple citoyen », a affirmé Daidaa, dont les propos ont été rapportés par le site d’actualité Emarrakech.info. Pour lui, les principaux consommateurs des boissons alcoolisées commercialisées au royaume ne sont autres que les citoyens marocains et non les « non-musulmans comme on voudrait nous faire croire ».

« Une bière après la mosquée » ?

« Ce sont les citoyens marocains » qui consomment le plus,  affirme-t-il. « En surtaxant ses produits, le gouvernement taille encore des parts dans le pouvoir d’achat des marocains, déjà affaibli par les inflations des prix et l’aggravation du coût de la vie », estime le parlementaire. Et de poursuivre : « Ne nous voilons pas la face, nombreux sont les marocains qui font leurs prières à la mosquée et qui vont juste après boire au bar ». « Un marocain moyen avec un petit salaire devait déjà payer sa bière 17 dirhams. Qu’adviendra-t-il de lui lorsqu’il devra la payer encore plus cher », regrette-t-il.

En tout cas, Mohamed Daidaa n’a qu’à bien se tenir. Une autre augmentation, cette fois émanant de la Société Brasseries du Maroc (SBM), risque de le contrarier. La filiale du groupe français Castel opérant dans le brassage et le maltage des boissons alcoolisées au Maroc a, en effet, décidé d’instaurer à partir du 1e février 2013, une hausse de 2% sur le prix de toutes les boissons alcoolisées qu’elle produit ou importe, a fait savoir l’Economiste le 16 janvier, « à l’exception de la marque Casablanca ». Encore heureux, comme diraient certains !

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Maroc

À propos Abdellah Miloudy

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