Un Belgo-Marocain condamné à 12 ans de prison ferme en appel pour

0 commentaires, 02/10/2012, Par , Dans Flash

La peine de 15 ans de prison ferme contre Ali Aarrass, un Belgo-Marocain condamné pour « terrorisme » mais qui affirme avoir signé des aveux sous la torture, a été ramenée à 12 ans en appel, lundi devant un tribunal de Salé, près de Rabat, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’avocat du condamné, Me Lahcen Dadsi, a dénoncé le verdict, affirmant que son client était « une victime dans ce dossier », qui comporte, selon lui, « une série de vices de forme ». La défense peut encore saisir la cour de Cassation.

M. Aarrass avait été arrêté dans l’enclave espagnole de Melilla en avril 2008 sur la base d’accusations de trafic d’armes au profit du réseau islamiste dirigé par un autre Belgo-Marocain, Abdelkader Belliraj, condamné à la perpétuité pour « terrorisme » par le tribunal de Salé.

Il a été extradé par l’Espagne vers le Maroc en décembre 2010 et affirme avoir été torturé pour signer des aveux, avant d’être condamné à 15 ans de prison ferme par le même tribunal de Salé, en première instance, fin 2011.

Selon un de ses avocats belges, Me Nicolas Cohen, l’extradition a eu lieu fin 2010 « en violation avec une mesure provisoire du comité des droits de l’homme des Nations unies demandant de ne pas l’extrader ».

« Nous exprimons notre indignation devant la continuation de ce genre de procès inéquitable au Maroc », a pour sa part déclaré Khadija Ryadi, présidente de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), où s’est déroulée lundi dernier une conférence de presse en présence de la famille d’Ali Aarrass.

Les avocats de M. Aarrass, qui ont par ailleurs dénoncé « l’absence totale d’initiative » de la part des autorités belges, ont souligné que leur client avait rencontré le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Juan Mendez.

M. Mendez a fait le mois dernier un séjour d’une semaine au Maroc, à l’invitation des autorités du royaume. Au terme de cette visite, il a déclaré à la presse que les « actes de torture » n’avaient pas disparu dans le pays, même si la situation s’était « généralement améliorée ».

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