Traversée de l’océan à la rame : le marocain Saïd ben Amar puise dans ses dernières ressources

Traversée de l’océan à la rame : le marocain Saïd ben Amar puise dans ses dernières ressources
0 commentaires, 14/03/2012, Par , Dans Couverture, Sport

Après 45 jours en plein océan et des milliers de miles parcourus à la force des bras, le Marocain Saïd Ben Amar puise dans ses dernières ressources pour pouvoir franchir la ligne d’arrivée

à Cayenne (Guyane française) et réaliser son rêve de traverser l’océan atlantique à la rame entrepris dans le cadre de la compétition de l’extrême, la course Bouvet Guyane.

Une semaine après l’arrivée du vainqueur de l’épreuve, le franco-Guyanais Pascal Vaudé qui a signé le nouveau record de 37 jours37j 00h 10mn 26s, les éléments de la nature se sont acharnés contre les malheureux skippers encore en mer avec un vent et un courant peu favorables au cap ouest que les participants doivent garder à la force des rames.

Contacté mercredi par le PC de la course depuis Cayenne, Said Ben Amar s’affirme tenace et ne semble point découragé ou tenté de lâcher prise. La veine de courant qui avait permis aux premiers skippers de filer droit sur la ligne d’arrivée tarde à venir et le vent en a mis du sien en changeant de direction vers le nord-est rendant l’effort de ramer vers l’Ouest encore pénible.

Le skipper marocain et Benjamin de la course se trouve mercredi à quelques 400 miles de la destination, il dispose encore d’assez de nourriture lyophilisée pour tenir quelques jours de plus, nous informe Marion Pennaneach, chargée de communication de la course Bouvet Guyane. Malgré l’épuisement de 45 jours à ramer en plein océan, Said maintient l’espoir d’atteindre enfin un courant favorable.

J’avance, j’avance… Mais il y a du vent de Nord-Est actuellement. Ca me fait dériver et ça m’inquiète. J’essaye de suivre un cap compas au 300 degré et sur le fond je ne fais même pas d’ouest. Je perds en latitude , a-t-il dit dans sa brève conversation avec le PC de la course.

A la vitesse de la semaine dernière, il pensait rallier Cayenne mardi ou mercredi, mais à la vitesse d’aujourd’hui il lui faudra un peu plus de temps, expliquent les organisateurs.

Saïd positive néanmoins et assure qu’il va lui aussi parvenir au courant favorable, ce fameux tapis roulant qui longe la cote de Guyane et le propulsera vers l’arrivée. En attendant, il a augmenté sa cadence aux avirons en démarrant plus tot le matin pour conserver ses périodes de pause. Sa difficulté est de gérer la fatigue qui s’accumule depuis 45 jours en mer et la nécessité de ramer même quant le soleil est au zénith.

A quelques centaines de miles derrière Said, Didier Lemoine, vétéran de la course Bouvet Guyane, a presque perdu tout espoir de franchir la ligne d’arrivée. Le skipper, qui en est à sa troisième traversée sans jamais parvenir à bon port, a été conseillé d’abandonner car trop dérivé vers le sud et ne pourra donc pas rallier Cayenne avant la fermeture de la ligne le 21 mars.

La course Bouvet Guyane est une traversée de l’océan sur une distance de 4.700 km reliant Dakar à Cayenne (Guyane française). La traversée se fait en solitaire, chaque concurrent navigue selon sa propre stratégie, sans assistance et sans escale. Le marocain Said Ben Amar est le premier arabe et africain à tenter cet exploit.

La durée de la traversée est prévue en 40 jours pour les plus véloces et jusqu’à 60 jours pour les moins rapides. Aucun moteur où voile n’est admise sur les petits bateaux monotypes, la traversée s’effectue uniquement à la force des bras.

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À propos Yassine Nasim

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