Telle est la pensée du gouvernement… Où est celle de l’opposition ?

Telle est la pensée du gouvernement… Où est celle de l’opposition ?
0 commentaires, 04/12/2012, Par , Dans Chroniques

La dernière séance mensuelle consacrée par le parlement aux réponses du chef du gouvernement sur la situation des droits de l’Homme fut exceptionnelle à tous points de vue, car elle aura au moins permis de mettre en évidence le fil conducteur et la philosophie profonde qui expliquent les courageuses décisions prises récemment par le gouvernement.

En général, le programme gouvernemental est la référence à laquelle on a recours pour comprendre les politiques publiques suivies par le gouvernement ; et généralement aussi, ce programme reflète le fil conducteur et la philosophie du gouvernement dans sa gestion des affaires publiques. Cependant, le programme gouvernemental qui occupe les groupes parlementaires et les préoccupe sur le parcours prévu du gouvernement et l’ensemble des politiques publiques qu’il entreprendra – et dans le cas où ce programme suive une certaine logique entre ses différentes composantes – n’est pas toujours compris à sa juste valeur par les populations qui peuvent rencontrer des difficultés à définir l’identité d’un gouvernement par rapport à ses prédécesseurs et préciser telle méthode en comparaison de celles qui ont prévalu dans le passé.

Ainsi, lors de cette séance à la Chambre de représentants, le chef du gouvernement aura réussi, dans un langage simple et clair, à tracer les grandes lignes de la philosophie de son équipe et sa méthode pour gérer les affaires gouvernementales ; cela est passé par les quatre points suivants :

1/ L’importance accordée à l’entreprise et à la simplification des procédures auxquelles elle doit faire face, avec l’assainissement du climat d’investissement, afin de l’encourager à investir davantage, à consacrer le principe de la concurrence et de la compétitivité, celui de l’égalité des chances et de l’accès aux richesses, le tout dans le cadre de la protection conférée aux PME et la préservation de leur droit à l’investissement ;

2/ L’importance accordée aux classes marginalisées qui n’ont jamais eu l’occasion d’accéder aux richesses de leurs pays ni le droit à une vie décente et digne ;

3/ La préservation de l’autorité de l’Etat et de l’inviolabilité de ses institutions en instaurant un équilibre entre droits et obligations, un équilibre fondé sur le respect des libertés d’une part, et l’instauration de la suprématie de la loi et du droit d’autre part ;

4/ L’assurance de la stabilité sociale à travers la mise en pratique d’une politique de solidarité qui serait conduite en direction des classes pauvres et précarisées, qui serait financée par une partie de ceux qui sont le mieux lotis dans ce pays, tout en préservant la grande majorité de la classe moyenne qui est le fondement même de la stabilité sociale.

Ce sont là des points aisés à comprendre et à expliquer car cohérents et homogènes ; ainsi, il ne peut y avoir de développement sans créer une dynamique de la richesse, laquelle richesse ne peut être sans stabilité, une stabilité qui ne peut être assurée sans triompher des poches de misère et de précarité, qui ne peuvent à leur tour être vaincues sans solidarité. Et tout cela requiert l’instauration d’une relation équilibrée entre les droits de chacun et les obligations de tous. Les libertés doivent être exercées dans le cadre du respect de la loi, et la réinstauration de l’autorité de l’Etat et de ses institutions doit être protégée si l’exercice des libertés venait à basculer en désordre et en anarchie.

Voilà donc les principes développés par le chef du gouvernement lors de la séance du vendredi dernier au parlement, qui indiquent une évolution majeure dans l’exercice de l’action gouvernementale et mettent au défi l’opposition parlementaire de remplir, à son tour, son role. Autrement dit, cette opposition doit également améliorer son rendu politique en dévoilant sa philosophie, et en l’expriment dans des idées simples et aptes à être publiquement débattues. Ainsi, l’opinion publique s’impliquera dans le débat et s’engagera dans la discussion des idées exposées par un camp comme par l’autre. Et de fait, c’est la politique qui regagnera ses lettres de noblesse, retrouvera son sens premier, à savoir la confrontation des idées, des philosophies et des méthodes de gestion des affaires publiques.

Mots Clefs:
Gouvernement

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