Taxe audiovisuel : vif débat entre la majorité et l’opposition

Taxe audiovisuel : vif débat entre la majorité et l’opposition

« La taxe pour la promotion du paysage audiovisuel national » a fait, mercredi à la Chambre des représentants, l’objet de vifs débats entre la majorité et l’opposition lors de la présentation, par les groupes parlementaires, d’amendements aux articles du projet de la loi de finances 2012.

Alors que pour des représentants de la majorité l’exemption des ménages consommant moins de 200 w/h de cette taxe est de nature à se répercuter positivement sur ces catégories, certains députés de l’opposition ont estimé insuffisante cette disposition invoquant « le coût élevé de électricité ».

Cette mesure, qui prévoit aussi d’annuler la taxe pour les compteurs électriques collectifs des ménages à revenu limité, revêt un caractère strictement social visant à alléger les charges des catégories ciblées, a fait valoir la majorité. L’opposition a, pour sa part, insisté sur la nécessité de mieux gérer « la distribution de l’eau et de l’électricité » eu égard aux problèmes de la gestion déléguée de ces secteurs.

Les groupes de l’opposition se sont interrogés, à cet effet, sur la classification de cette contribution comme « taxe du service public » ou « taxe de solidarité », soulignant que ce constat relance le débat sur la réforme du secteur audiovisuel qui devrait disposer de revenus fixes avec exigence de la qualité du service public.

L’accent a été mis au cours de cette séance, à laquelle ont pris part le ministre de l’Economie et des finances, Nizar Baraka, et le ministre délégué chargé du Budget, Idriss Azami Al Idrissi, sur des articles de la nouvelle loi de finances, notamment ceux instituant une taxe sur le ciment et relatif à la caisse de solidarité sociale.

Dans ce sens, les groupes de la majorité gouvernementale ont appelé à généraliser la taxe sur le ciment (0,15 DH pour 1kg) sur touts les produits et matériel de construction, alors que l’opposition a proposé de revoir à la hausse cette taxe à 0,20 DH, afin d’accélérer la cadence d’éradication de l’habitat insalubre. Cette proposition a été rejetée par le gouvernement expliquant qu’une telle hausse pèsera lourdement sur les entreprises.

Les groupes de la majorité et de l’opposition ont, en outre, appelé à l’élargissement de l’éventail des entreprises contribuant au fonds de solidarité sociale qui tend particulièrement à mettre en oeuvre le régime d’assistance médicale, appuyer les personnes en situation de handicap et lutter contre la déperdition scolaire.

Sur ce point, M. Baraka a souligné que le gouvernement a ouvert la voie aux entreprises pour faire des dons à ce fonds en consécration du principe de solidarité.

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