Chtouka Ait Baha : Suicide d’un Palestinien, le défunt n’a pas été séquestré par les ouvriers grévistes d’une société locale

Chtouka Ait Baha : Suicide d’un Palestinien, le défunt n’a pas été séquestré par les ouvriers grévistes d’une société locale
0 commentaires, 27/02/2013, Par , Dans Régions

Le Palestinien retrouvé mort, jeudi 21 février dans la préfecture de Chtouka Ait Baha, s’est suicidé par pendaison dans son habitation et n’a pas été séquestré par les ouvriers grévistes d’une société locale, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

« Les investigations préliminaires entreprises par les services compétents de la préfecture de Chtouka Ait Baha au sujet du suicide d’un ressortissant palestinien, le 21 février à Douar Soualem, cercle de Boukria », ont établi que l’intéressé « s’était pendu le même jour dans une habitation qu’il occupait au sein de la société +Agafay du Souss+ », précise le communiqué parvenu mercredi à la MAP.

La victime, qui s’appelait de son vivant Sobhi Brahim Salam, né en 1952 à Deir Al Balah en Palestine, était propriétaire d’une société de fabrication et de montage de serres et occupait une chambre à l’intérieur d’une unité de conditionnement relevant de la société précitée. Il exerçait son activité dans un chantier mis à sa disposition par le gérant de l’unité de conditionnement en sa qualité de partenaire dans le domaine de fabrication de serres, ajoute la même source.

« Contrairement à ce qui a été rapporté par certains médias nationaux, le défunt n’a pas été séquestré par les ouvriers grévistes de la société +Agafay du Souss+ et qu’il n’avait aucune relation avec cette société spécialisée dans la production et l’exportation de la tomate et par conséquent, il n’avait aucun lien de travail avec les employés de ladite société », souligne le communiqué.

Le syndicat concerné a publié un communiqué dans lequel il nie toute relation de ces employés avec le cas de suicide.

De même, les autorités locales et les services de sûreté n’ont pas été informés de la présence d’une personne séquestrée à l’intérieur de l’unité de conditionnement, ni par les responsables de la société, ni par ses gardiens.

« Enfin, les investigations ont établi que le citoyen palestinien était confronté à de graves difficultés financières à cause de la faillite de son projet commercial, à tel point qu’il ne parvenait plus à subvenir à ses besoins alimentaires et qu’il avait recours à ses enfants pour le soutenir financièrement. Les employés le soutenaient aussi matériellement, conclut le communiqué.

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