Scandale du pédophile gracié : Le parti socialiste espagnol dénonce un acte « d’une extrême gravité »

Scandale du pédophile gracié : Le parti socialiste espagnol dénonce un acte « d’une extrême gravité »

Le parti d’opposition socialiste espagnol a jugé samedi « d’une extrême gravité » la grâce accordée par le roi du Maroc à un pédophile espagnol multirécidiviste lors de la visite du roi d’Espagne et demandé une « explication immédiate » du gouvernement espagnol.

La vice-président du parti socialiste espagnol Elena Valenciano « considère d’une extrême gravité le fait qu’une personne qui a été condamnée à 30 ans pour abus de 11 enfants ait pu être grâciée. Elle exige une explication immédiate du gouvernement espagnol », indique le Psoe dans un communiqué.

Elle va également déposé lundi une question orale devant le congrès des députés pour obtenir du ministre des Affaires étrangères Jose Manuel Garcia-Margallo une « explication urgente » concernant cette décision qui a créé « un énorme émoi et une indignation dans un pays voisin et également en Espagne ».

Le Psoe entend demander « quel département du gouvernement d’Espagne a suggéré la grâce de cette personne ? » et si le ministre a contrôlé « si les cas proposés (de grâce) étaient opportuns et appropriés de façon à ne pas porter préjudice à la gestion attribuée au roi ».

Le ministère des Affaires étrangères n’était pas joignable dans l’immédiat samedi.

La grâce accordée par le roi du Maroc à Daniel Galvá Viña a viré au scandale au Maroc, où plusieurs milliers de personnes ont exprimé leur colère vendredi soir dans les rues de Rabat, où plusieurs dizaines de personnes ont été blessées par les forces de l’ordre.

D’autres rassemblements ont eu lieu dans le nord, à Tanger et à Tétouan, et ont également été dispersés par la force.

Les manifestants ne décolèrent pas depuis la grâce accordée mardi dernier par le roi Mohammed VI à un pédophile espagnol âgé d’une soixantaine d’années, condamné en 2011 à 30 ans de prison pour des viols sur onze mineurs.

Cet homme, qui aurait déjà quitté le Maroc, faisait partie d’une liste d’une cinquantaine de prisonniers graciés au nom de l’excellence des relations entre les deux royaumes, d’après des médias officiels.

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