Sahara: les négociations avec le Maroc sont « nécessaires » (Polisario)

Sahara: les négociations avec le Maroc sont « nécessaires » (Polisario)

Le chef du Front Polisario Mohamed Abdelaziz a estimé jeudi « nécessaires » la poursuite des négociations avec le Maroc pour parvenir à l’autodétermination des Sahraouis dans le cadre de la légalité internationale et des résolutions de l’Onu.

« Les négociations avec le Maroc sont nécessaires » et « la porte de ces négociations demeurera ouverte au moins jusqu’au mois d’avril prochain », a indiqué M. Abdelaziz à la radio publique algérienne Chaîne Une.

Le mandat renouvelé de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (Minurso) prend fin le 30 avril 2013.

Entretemps, les contacts et les pressions « se poursuivront face aux pratiques marocaines », en vue de parvenir à « une solution pacifique » au Sahara Occidental, a-t-il dit

Cette ex-colonie espagnole, occupée depuis 1975 par le Maroc qui la considère comme partie intégrante du royaume, est revendiquée par le Front Polisario qui réclame un référendum pour déterminer l’avenir du territoire.

Pour le « président » sahraoui, le rapport de force actuel ne permet pas d’avancée rapide dans les négociations, mais « le temps ne joue pas actuellement en faveur du Maroc ».

Il a cité « l’intérêt croissant accordé par la communauté internationale » à la cause sahraouie par les visites successives de personnalités et d’organisations régionales et internationales.

Parmi elles, celle début novembre de Christopher Ross, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental que M. Abdelaziz juge avoir été « importante, globale et influente ».

Bien que Rabat ait annoncé lui avoir retiré sa confiance, Ross avait pu entreprendre une tournée régionale et avait présenté à l’Onu un rapport où il soulignait « la gravité et le blocage de la situation », a rappelé M. Abdelaziz.

Le diplomate américain avait aussi déclaré qu’il mettait fin à une série de négociations informelles entre les deux parties par l’Onu depuis 2009, faute de résultat, et annoncé qu’il allait « entamer une période de diplomatie itinérante ».

Laisser ce conflit « s’envenimer » est une option risquée « car la région est menacée par des éléments extrémistes, terroristes et criminels opérant au Sahel » voisin, avait-il expliqué.

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