Saâd Dine El Othmani : Pas de retour du Maroc au sein de l’Union africaine avec le Polisario

Saâd Dine El Othmani : Pas de retour du Maroc au sein de l’Union africaine avec le Polisario

Le Maroc refusera de réintégrer l’Union africaine (UA) tant qu’un « Etat fantoche », le Front Polisario, y sera représenté, a affirmé mercredi le ministre des Affaires étrangères Saâd Dine El Othmani.

« Le retour du Maroc au sein de l’UA dépend de la conjonction d’un certain nombre de conditions. Le royaume du Maroc ne peut en aucun cas accepter d’être traité sur le même pied qu’un Etat fantoche qui n’existe pas sur la carte, non reconnu au niveau international et qui n’est pas membre de l’Organisation des Nations unies », a déclaré M. El Othmani lors d’une conférence de presse.

M. Othmani a tenu ces propos en marge d’une rencontre organisée à Rabat à l’occasion de la célébration de la journée de l’Afrique.

Le groupe des ambassadeurs africains accrédités à Rabat, qui ont organisé cette rencontre, a appelé mercredi au retour du Maroc dans « sa grande famille de l’UA » dont il est l’un des membres fondateurs.

Créée par le Polisario et proclamée en 1976, la République arabe sahraouie démocratique (RASD) est membre de l’Union africaine depuis 1982, une initiative qui a provoqué le départ du Maroc de cette organisation.

Un conflit vieux d’un demi-siècle oppose le Maroc au Front Polisario sur le Sahara Occidental, une ancienne colonie espagnole qui a été annexé en 1975 par le Maroc.

Rabat propose une large autonomie au Sahara occidental sous sa souveraineté. Le Polisario rejette ce plan et affirme « le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination » via un référendum.

Par ailleurs, le ministre a réitéré l’engagement du Maroc en faveur d’une Afrique « forte et développée », relevant que l’absence du royaume au sein de l’UA est compensée par une forte présence sur le continent.

« Le Maroc est le deuxième pays africain investisseur dans le continent après l’Afrique du Sud », a-t-il rappelé, précisant que les entreprises marocaines, publiques et privées, sont présentes dans de nombreux pays africains et dans plusieurs secteurs (banques, télécommunications, transports, mines, etc).

Soulignant les efforts déployés par son pays pour le développement du capital humain africain, il a rappelé que le royaume accueille 8.000 étudiants africains dont 6.500 boursiers.

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