«Road to Kabul», une comédie signée Brahim Chkiri : Les aventures rocambolesques de quatre amis

«Road to Kabul», une comédie signée Brahim Chkiri : Les aventures rocambolesques de quatre amis
0 commentaires, 23/04/2012, Par , Dans Culture
Quand on aime la vie, on va voir «Road to Kabul» (La route vers Kaboul). En effet, pour une surprise, c’en est vraiment une. Les éclats de rire et les ovations du public convié à la projection en avant-première de ce long métrage, en disent long sur cette production, sans doute, promise à un beau parcours. Un film dans d’un genre nouveau ou plutot différent de ce qui nous a été à ce jour présenté par le 7ème art marocain.
Rabie Kati, Younès Bouab, Aziz Dadas, Anne Naji, Boubker Rafik, Said Bey, Fatima Bouchan et Kalila Bounaylat sont les protagonistes de cette production signée du réalisateur Brahim Chkiri. Une belle brochette de comédiens talentueux, à la hauteur du scénario et des moyens mis en œuvre qui offrent à ce long métrage la singularité qui est la sienne.
Ce film est tourné à Casablanca et dans les merveilleux décors de la ville de Tata avec des plans et des zooms qui traduisent la volonté de son réalisateur d’en faire un vrai travail de fond.
Tel qu’il a été réalisé, «Road to Kabul» confirme le talent de son réalisateur et traduit cette obsession qui est la sienne de vouloir pousser le bouchon plus loin. Au point de surprendre agréablement le spectateur et de lui proposer une de ces productions que l’on ne se lasse pas de revoir.
«C’est mon oncle Lahcen Chkiri (comédien dans le Sud du Maroc) qui m’a inspiré l’idée de ce film dont l’histoire veut que l’on mette des citoyens ordinaires marocains dans des situations et un environnement extraordinaires et de voir ce qui pourrait leur arriver. Nous avons longuement travaillé sur ce projet avant de l’abandonner puis de le reprendre une année après. Après son décès, j’ai repris l’idée et l’ai retravaillée pour arriver au résultat que vous avez vu ce soir», a confié à Libé Brahim Chkiri.
Comédie de situation ou comédie d’aventure ? Il faut croire que les mots ne changent guère le fond des thématiques abordées dans cette production. Dans une ambiance de guerre, le film relève la force de la solidarité dans l’amitié, les dangers du chomage, l’amour d’une mère pour son fils, les conséquences de l’immigration clandestine, l’effet de l’Europe sur les jeunes en quête d’un meilleur avenir, etc.
L’histoire débute au Maroc pour se poursuivre dans les zones montagneuses de l’Afghanistan. Quatre jeunes chomeurs, Ali (Younès Bouab), Hmida (Rafik Boubker), Mbarek (Amine Naji)  et Masoud (Rabii Kati) ne connaissent rien du monde. N’empêche, ils décident un jour de migrer en Hollande pour sortir d’une situation sociale et économique qu’ils vivent très mal. Pour atteindre cet objectif, ils vont devoir se sacrifier afin de réunir les fonds nécessaires à leur aventure.
Malheureusement, la jeune bande se trouvera embobinée par un escroc en la personne de Ouchen «Le hrag» (Aziz Dadas) qui, prétendant les emmener en Hollande, va finalement les laisser en Afghanistan. Ainsi commence le calvaire des jeunes qui tour à tour se trouvent accusés de terroristes par l’armée américaine, présente sur les lieux, et collaborateurs par les terroristes.
Séduit par la qualité du scénario et son originalité, Mohammed Rezqi n’a pas lésiné sur les moyens pour produire ce film et confie sa satisfaction en ces termes : «j’ai été séduit par le traitement intelligent du film. Le scénario m’a paru tellement intéressant que je me suis dit pourquoi ne pas le produire, cela pourra être une première au Maroc. Le film a effectivement nécessité d’importants moyens: il a fallu pratiquement trois mais de tournage et 1 an et demi de post-production. Une partie du film a été tournée à Casablanca et une autre au Sud du Maroc avec une grande équipe», confie-t-il d’un ton satisfait.
A la question quel message vous aimeriez que le public retienne de «Road to Kabul», Mohammed Rezqi précise : «C’est un film qu’il faudra lire intelligemment vu qu’il véhicule plusieurs messages. Il ne faut surtout pas le comprendre au premier degré si l’on veut vraiment saisir la portée des messages qu’il livre».
Pour sa part, le réalisateur nous a confié :«J’ai voulu faire un film positif qui nous apprend bien des choses sur la vie et nous encourage à créer notre chemin pour atteindre le bonheur.  Nous avons travaillé dans un environnement très dur et désertique avec de fortes températures, du matériel qui tombait en panne, mais au final tout s’est bien terminé. Toute l’équipe est revenue du tournage avec une expérience. Je peux dire que nous avons aussi fait notre route».
Distribué par Mme Imane Masbahi, le long métrage sera dans les salles à partir 25 avril, à Casablanca, Marrakech, Rabat,  Tanger, Tétouan et Fès.
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Maroc

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