Revue de presse marocaine du 29/05/2013

0 commentaires, 29/05/2013, Par , Dans Revue de Presse

Voici les principaux titres à la Une de la presse quotidienne de ce mercredi:.

+AUJOURD’HUI LE MAROC+:.
-Le Chef du gouvernement et la coupe budgétaire vendredi au Parlement: Benkirane devant les chaises vides de l’opposition. La séance mensuelle de questionnement se fera sans l’opposition vendredi prochain. L’information a été confirmée par Rachid Talbi Alami, président du groupe parlementaire du RNI. « Nous n’allons pas prendre part à la séance de vendredi prochain. C’est toute l’opposition qui a pris cette décision », a-t-il affirmé. Les partis de l’opposition avaient demandé de revoir la répartition du temps de la séance mensuelle entre le gouvernement, la majorité et l’opposition. Ils avaient notamment proposé de répartir la durée en deux, une moitié pour le gouvernement et la majorité alors que la deuxième moitié devait être donnée aux partis de l’opposition. Pour le moment, chaque partie dispose d’un tiers du temps. Cette proposition n’a, semble-t-il, pas intéressé la majorité gouvernementale. D’ailleurs le boycott des partis de l’opposition ne semble pas du moins pour le moment, déranger la majorité et le gouvernement. En effet, les groupes parlementaires de la majorité ont déjà fixé le sujet du débat avec le Chef de l’Exécutif vendredi prochain.

-Avec plus de 28 milliards DH de réserves: La CIMR a tourné le dos à la crise en 2012. Malgré la crise économique, la CIMR affiche de bons résultats. L’année 2012 a été marquée par une augmentation du nombre d’adhérents avec l’entrée de 781 nouvelles entreprises au profit de 7.424 affiliés. Quant aux affiliés, leur nombre a progressé de 4 pc, atteignant un effectif global de 552.341. La réserve de prévoyance est passé de 24.849 MDH à 28.440 MDH, représentant une progression de 14,4 pc. Rapportée au montant des charges d’allocations supportées par la CIMR au cours de l’exercice 2012, la réserve totale représente 8,6 années de prestations servies (hors allocations retraites par capitalisation) contre 7,5 années l’année précédente.

-Décision de la justice par rapport aux diplomés chomeurs: Le gouvernement ne s’avoue pas vaincu. La justice n’a pas dit son dernier mot dans l’affaire des diplomés chomeurs. C’est en ces termes que le gouvernement a réagi par rapport à la récente décision du tribunal administratif de Rabat qui a appelé, jeudi dernier, l’Exécutif à intégrer dans la fonction publique les signataires du PV du 20 juillet 2011 et à les dédommager financièrement et administrativement. « Le gouvernement s’engagera à appliquer ledit PV une fois qu’il y aura une décision finale de la justice », a indiqué El Habib Choubani, ministre chargé des Relations avec le parlement, en réponse à une question orale à la Chambre des représentants lundi dernier. Soulignant que le gouvernement épuisera toutes les voies de recours, le ministre a ainsi fait allusion à un recours en appel et même en cassation.

+L’ECONOMISTE+:.
-Accord préférentiel UEMOA: Les derniers verrous diplomatiques sautent. L’une des principales retombées de la dernière tournée africaine du Souverain est certainement la levée des dernières réserves à la ratification de l’accord entre le Maroc et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le protocole paraphé en 2008 prévoit un traitement tarifaire préférentiel en faveur d’une liste de produits, ainsi que les dispositions via la promotion des investissements. Mais sa ratification se heurtait à des réserves du Sénégal. Entre-temps, il y a eu changement politique au Sénégal. Il a fallu des trésors de diplomatie pour recoller les morceaux entre Rabat et Dakar. En parallèle, des actions de promotion et de diplomatie économique ont été déployées, dont la « Caravane » organisée en juin de l’année dernière.

+LE SOIR ECHOS+:.
-Gouvernement: La communication politique en crise. Les événements qui ont secoué la scène politique ces deux dernières semaines ont fait ressurgir un problème structurel, celui de la crise de la communication politique au Maroc. Les difficultés liées à la communication en temps de crise politique ne sont finalement que la partie visible de l’iceberg. En situation de crise, qu’elle soit naturelle ou politique, la réactivité et la transparence sont cruciales. Dans un contexte où l’information issue des médias alternatifs et sociaux précède l’information officielle, l’absence ou simplement le retard de cette dernière risque de multiplier les rumeurs et les polémiques, aggravant ainsi la situation. Mais dans le contexte national, il s’agirait avant tout d’un problème de perception: la rétention de l’information étant souvent synonyme de détention de pouvoir. Une vision aujourd’hui dépassée et incompatible avec le contexte médiatique actuel.

-Chabat-Benkirane: Un duel sur fond de crise. Trois semaines après qu’il eût annoncé, avec superbe, le retrait du parti de l’Istiqlal du gouvernement, Hamid Chabat ne sait à quel saint se vouer! C’est peu dire qu’il mesure aujourd’hui le poids d’une décision qu’il entend assumer jusqu’au bout : S’imposer ou se démettre! Car, une fois passé l’effet surprise, il reste à gérer désormais l’équation d’une petite crise, peut être une tempête, provoquée au débotté de tout le monde, mais qui interpellait et interpelle encore le petit landerneau politique de Rabat et de Casablanca. Le mérite de l’annonce spectaculaire de Hamid Chabat est de nous révéler, en définitive, que la majorité gouvernementale est aussi paradoxalement fragile qu’elle ne paraissait !.

+LIBERATION+:.
-Les islamistes du PJD en campagne féroce contre « Mawazine ». Et c’est reparti pour un tour de vis. Les clameurs de Mawazine ont provoqué, sans surprise, la colère des islamistes du PJD résolument hostiles à ce festival dédié aux rythmes du monde. Les déclarations incendiaires des députés pjdistes se multiplient toujours sur le mode de « il faut supprimer ce festival décadent qui fait du mal à nos enfants et à notre jeunesse ». Le PJD est en campagne. Ses lieutenants ont sonné le tocsin de la mobilisation contre le festival Mawazine qu’accueille Rabat jusqu’à samedi prochain. Les déclarations des figures du parti islamiste au pouvoir sont accompagnées d’éditoriaux publiés quotidiennement sur les colonnes d' »Attajdid », le journal porte-parole du Mouvement Unicité et Réforme, le bras religieux du PJD. Aujourd’hui plus que jamais, le festival de Rabat, une capitale qui vibre aux rythmes du monde, est aussi et surtout un rempart contre l’obscurantisme et toutes les formes de conservatisme. Sur les scènes de cette manifestation artistique s’affiche grandeur nature le projet de société qui est celui du Maroc: Ouverture, tolérance, liberté.

-L’USFP dénonce l’attentisme et le dialogue sourd proné par le gouvernement. Lors de la réunion hebdomadaire du bureau politique de l’USFP, lundi dernier, le Premier Secrétaire du parti, Driss Lachgar a notamment évoqué les répercussions de la situation politique actuelle, réitérant son appel à ce que le Chef du gouvernement assume toute sa responsabilité quant à ce qui se passe dans le paysage politique en termes de régression, de détérioration et de fissuration de la majorité, mettant en garde contre les conséquences négatives sur la gestion des affaires publiques à un moment crucial de l’histoire politique du pays.

+L’OPINION+:.
-Les droits de l’Homme en Algérie: Les dirigeants algériens ont aussi leurs « Chabbihas ». Des chomeurs et des manifestations de chomeurs qui entraînent l’intervention des forces de l’ordre, comme celles qui viennent de se dérouler dans la capitale algérienne, à Constantine, à l’est, et à Ain Beida, au sud du pays voisin, n’ont rien d’exceptionnel en soi et constituent désormais un spectacle banalisé dans nombre de pays du monde. Par contre, la forme et l’ampleur que prend l’intervention des forces de l’ordre diffèrent, certains pays étant particulièrement plus répressifs que d’autres. Aussi triste que ce soit, les interventions « musclées » des forces de l’ordre ne sont malheureusement pas une particularité de l’Algérie, sauf que ce pays vient de franchir un pas dangereux en matière de répression de manifestants avec l’intervention de « chabbihas » à la mode algérienne. Il ne s’agit pas des « milices d’autodéfense », les fameux « patriotes » de la décennie noire en Algérie, ces civils armés qui ont joué un role majeur dans la lutte contre les terroristes islamistes. Ce sont tout simplement des chomeurs mobilisés par manipulations de discours ségrégationnistes pour taper sur d’autre chomeurs comme eux, à l’instar de ce qui s’est passé dans le sud algérien.

+LE MATIN DU SAHARA ET DU MAGHREB+:.
-Régime de retraite: La CIMR a élargi sa base de 7 424 nouveaux affiliés en 2012. Les affiliés au régime de la retraite complémentaire géré par la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) n’ont pas de souci à se faire. Ce régime est pérenne pour très longtemps, comme le montrent ses solides performances et le confirment les études actuarielles menées chaque année pour mesurer la durabilité de ce système. Ce constat a été affirmé par les responsables de la Caisse qui ont présenté lundi ses résultats au titre de 2012. Ainsi, la CIMR a réalisé un excédent d’exploitation en hausse de 14,3 pc en 2012, s’élevant à 3,59 MMDH. Autre indicateur important que l’on surveille de près pour tout régime de retraite, le total des réserves de la CIMR s’est élevé l’année dernière à 28,44 MMDH, en accroissement de 14,45 pc par rapport à 2011. On note également que le portefeuille de la Caisse est estimé à 33,3 milliards de DH. Parallèlement à ses performances, la CIMR poursuit l’élargissement de sa base d’affiliés. En effet, en 2012, la Caisse a pu convaincre 781 nouvelles entreprises à adhérer à ce régime, au profit de 7.424 affiliés. Ce qui porte le nombre total des adhérents à la CIMR à 5.385 entreprises, en augmentation de 9 pc par rapport à 2011, et celui des salariés affiliés à 552.341, répartis entre actifs cotisants, au nombre de 297.817 et ayants droit, au nombre de 254.524.

-Dialogue national sur la société civile: Les concertations démarreront en juin. La Commission nationale du dialogue sur la société civile entamera la phase cruciale des concertations dans quelques jours. La 1ère étape de la structuration était semée de difficultés, à commencer par la grogne de quelques acteurs associatifs et certaines personnalités de la société civile. En effet, dès le lancement de l’initiative du dialogue par le ministère de Habib Choubani, des critiques concernant l’approche adoptée par le gouvernement fusaient de part et d’autre. Les reproches ont trait notamment à la méthode du choix des membres de la commission chargée de ce dialogue, jugée non représentative. Certains ont préféré claquer la porte avec fracas, portant un coup dur à l’initiative gouvernementale. Aujourd’hui, les responsables semblent avoir dépassé les obstacles de démarrage. Lors d’un point de presse, tenu mardi à Rabat, Habib Choubani et le président de la commission nationale, Ismail Alaoui ont exprimé leur optimisme quant à la réussite de ce chantier qui s’avère de la plus haute importance pour le secteur.

+AL BAYANE+:.
-Dialogue national sur la société civile: Dernière ligne droite avant les Assises nationales. Le président de la Commission nationale du dialogue national sur la société civile, Moulay Ismail Alaoui, a annoncé, mardi à Rabat, le lancement du programme des conférences et réunions prévues dans le cadre du dialogue national sur les nouveaux roles constitutionnels de la société civile, tout en soulignant d’emblée que le démarrage d’un dialogue parallèle serait le bienvenu pour enrichir davantage la réflexion sur le sujet. La première phase de mise sur pied des structures de la Commission nationale indépendante a pris fin aujourd’hui pour laisser la place aux réunions et débats prévus dans ce cadre aux niveaux régional et national ainsi que sur nombre de thèmes récurrents, en prévision des Assises nationales devant sanctionner cette action nationale d’envergure en janvier 2014, a-t-il dit.

+AL AHDATH AL MAGHRIBIA+:.
-Mustapha Ramid accuse le SG du gouvernement d’exacerber les tensions entre son ministère et les avocats. Dans une déclaration au site électronique du PJD, le ministre de la Justice et des libertés a souligné que la publication du décret relatif à l’assistance judiciaire dans le Bulletin Officiel est un « simple accident », faisant savoir que « ce décret a été élaboré en concertation avec la commission mise en place par l’Association des barreaux du Maroc, qui a ensuite fait part de sa non satisfaction de ce texte qui ne répond pas à ses aspirations et nous a demandé de reporter sa publication ». Suite à cette réclamation, a ajouté M. Ramid, « nous avons contacté, à notre tour, la partie concernée, à savoir le Secrétariat général du gouvernement, qui a répondu favorablement. Toutefois, le décret a été quand même publié ».

-Au cas où le gouvernement Benkirane deviendrait un gouvernement de minorité: L’Istiqlal pourrait apporter son soutien critique à l’Exécutif en cas de son retrait. Un dirigeant du comité exécutif du PI a indiqué qu’en cas d’échec des efforts déployés pour désamorcer la crise actuelle et de formation d’un gouvernement minoritaire, l’Istiqlal pourrait apporter son soutien critique au gouvernement Benkirane pour ne pas entraver les projets de réforme présentés par l’Exécutif à l’institution parlementaire.

-Crise politique: Le PJD temporise. Un dirigeant PJDiste a affirmé que la réflexion et l’examen des éventuels scénarii relatifs à l’après-retrait de l’Istiqlal du gouvernement sont prématurés, ajoutant que le parti de la Lampe ne compte pas tenir à l’heure actuelle une session de son Conseil national, mais va demander au Bureau du Conseil d’attendre jusqu’à ce que le retrait du parti de la Balance soit effectif et définitif. Dans ce cas, le Conseil se réunira pour prendre la décision appropriée, étant donné qu’elle est la plus haute autorité décisionnelle après le congrès, a-t-il précisé.

+AL MASSAE+:.
-Les groupes parlementaires de l’opposition à la Chambre des Représentants décident, à l’unanimité, de boycotter la séance mensuelle d’interpellation du chef du gouvernement prévue vendredi prochain après avoir été reportée à cause du différend autour de la répartition du temps d’intervention entre le gouvernement et la majorité, d’une part, et les groupes de l’opposition, d’autre part. Des sources au sein des groupes parlementaires de l’opposition ont indiqué que la décision du boycott de cette séance mensuelle intervient aussi suite à l’obstination de la majorité qui persiste à rejeter toutes les propositions émanant de l’opposition pour l’amendement des dispositions relatives au déroulement de cette séance malgré que le président de la 1ère Chambre ait promis de revoir le mode de répartition du temps entre le Chef du gouvernement, la majorité et l’opposition.

-Des slogans hostiles au Maire de la ville Fès et SG du parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat ont été scandés dans les grandes avenues de la ville au moment où le Conseil provincial tenait sa session au siège de la wilaya de la région. Les membres du Conseil ont trouvé une grande difficulté à terminer les travaux de leur réunion face aux slogans « incendiaires » scandés par les employés de la Régie autonome du transport urbain de la ville et des dizaines d’acteurs associatifs qui ont traité Chabat de « dictateur », réclamant son départ et à sa poursuite en justice.

-Des négociations « secrètes » sont menées par Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, avec d’anciens dirigeants du RNI, sous la houlette de Mohamed Aoujjar, ancien ministre des droits de l’Homme, pour participer au gouvernement en cas de retrait définitif de l’Istiqlal, ont révélé des sources partisanes bien informées. Selon ces mêmes sources, ces pourparlers ont atteint un stade avancé vu que l’offre du PJD a accueilli un large écho favorable auprès des RNistes.

-Scandale!: Des fonctionnaires de la commune des Roches Noires à Casablanca ont fait éclaté un grand scandale lorsqu’ils ont révélé des documents qui démontrent le recrutement de personnes déjà condamnées à des peines de prison ferme pour détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et recel. L’affaire a éclaté lorsque le gouverneur de Hay Mohammadi-Aïn Sbaa a été informé de la disparition de près de 4000 litres de carburants dans des conditions mystérieuses du dépot relevant de l’arrondissement des Roches Noires.

+ANNAHAR AL MAGHRIBIA+:.
-L’ancien bâtonnier Mohamed Ziane, envoie la note de rémunération de ses prestations dans l’affaire des diplomés chomeurs, signataires du PV du 20 juillet, au Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane (57.000 DH pour 19 dossiers), soulignant que sa démarche se base sur une précédente déclaration de Benkirane qui avait indiqué au président du groupe parlementaire du PAM qu’il peut intenter une action en justice en faveur des diplomés chomeurs et qu’il était disposé à payer tous les frais du procès.

-L’opposition boycotte Benkirane. Les groupes de l’opposition à la Chambre des Représentants vont trancher, ce mercredi, leur décision concernant le boycott des séances mensuelles des questions de politique générale à la 1ère Chambre en raison de l’absence d’un accord sur le temps des questionnements et des interventions de chaque partie. Des sources concordantes ont indiqué que l’opposition se dirige vers le boycott de la séance prévue ce vendredi qui donnera lieu par la suite à son annulation, puisque, selon ces sources, rien ne justifiera la tenue de cette séance en l’absence des groupes de l’opposition.

+AKHBAR AL YAOUM AL MAGHRIBIA+:.
-Le gouvernement se désengage vis-à-vis du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME) et interpelle le Parlement pour le controle de cette institution. Habib Choubani, ministre chargé des relations avec le parlement et la société civile, a indiqué que le CCME n’est pas un département gouvernemental, et le gouvernement n’assume ainsi aucune responsabilité, puisque le pouvoir de controle de cette institution incombe constitutionnellement au Parlement à travers l’examen de son budget et de ses rapports d’activité.

-Les « faucons » de l’Istiqlal au sein du comité exécutif angoissés par les agissements de Hamid Chabat. Ces Istiqlaliens ont choisi de se retirer du devant de la scène et d’adopter une position neutre à l’égard des positions de leur secrétaire général. Des sources istiqlaliennes ont indiqué que ces membres s’abstiennent de faire des déclarations à la presse, ajoutant que « personne au sein du parti ne comprend plus ce qui se passe: Seul Chabat planifie et exécute ».

-Le PV du 20 juillet jette de l’huile sur le feu dans la bataille livrée par l’Istiqlal et le PJD. Le député Istiqlalien Adil Tchikito a tourné la session hebdomadaire des questions orales de lundi dernier sur le PV du 20 juillet en une séance pour fustiger le gouvernement, faisant savoir que si l’actuel Exécutif était à l’écoute des différentes acteurs politiques, il n’aurait pas eu besoin d’une décision judiciaire pour mettre en application l’accord signé par le Premier ministre sortant Abbas El Fassi.

+ASSABAH+:.
-Mohand Laenser accuse des partis politiques de détournement de fonds publics. Le ministère de l’Intérieur a adressé des correspondances à certaines formations politiques dans lesquelles il les appelle à régler leur situation sur le plan juridique, notamment l’adaptation de leurs règlements intérieurs avec les nouveaux textes de loi adoptés par le parlement avant les dernières élections législatives, faute de quoi ils seront privés du soutien financier annuel accordé par l’Etat. Cette correspondance intervient après qu’un rapport de la Cour des comptes ait indiqué que sur les 35 partis autorisés légalement, seuls 18 ont présenté leurs comptes à la Cour des comptes au titre de l’année 2010 alors que 15 seulement de ces rapports sont certifiés par un expert-comptable.

-Le ministre de la Santé reçoit des menaces de mort. Dans une déclaration au quotidien, El Houssein El Ouardi a indiqué que des inconnus ont menacé de le tuer et d’agresser sa jeune fille. Cette affaire remonte à quelques semaines, a indiqué le ministre, faisant savoir qu’il a préféré garder le silence, étant convaincu depuis la prise de ses fonctions à la tête du ministère qu’il ne sera pas accueilli avec les roses par certains intervenants et lobbies dans le secteur.

-Les groupes de l’opposition à la Chambre des représentants boycottent la prochaine séance mensuelle d’interpellation du Chef de gouvernement. Des sources parlementaires ont indiqué que la participation à cette séance se limitera aux députés de la majorité, qui devraient interroger Benkirane sur les récentes coupes budgétaires de 15 MMDH. Selon ces mêmes sources, la décision de l’opposition a été motivée par l’échec des négociations entre les présidents des groupes parlementaires et la présidence de la première Chambre portant sur la répartition du temps d’intervention entre l’opposition, la majorité et le chef du gouvernement.

-Driss Lachgar, Premier Secrétaire de l’USFP, a accepté en principe l’adhésion d’Abdelkrim Benatik et Abdelmajid Bouzoubaâ au Bureau politique de l’USFP pour porter le nombre des membres de ce bureau de 33 à 35. Des sources partisanes ont fait savoir que certains membres du Parti travailliste et du Parti socialiste tentent, eux aussi, d’obtenir des positions de responsabilité au sein de la formation ittihadie, chose que Lachgar a rejetée catégoriquement, estimant qu’il s’agit de simples « actes opportunistes ».

+ATTAJDID+:.
-L’opposition « fuit » la confrontation avec Abdelilah Benkirane lors de la séance mensuelle sur la politique générale à la Chambre des représentants. Abdellatif Berrouhou, membre du bureau de la 1ère Chambre, a affirmé que les groupes de l’opposition à la Chambre des représentants ont informé le bureau de la chambre qu’ils ne présenteront aucune question et ne participeront pas à la séance mensuelle stipulée par l’article 100 de la Constitution, ajoutant que les membres du bureau ont décidé à l’unanimité de tenir cette séance vendredi prochain. Des sources parlementaires ont par ailleurs indiqué que la plupart des groupes de l’opposition craignent la confrontation avec le Chef du gouvernement au Parlement et ont choisi la politique de la fuite en avant après toutes les tentatives menées en vue de suspendre la tenue de ces séances mensuelles.

-Des parties inconnues menacent de mort le ministre de la Santé, El Houssein El Ouardi, et sa famille. M. El Ouardi a affirmé avoir reçu personnellement ainsi que sa fille et sa petite famille des menaces de mort, ajoutant que sa fille a refusé de se rendre à l’école de peur d’être agressée par certaines personnes qui lui coupent la route. Il a par ailleurs indiqué que des inconnus se sont rassemblés, plusieurs fois, devant son domicile à Casablanca et ont prononcé des mots « injurieux » à son encontre et à l’encontre de sa famille, soulignant qu’il ne prête pas attention à ces menaces et qu’il est venu pour travailler malgré l’existence de lobbies et de parties qui veulent défendre leurs propres intérêts.

+AL ALAM+:.
-Les autorités espagnoles prennent au sérieux les menaces proférées par AQMI qui a déclaré qu’elle lancera le jihad pour la libération des présides occupés de Sebta et Mellilia. Suite à ces menaces, l’état major de l’armée espagnole a ordonné à ses unités déployées dans les deux villes de hisser leur niveau d’alerte et d’être préparées à tous les éventuels scénarios.

-Le PV du 20 juillet prend une autre dimension et les personnes concernées comptent adresser un mémorandum à la haute attention de SM le Roi. Alors qu’El Habib Choubani, ministre chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile a déclaré lundi en réponse à une question orale à la Chambre des représentants qu’une fois qu’il y aura une décision finale de la justice à ce sujet, le gouvernement s’engagera à appliquer le PV, tout en précisant qu’une telle décision de la justice démontre que l’Exécutif est impliqué dans la réforme du secteur de la justice, des sources ont indiqué que les diplomés chomeurs comptent adresser un mémorandum à la haute attention de SM le Roi pour qu’une décision politique définitive soit prise en vue de clore ce dossier.

+AL KHABAR+:
-Le ministre de la Santé menacé de mort. Dans une déclaration à la presse, El Houssein El Ouardi a souligné que des personnes l’ont menacé devant la porte de son domicile et ont empêché sa jeune fille de se rendre à l’école. Le ministre a indiqué par ailleurs qu’il était prêt à faire face à cette situation avant la prise de ses fonctions au ministère, puisque la mission des responsables gouvernementaux face aux lobbies n’est pas une mince affaire.

-Saad Dine El Othmani affirme: je n’ai aucun conflit avec Youssef Amrani. Dans une déclaration au quotidien, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a nié les allégations, relayées par certains articles de la presse, faisant état de conflits avec son ministre délégué aux affaires étrangères, faisant savoir que ces rumeurs ont pour objectif seulement d’influencer le travail du gouvernement.

+BAYANE AL YAOUM+:.
-Le ministre de la Santé, El Houssein El Ouardi, et sa famille menacés par les lobbies et les parties défendant leurs privilèges. Le ministre a affirmé que lui et sa famille ont reçu des menaces de la part de ce qu’il a appelé « les lobbies qui bénéficient de l’ancienne situation et refusent la réforme », soulignant lundi dans une déclaration à une radio privée que ces menaces ne lui font pas peur et qu’il prévoyait ce genre d’attitude au regard de l’audace avec lequel il a entamé le traitement de la situation qui prévaut dans le secteur, relevant que les personnes qui ont menacé sa petite famille ne sont que celles qui profitent de grands avantages et privilèges évalués à des millions de centimes.

+AL ITTIHAD AL ICHTIRAKI+:.
-Le gouvernement fait appel contre le jugement prononcé par le tribunal administratif de Rabat au profit des diplomés chomeurs et échange d’accusations entre Choubani et l’Istiqlal. Le ministre chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, a affirmé lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants lundi dernier, que le gouvernement fera appel contre le verdict ordonnant l’intégration des signataires du PV du 20 juillet 2011 dans la Fonction publique, alors que l’Istiqlal a vertement critiqué le gouvernement pour ne pas avoir respecté ses engagements vis-à-vis des promesses du gouvernement sortant dirigé par Abbas El Fassi, tout en s’interrogeant si l’Exécutif avait besoin de la justice administrative pour corriger ses erreurs.

+AL MOUNAATAF+:.
-Jugement rendu par le tribunal administratif de Rabat en faveur des diplomés chomeurs signataires du PV du 20 juillet: Alors que les diplomés chomeurs ont qualifié ce verdict de « victoire » contre le Chef de l’Exécutif, Abdelilah Benkirane, des acteurs syndicaux ont appelé à la mise en application immédiate de ce jugement et sans tergiversation. Par ailleurs, des sources proches du PJD ont fait savoir que le gouvernement pourrait faire appel contre ce jugement.

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