Revue de presse marocaine du 28/03/2013

0 commentaires, 28/03/2013, Par , Dans Revue de Presse

Voici les principaux titres à la Une de la presse quotidienne de ce jeudi:.

+LE MATIN DU SAHARA ET DU MAGHREB+:.
-Déficit budgétaire: Le gouverneur de Bank Al-Maghrib appelle à des mesures de correction. En bon conseiller du gouvernement, comme le prévoit d’ailleurs les statuts de l’institution qu’il dirige, le gouverneur de Bank Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri, prévient, d’une manière à peine voilée, le gouvernement des conséquences du retard dans la prise de mesures de correction de la dérive budgétaire. En effet, explique-t-il lors de la conférence de presse tenue mardi suite à la réunion trimestrielle de la Banque centrale, certes les institutions internationales, notamment le FMI, pourront tolérer que l’on s’écarte un peu des objectifs tracés en termes de gestion des finances publiques, notamment pour la recherche de l’équilibre budgétaire. Toutefois, il faudra « se réinsérer dans les plus brefs délais dans la bonne trajectoire » pour que la courbe tende vers cet objectif. Le gouverneur de la banque centrale pense ici surtout aux engagements du gouvernement à ramener le déficit budgétaire à 3 pc d’ici 2016 et aux conditions desquelles est assorti l’octroi au Maroc d’une ligne de précaution et de liquidité du FMI. Si l’on ne redresse pas la situation, prévient-il, ces institutions internationales, dont les agences de notation, en tireront les conséquences et le marché ne tardera pas à sanctionner le pays.

+AUJOURD’HUI LE MAROC+:.
-Le warning de Jouahri: L’économie dos au mur. Le gouverneur de Bank Al-Maghrib pose un ultimatum: soit le Maroc parvient à maintenir les indicateurs dans les limites définies par les institutions financières internationales, soit il n’y parvient pas et il sera alors difficile de convaincre et de conserver sa crédibilité. Selon Abdellatif Jouahri, le gouvernement doit s’attacher à réduire davantage le déficit budgétaire, lequel a été de 7,6 pc en 2012, et à éviter que le déficit public qui est de 54 pc ne se détériore au-delà des 60 pc tolérés. Et d’ajouter que l’Afrique subsaharienne sera probablement la seule zone capable de donner la réplique à l’économie nationale pour un partenariat mutuellement bénéfique.

-Un conseil national prévu ce weekend à Skhirat: Une année d’opposition, le RNI dresse son bilan. C’est devant 800 membres du conseil national que la direction du Rassemblement national des Indépendants présentera son rapport politique samedi 30 mars à Skhirat. Les questions adressées aux responsables du parti sont nombreuses. Le programme présenté lors du 5ème congrès a-t-il été réalisé? Comment préparer les prochaines échéances électorales? Le RNI, troisième force politique au parlement, abordera aussi le bilan de ses députés. Mais c’est surtout de son nouveau role au sein de l’opposition que devra répondre ce parti qui a toujours été considéré comme une formation complétant les coalitions gouvernementales.

+LE SOIR ECHOS+:.
-Les inquiétudes de Jouahri. Quoi que l’on puisse tempérer sur la situation des finances publiques, il y a anguille sous roche. Pour une personnalité aussi influente sur la politique économique du pays comme Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib (BAM), qui a blanchi sous le harnais, être sous la coupe du FMI ne veut pas dire passer sous les fourches caudines. Pourtant des clignotants au rouge comme le déficit budgétaire calculé par la BAM à 7,6 pc en 2012 et celui pronostiqué pour 2013 à 5,5 pc ne trompent pas. Jouahri semble donc être inquiet sur l’hémorragie financière en cours. D’autant plus que les recommandations de la dernière mission du FMI tardent à être prises en compte. Plus on retarde les réformes, plus le saut sera périlleux. « Certes, il s’agit de décisions difficiles à prendre, mais le timing compte pour beaucoup », prévient-t-il.

+L’ECONOMISTE+:.
-Conseil BAM: Sale temps pour les finances mais BAM y croit. Après avoir bouclé 2012 sur un « lourd » déficit de 10,5 pc, la situation du compte courant ne devrait que légèrement s’améliorer pour BAM. L’institution table sur un déficit de 7 pc de ce poste en 2013. Même si la baisse des importations impacte positivement le compte courant, elle traduit surtout un recul des investissements en équipements des entreprises. « C’est un point négatif pour le futur », indique Jouahri. Mais, en contractant la Ligne de précaution et des liquidités auprès du FMI, le Maroc s’est engagé à préserver 3 fondamentaux de son économie: 4 mois de couverture des importations, un déficit public à 3 pc et un endettement inférieur à 3 pc. « Si nous voulons continuer à émarger de cette ligne-là, ce sont des engagements qu’il faudrait tenir », note Jouahri. Si le Maroc continue à émarger à cette ligne, c’est qu’il a les fondamentaux pour ressortir à l’international. Il faudra, toutefois, qu’il se réinsère dans la bonne trajectoire après les écarts de 2012 pour ne pas être sanctionné par les investisseurs et aussi pour pouvoir continuer à bénéficier de cette LPL.

-BTP: Enfin des assurances obligatoires. Le secteur en rêvait depuis des années. Désormais, c’est presque chose faite. La généralisation de deux couvertures d’assurance majeures est en cours d’adoption. Il s’agit de la Responsabilité Civile Décennale et la « Tous risques chantier ». Ces garanties visent des immeubles d’habitation de 4 étages et plus ainsi que les constructions à usage industriel de 400M2 et plus. Cette généralisation a l’avantage de générer une demande supplémentaire en assurance.

+L’OPINION+:.
-La Mauritanie de nouveau sous la menace polisarienne: Un vent d’hystérie souffle sur Alger. Les mercenaires du polisario auraient de nouveau frappé en Mauritanie, selon une information publiée dernièrement par le journal mauritanien « Alakhbar ». Un site de prospection minière au nord de la ville de Zouirate est pris d’assaut par les mercenaires à la solde d’Alger, où ils empêchent, armes braqués sur eux, les ouvriers mauritaniens de travailler et vont même jusqu’à les chasser. Le site dont l’exploration a été dûment autorisée par les autorités mauritaniennes, a été revendiqué par les polisariens comme faisant partie de leur « territoire ».

+AL MASSAE+:.
-Des citoyens ont séquestré le week-end dernier à Ghafsai (province de Taounate), deux gendarmes qui étaient en mission pour mettre la main sur deux individus recherchés. Les habitants en colère ont estimé que cette « mission » était plutot destinée à faire du chantage à des individus accusés de cultiver du cannabis dans la région. Suite à cette séquestration, un agent d’autorité est intervenu pour assurer la libération des gendarmes après avoir promis aux habitants d’ouvrir une enquête sur cette affaire.

-Affaire des indemnités au ministère des Finances: Abdelaziz Aftati monte de nouveau au créneau et accuse ce qu’il appelle « l’Etat profond » de couvrir ce scandale. Le député PJDiste a également qualifié l’ancien ministre des Finances, Salaheddine Mezouar, d' »homme dont la validité politique a expirée », tout en lui demandant de restituer les indemnités qu’il avait perçues à la Trésorerie générale du Royaume.

-Situation de l’économie nationale: Abdellatif Jouahri appelle le gouvernement à agir vite. Lors de la réunion trimestrielle du conseil de la Banque centrale, tenue mardi à Rabat, le gouverneur de la banque centrale a mis le gouvernement en garde contre tout retard dans la prise de mesures décisives, estimant que ces retards pourraient avoir un lourd tribut sur le plan économique. Dans ce sens, Jouahri a souligné que le gouvernement doit procéder à une « opération chirurgicale » de l’économie nationale et ne pas se contenter de doses d’aspirine.

+ASSABAH+:.
-Un greffier à la Cour d’appel de Taza a été condamné mardi par la Chambre criminelle chargée des crimes financiers près le tribunal de 1ère instance de Fès à trois ans de prison pour corruption et abus de pouvoir. Des sources ont indiqué que l’accusé a reconnu avoir donné 45 millions de centimes à deux juges pour prononcer un jugement en faveur d’une famille dont les membres vivent dans plusieurs pays européens et aux Etats-Unis. Par ailleurs, le Parlement européen entre en ligne dans cette affaire puisque des parlementaires européens se sont interrogés sur l’utilité des fonds accordés au Maroc pour la réforme de son système judiciaire.

-Rachid Taoussi refuse de partir. Dans une déclaration au journal, le sélectionneur de l’équipe nationale de football s’est dit attaché à son poste malgré la défaite humiliante 3-1 devant la Tanzanie, soulignant qu’il assume la responsabilité de cette déroute. Taoussi a également exprimé son intention de poursuivre sa stratégie de travail qui vise à former une équipe solide pour l’avenir.

-Le Cabinet royal a récemment renvoyé environ 300 plaintes à l’Inspection générale du ministère de l’Intérieur. Ces plaintes portent notamment sur certaines décisions administratives, des litiges d’expropriation, des terres collectives, et des agissements de certains gouverneurs et agents d’autorité. Pour sa part, Abdelilah Benkirane fait appel au ministère de l’Intérieur pour traiter les doléances des citoyens qui l’ont contacté.

-USFP: Ahmed Zaidi finit par obtenir la reconnaissance de la légitimité de son courant au sein du parti. Des sources bien informées ont indiqué que Driss Lachgar, premier secrétaire du parti de la Rose, ne s’est pas opposé à l’idée d’institutionnaliser les courants au sein du parti lors d’une réunion avec les membres du courant Zaidi. Selon ces mêmes sources, Zaidi a souligné que le succès du chantier de la reconstruction du parti passe par la mise en place de mécanismes à même de mieux gérer la différence au sein de cette formation politique.

+AL KHABAR+:.
-Des présidents de groupes parlementaires pas au courant de la promulgation par le gouvernement d’un décret en vue de tenir une session extraordinaire du Parlement. Certains parlementaires ont affirmé qu’ils ignoraient totalement que le Chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane avait promulgué un décret ministériel concernant la tenue d’une session extraordinaire du parlement, tandis que d’autres ont imputé la convocation de cette session au discours que devra prononcer le président français François Hollande le 4 avril prochain devant la Chambre des représentants.

-Mustapha Bakkoury, SG du PAM et Ilias El Omari, dirigeant du même du parti, attendus durant ces deux jours à Paris dans la perspective de la tenue, dimanche prochain, dans la capitale française d’un congrès pour la formation d’une section du parti du Tracteur en France. Cette action vise à barrer la voie devant ses adversaires politiques, en particulier le PJD et à rallier plusieurs MRE.

-Le wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri déclare que la conjoncture actuelle exige du courage et des mesures décisives et non pas se contenter d’offrir de « l’aspirine ». Lors d’une conférence de presse tenue mardi à l’issue du conseil de la Banque centrale, M. Jouahri a mis en garde contre tout retard dans la prise de décisions tout en appelant à faire prévaloir l’intérêt général sur toute considération politique.

+AL AHDTAH LA MAGHRIBIA+:.
-Abdellatif Jouahri met en garde le gouvernement Benkirane contre le danger de retarder la prise des décisions de réforme. Intervenant lors d’une conférence de presse tenue mardi dernier à Rabat, le gouverneur de la Banque centrale a appelé l’Exécutif de manière indirecte à la rationalisation des dépenses et à la définition des priorités vu que les ressources du Maroc sont limitées.

-Les indicateurs économiques présentés par le ministre de l’Economie et des Finances, Nizar Baraka devant les leaders des partis de la majorité la semaine dernière mettent le gouvernement entre le marteau de l’hémorragie des finances publiques et l’enclume de l’austérité, a révélé une source proche de l’instance de la présidence de la coalition gouvernementale.

-La DGSN a adressé il y a quelques jours des correspondances à l’ensemble des préfectures et commissariats de police dans lesquelles elle appelle les différents responsables des services de police à assurer le suivi des problèmes personnels et professionnels des agents de police et leurs rapports avec leurs supérieurs. La Direction a par ailleurs organisé durant les trois jours précédents une formation au profit des présidents des districts de police sur les techniques de communication avec leurs éléments, et ce deux semaines après le drame de Machraa Belqsiri et la recrudescence des mouvements de protestation parmi les agents de police.

-Le gouvernement se dirige vers le gel de plusieurs investissements publics en raison du déficit budgétaire et le ministre chargé des affaires générales et de la gouvernance, Najib Boulif dément l’intention de l’Exécutif d’adopter cette orientation étant donné que les fonds alloués à l’investissement dans le cadre de l’actuelle Loi de Finances ne subiront aucun changement ou modification.

+AKHBAR AL YAOUM AL MAGHRIBIA+:.
-Projet de loi relatif à l’accès à l’information: Le gouvernement établit des restrictions anticonstitutionnelles contre le droit d’accès à l’information. Ce nouveau texte de loi a instauré une longue liste d’exceptions, notamment les informations qui pourraient nuire aux relations avec un autre Etat ou ONG internationale ou porter préjudice à la capacité de l’Etat dans la gestion de la politique monétaire et économique, ainsi que les informations relatives à une politique publique en cours d’élaboration ou des recherches et enquêtes administratives.

-Les « généraux » du RNI passent la corde autour du cou de Salaheddine Mezouar et le scandale des indemnités perçues le temps qu’il était ministre des Finances le pourchasse au sein du parti. Des sources ont indiqué que Mezouar est en position de faiblesse face aux « généraux » du parti de la Colombe, notamment Rachid Talbi Alami, Mohamed Boudlal, Anis Birou, Mohamed Abbou, Maati Benkeddour et Abdelaziz Alaoui Hafidi en raison de ce scandale à même de céder à leurs revendications.

-Réforme de la justice: L’UMT demande, dans un mémorandum adressé au ministre de la Justice et des libertés d’abolir les peines privatives de liberté contre les travailleurs. Cet appel intervient suite à la sentence prononcée contre deux syndicalistes dans l’affaire de Taoufiq Ibrahimi, ancien Directeur Général de la COMANAV.

+ANNAHAR AL MAGHRIBIA+:.
-Des Istiqlaliens mécontents des comportements « arrogants » de leurs ministres. Dans une lettre adressée au SG du parti, les militants du parti de la Balance dans la région Meknès-Tafilalet ont souligné que les ministres refusent de communiquer avec les militants du parti en violation des décisions du dernier Congrès national, qui a souligné la nécessité de communiquer avec les bases. Dans ce sens, ils ont critiqué Mohamed El Ouafa, ministre de l’Education nationale, Fouad Douiri, ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et d l’environnement, et Nizar Baraka, Ministre de l’Economie et des finances, alors qu’ils ont salué l’ouverture et le sens de communication du ministre de l’Artisanat, Abdessamad Qayyouh.

-Le personnel de la météorologie nationale, affilié à l’UMT, organise, jeudi, un sit-in devant le siège du ministère de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, pour protester contre l’atermoiement des responsables du ministère dans le lancement de la promotion au choix au titre des années 2010, 2011 et 2012, appelant à l’adoption de critères transparents et équitables dans la réalisation de cette opération.

+AL ITTIHAD AL ICHTIRAKI+:.
-PNUD: Le Royaume à la traîne en matière de développement humain. C’est ce que vient de révéler le dernier rapport du PNUD où le Maroc est classé à la 130ème place sur 186 pays, loin derrière d’autres pays arabes et maghrébins.

-Abdellatif Jouahri déclare: « Il serait difficile pour le gouvernement de réduire le déficit public à 4,8 pc en 2013 au lieu des 7,6 pc enregistrés en 2012 ». Lors d’une conférence de presse au terme de la réunion trimestrielle du conseil de la Banque centrale, tenue mardi à Rabat, Jouahri a mis en garde contre la suppression de la Caisse de compensation, qui est selon lui un projet « irréalisable » puisqu’il pourrait conduire à augmenter de deux points le taux d’inflation.

+AL ALAM+:.
-Bilan de la visite d’une délégation de femmes conseillères du conseil de la ville de Casablanca en Turquie: disputes, accrochages aux mains et visites aux centres commerciaux. Dès le retour de ces femmes conseillères d’Istanbul, les scandales causés par la présidente de la délégation ont émergé. Cette dernière a saisi cette visite pour satisfaire des intérêts personnels, de même que ce déplacement a été marqué par de vifs accrochages entre les conseillères qui sont venues aux mains lors de la rencontre qu’elles ont tenues avec leurs homologues de la municipalité d’Istanbul.

-Jouahri donne la réplique à Benkirane et l’avertit de toucher à la Caisse de compensation. Le wali de Bank Al-Maghrib a mis en garde lors d’une conférence de presse tenue mardi à Rabat contre la décompensation des prix des produits alimentaires vu l’actuelle conjoncture économique.

+AL MOUNAATAF+:.
-Le Syndicat démocratique de la justice (SDJ) appelle à la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur ce qui passe dans le secteur de la justice et annonce sa participation à la marche qui sera organisée dimanche prochain par la CDT et la FDT.

+RISSALAT AL OUMMA+:.
-Au moment où l’Elysée a annoncé la date de la visite officielle du président français François Hollande au Maroc prévue les 3 et 4 avril prochains: la direction du polisario pique une crise d’hystérie et accuse Paris de partialité et d’alignement sur les positions du Maroc et l’Envoyé personnel du SG de l’ONU, Christopher Ross d’être incapable de mener à bien sa mission étant donné que la France, membre permanent du Conseil de sécurité, continue de soutenir la position marocaine concernant le dossier du Sahara.

+ATTAJDID+:.
-Jouahri déclare que les banques islamiques attendent la promulgation de la loi devant régir leur création, ajoutant que la supervision juridique sera assurée par le Conseil suprême des oulémas. Lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion trimestrielle du conseil de la Banque centrale, tenue mardi à Rabat, le gouverneur de Bank Al-Maghrib a souligné le caractère national de « la charia board » qui devra superviser l’industrie naissante de la finance islamique au Maroc.

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