Revue de présse marocaine du 26/01/2012

0 commentaires, 26/01/2012, Par , Dans Revue de Presse

Divers sujets suscitent l’intérêt des éditorialistes de la presse quotidienne de ce jeudi, notamment la Déclaration gouvernementale et les relations maroco-algériennes, aux cotés d’autres sujets.

Ainsi, +Le Soir Echos+ souligne que les réactions ne se sont pas fait attendre concernant la Déclaration gouvernementale présentée au Parlement par le Chef du gouvernement. « Critiques sur le fond mais aussi et parfois surtout sur la forme », explique l’éditorialiste, ajoutant que « les remarques soulevées doivent être triées pour se focaliser sur la dimension constructive de toute observation ».

« En dehors de quelques sorties aussi percutantes que l’anonymat de leurs auteurs, la mise en perspective des propositions d’Abdelilah Benkirane est saine et utile. Elle entre dans le cadre du bon fonctionnement de la démocratie à laquelle nous aspirons tous », affirme-t-il.

L’auteur de l’éditorial, qui estime qu' »il faut laisser le temps à ce gouvernement avant de porter un jugement sur son action, plutot que de se livrer à des procès d’intention », fait remarquer que « pour que ce dialogue soit profitable, une fois le temps de l’analyse passé, les partis de l’opposition devraient réfléchir à une déclaration de politique +souhaitée+ pour servir de contrepoids à la proposition gouvernementale ».

L’objectif ultime, conclut-il, est de « donner à tout le pays les moyens et les outils pour nous développer, au niveau individuel et national, au niveau personnel et global », précisant que « le succès ou l’échec du gouvernement sera celui de tous ».

Pour l’éditorialiste d’+Al Alam+, les séances publiques pour la discussion du programme gouvernemental ont constitué un véritable test pour l’ancrage des traditions démocratiques dans le pays et la consécration des principes de dialogue et de transparence entre le gouvernement et l’institution parlementaire, d’une part, et entre les institutions et le peuple marocain, d’autre part.

Pour l’éditorialiste, ces traditions sont de nature à renforcer la confiance des citoyens dans ses institutions à travers les dispositions de la nouvelle Constitution qui constitue le couronnement d’une révolution tranquille et profonde dont les Marocains sont fiers.

Evoquant la Déclaration gouvernementale présentée par le Chef du gouvernement, l’auteur de l’éditorial écrit que ce texte a veillé à la mise en place de nouveaux programmes et plans et à la poursuite de la réalisation des programmes de réforme sectoriels et structurants déjà lancés, outre le renforcement de la force d’attractivité du Maroc en matière d’investissements dans les divers domaines, le soutien des entreprises et des initiatives privées, la poursuite de la politique de réalisation des grands chantiers, l’adoption de nouvelles stratégies sectorielles prometteuses et la réunion des meilleures conditions pour un développement humain durable à travers la promotion des secteurs sociaux.

Ces orientations, poursuit-il, ont été pronées par le gouvernement sortant, puisqu’il a réussi à réaliser des résultats positifs malgré la crise économique internationale et la présence de facteurs endogènes et exogènes.

Quant à +Annahar Al Maghribia+, il indique que les nombreuses promesses annoncées par Abdelilah Benkirane au cours de sa campagne électorale ont suscité chez les citoyens marocains l’espoir de vivre l’ère des miracles, soulignant, toutefois, que le Chef du gouvernement a fait des promesses « dangereuses » pour gagner les voix des électeurs.

L’éditorialiste rappelle, dans ce sens, que M. Benkirane a promis d’augmenter le SMIG à 3000 Dh au moment où des pays industrialisés comme la France, l’Italie et l’Espagne ont procédé à une baisse parfois importante des salaires face à la crise qui touche l’Europe, tout en s’interrogeant s’il était conscient de ce qu’il disait ou son objectif était seulement et uniquement d’accéder à la présidence du gouvernement?.

L’auteur de l’éditorial, qui exprime ses craintes de voir les promesses de M. Benkirane se transformer en des engagements irréalisables, ce qui attisera les conflits sociaux, ajoute que le Chef du gouvernement « joue avec le feu » et se demande s’il existe un sage qui pourrait le met en garde contre ce jeu.

S’agissant des relations maroco-algériennes, +L’Economiste+ écrit que « depuis sa formation, le gouvernement Benkirane a géré trois prises de relais diplomatiques: l’échange de messages et les entretiens multi-canaux avec Paris, la visite du Chef du gouvernement espagnol, et la visite ministérielle plus le message royal en direction de l’Algérie ».

« Aucun souci avec la France, des dossiers ardus mais bien maîtrisés avec Madrid. Quant à l’Algérie, la première visite marocaine depuis près de dix ans, on cherche à la loupe un motif de satisfaction: de jolies photos officielles? Des sourires? A part cela, c’est plutot dur: une contradiction lancée en pleine conférence de presse pour dire qu’il était hors de question qu’Alger bouge d’un quart de poil sa stratégie diplomatique », déplore l’éditorialiste.

Selon lui, « Alger ne veut lancer des relations bilatérales qu’après la résolution globale des problèmes, c’est-à-dire la porte exactement opposée à celle que propose Rabat. Le Maroc offre de commencer par les thèmes consensuels puis de construire de nouvelles relations brique par brique ».

Quant à +Bayane Al Yaoum+, il s’intéresse à la défaite de la sélection nationale face à son homologue tunisienne dans le cadre du premier tour de la CAN-2012 qui se déroule au Gabon et en Guinée Equatoriale, qui a choqué l’ensemble des Marocains, ajoutant que les aspirations aux réformes que veulent tout un chacun au Maroc doivent toucher aussi le secteur du sport et particulièrement le football.

L’éditorialiste souligne qu’il est désormais inadmissible de la part d’un pays comme le Maroc de reproduire les mêmes erreurs et d’exclure la gestion du secteur sportif du principe liant la responsabilité à la reddition des comptes à tel point que le salaire de l’entraîneur de la sélection nationale, le Belge Eric Gerets est devenu un secret de polichinelle.

Et de poursuivre que le football marocain, en particulier, et le sport en général ont besoin d’un changement radical basé sur l’établissement d’un véritable diagnostic de la situation actuelle et la mise en place d’un mode de gestion professionnel et transparent.

Le sport, qui permet aujourd’hui au pays de se faire une belle image sur les plans médiatique et diplomatique, est devenu un secteur économique, d’investissements et de développement, régi par des lois de gestion intelligente, les principes de bonne gouvernance et de planification avec des stratégies et des objectifs bien définis, fait-il observer.

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