Revue de presse marocaine du 25/10/2012

1 commentaire, 25/10/2012, Par , Dans Revue de Presse

Voici les principaux titres à la Une de la presse quotidienne de ce jeudi:.

+LE MATIN DU SAHARA ET DU MAGHREB+:.
-Projet de loi de Finances 2013: Le gouvernement réduit le nombre de postes budgétaires. Alors que la rue continue de s’agiter par les sit-in des diplomés chomeurs, réclamant « l’intégration directe et immédiate » au rang de la Fonction publique, le gouvernement dirigé par Abdelilah Benkirane rétrécit le budget alloué à la création de postes budgétaires au titre de l’année budgétaire 2013. Une décision qui confirme, encore une fois, la conviction du chef du gouvernement que la création d’emploi relève du secteur privé et non des pouvoirs publics, notamment, en ce temps de crise, où l’Etat doit serrer la ceinture. A cela s’ajoute le niveau qualifié par les spécialistes d' »alarmant » des dépenses salariales au Maroc. Autrement dit, l’administration publique reste relativement coûteuse.

+AUJOURD’HUI LE MAROC+:.
-Les producteurs de sable menacent de faire grève: Ils refusent la taxe de 30 DH la tonne prévue dans le projet de loi de Finances. Le spectre d’une grève plane sur le secteur de la production du sable. Les professionnels dénoncent une mesure contenue dans le projet de loi de Finances (PLF) 2013 instituant une taxe sur le sable sur tous les opérateurs. Pour certains producteurs, l’article 14 du PLF qui prévoit ladite taxe prête à confusion en faisant un amalgame entre toutes les carrières et tous les producteurs. Les professionnels craignent que les nouvelles mesures de la Loi de Finances ne mettent à genoux un secteur qui fait déjà face à une concurrence farouche et déloyale de l’informel. Ils dénoncent également une probable sur-taxation.

+L’ECONOMISTE+:.
-Projet de Loi de Finances 2013: Unanimité contre la taxation des hauts revenus. Le circuit législatif du projet de loi de finances 2013 a commencé hier mercredi. C’est la première Loi de finances que le gouvernement Benkirane élabore. Et déjà, son architecture ne semble pas susciter l’enthousiasme. Ainsi, l’opposition, à l’instar de Rachid Talbi Alami, chef du groupe parlementaire du RNI, pointe du doigt cette manière de s’attaquer à la classe moyenne pour assurer des recettes fiscales sans créer une dynamique économique qui génère des richesses, en faisant allusion à la taxation des hauts salaires. Selon lui, « en ciblant ce segment de la société, le gouvernement stigmatise la classe moyenne et monte une couche contre une autre ». Même son de cloche du coté de l’Istiqlal, qui fait partie de la majorité. Pour Mustapha Hanine, député et ancien président de la Commission des finances: « nous avons demandé une participation de la société dans l’effort de solidarité, mais nous n’avons jamais demandé la taxation de la classe moyenne », avant d’ajouter qu »‘il ne faut pas toucher au pouvoir d’achat de cette catégorie ».

-Justice: Ramid et les syndicats à couteaux tirés. La décision du ministre de la Justice d’opérer des ponctions sur les salaires des fonctionnaires grévistes fait encore des vagues. En dépit des protestations, le ministre n’a pas lâché prise. « Pas de marche arrière, cette décision est celle du gouvernement », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, ajoutant que « c’est également une opération légitime qui se fait dans tous les pays démocratiques.

+LIBERATION+:.
-Benkirane poursuivi en justice par l’Union nationale des professions libérales (UNPL): La requête a été déposée auprès de la Cour de cassation. L’UNPL a déposé mardi dernier une plainte auprès de la Cour de cassation contre le Chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, et ce « pour son refus d’entretenir un dialogue avec les représentants des professions libérales, afin de parvenir à une solution qui leur assurera le droit à la couverture sociale, surtout que la nouvelle Constitution a insisté sur le droit des professions libérales à une couverture médicale », a déclaré le président de l’Union, Mohamed Hassani Al Idrissi.

+L’OPINION+:.
-Facilité de faire des affaires: 4 places en moins pour le Maroc dans le classement Doing Business 2013: Recul de 17 et de 16 places respectivement dans les catégories « transfert de propriété » et « règlement de l’insolvabilité ». Le Maroc a perdu 4 places dans le classement du rapport Doing Business 2013 relatif à la facilité de faire des affaires, indicateur calculé sur la moyenne de 10 sous-indices. Dans le nouveau « Doing Business 2013: Des réglementations intelligentes pour les petites et moyennes entreprises » publié par la Banque Mondiale et la Société financière internationale, le Maroc passe de la 93ème en 2012 à la 97ème place en 2013 dans le classement général comprenant 185 pays.

+AL MASSAE+:.
-Le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid, jure de présenter sa démission si la décision relative aux prélèvements sur les salaires des grévistes n’est pas appliquée. Il a, lors d’une conférence de presse, affirmé que tous les départements sont tenus de mettre en application cette décision qui a concerné 2771 greffiers, soulignant que l’Etat a le droit de recourir, le cas échéant, à la force appropriée et nécessaire pour faire respecter la loi.

-Vague de colère parmi les promoteurs immobiliers à cause des nouvelles taxes contenues dans le projet de loi de Finances 2013, particulièrement celles relatives à l’augmentation de la taxe sur le ciment, le sable et le fer à béton. Pour Youssef Benmansour, président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers, ces nouvelles taxes pousseront les producteurs à revoir à la hausse les prix de ces matériaux et agiront certainement sur le coût de construction, ce qui se répercutera sur les prix du logement.

-Le Maire de Rabat, Fathallah Oualalou, accusé de garder le silence sur des voyages à l’étranger financés par des deniers publics, et ce lors de la session ordinaire d’octobre du Conseil de la ville tenue mardi et consacrée notamment à l’examen du renouvellement de l’accord de coopération et de partenariat entre la ville française de Lyon et Rabat. La session a été également émaillée de prises de bec entre le Maire et les conseillers du PAM après que Oualalou ait qualifié l’un d’entre eux de « gamin » pour avoir insisté sur son droit d’intervenir dans le cadre d’un « point d’ordre ».

+AL KHABAR+:.
-Mustapha Ramid dément les accusations du syndicat démocratique de la Justice selon lesquelles son Secrétaire général, Abdessadek Saaidi a été victime d’une agression lors du sit-in observé à Ifrane à l’occasion de la tenue du 4ème Forum régional du dialogue national sur la réforme de la Justice. Lors d’une conférence de presse tenue par M. Ramid, une vidéo filmée par des agents du ministère de l’Intérieur a été présentée pour attester qu’aucun acte de violence n’a été perpétré à l’égard des manifestants.

-Abdelilah Benkirane compte « dépoussiérer » la loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics: Des sources concordantes indiquent que la Primature est en train d’examiner les décrets d’application de ce texte.

-Le ministre de l’Intérieur, Mohand Laenser, met en garde contre le cumul des dettes de plusieurs communes urbaines et rurales à cause de la non-exécution des jugements prononcés à leur encontre. Il a dans ce sens appelé les présidents des Conseils territoriaux à mettre fin à la situation illégale qui en a résulté au niveau de plusieurs conseils communaux.

-Mohamed El Ouafa, ministre de l’Education nationale, sollicite le soutien de Mustapha Ramid, ministre de la Justice pour l’exécution des jugements d’évacuation de logements de fonction occupés illégalement par des fonctionnaires. Il a souligné avoir consulté le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane à ce sujet, ajoutant qu’il n’avait aucunement l’intention de dénigrer quiconque à travers la publication de la liste des personnes occupant ces logements.

+ASSABAH+:.
-L’enquête sur les fuites du programme gouvernemental avant sa présentation devant la Chambre des Représentants fait impliquer El Habib Choubani, ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile. Les résultats préliminaires de l’enquête, soumis au Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, ont révélé qu’un attaché au cabinet de Choubani a facilité la fuite dudit programme ainsi que des informations concernant les affaires internes de l’Exécutif, dont le rapport du ministère sur l’absentéisme des ministres lors des séances du Parlement.

-Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des Libertés, indique, lors d’une conférence de presse tenue mercredi, que les prélèvements sur les salaires des grévistes sont une décision gouvernementale prise à l’unanimité et viendra sanctionner 2771 greffiers. Par la même occasion, le ministre a réitéré son soutien à l’usage de la force pour imposer le respect de la loi.

-L’Ambassadeur US à Rabat, Samuel Kaplan, indique que Hamid Chabat, nouveau secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, lui a confié, lors d’une réunion à huit clos mercredi, son amour pour les Etats-Unis, soulignant que Chabat dispose d’une vision pour booster l’économie, améliorer les conditions de vie des Marocains et rendre plus efficiente l’action gouvernementale.

+AL AHDATH AL MAGHRIBIA+:.
-Le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid souligne, lors d’une conférence de presse tenue mercredi, que la décision d’effectuer des prélèvements sur les salaires des grévistes est une décision « irréversible », ajoutant que cette position est fondée sur une décision gouvernementale prise à l’unanimité, conformément à la loi en vigueur et partant du principe que la rémunération est la contrepartie du travail fourni.

– Le SG de l’Istiqlal affirme dans une interview à l’hebdomadaire « Jeune Afrique » avoir fait un rêve dans lequel le fondateur du parti Allal El Fassi venait le visiter pour lui demander de se porter candidat contre son fils Abdelouahed, estimant que sa victoire a été réalisée grâce à « la volonté divine ».

+ANNAHAR AL MAGHRIBIA+:.
-Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, menace Mohamed Cheikh Biadillah, président de la Chambre des conseillers, d’arrêter la diffusion des interventions dans le cadre du « droit d’informer », devenues un moyen pour embarrasser le gouvernement, ce dernier n’étant pas en mesure d’y répondre contrairement aux questions orales des parlementaires. Selon des sources responsables, cette décision a été prise lors d’une réunion restreinte en présence, outre d’El Khalfi, du Chef de gouvernement Abdelilah Benkirane, et du ministre d’Etat Abdellah Baha. Dans une réaction à cette décision, Biaddillah a manifesté, par téléphone, son mécontentement à El Khalfi.

-Mohamed El Zanati, vice-doyen de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Kénitra, accuse le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane d' »imprécision » et d' »irréalisme », estimant qu' »il ne maîtrise ni la chose économique ni la chose politique ». Dans un entretien au journal, il a plaidé à proner la logique dans l’élaboration de la Loi de Finances, faisant savoir qu’il est très difficile de réaliser un taux de croissance de 4,5 pc, sur la base d’hypothèses « irréalistes ».

+ATTAJDID+:
-Pas d’activation du Fonds de la Zakat au titre du projet de loi de Finances 2013. Le ministre chargé des Affaires générales et de la gouvernance, Mohamed Najib Boulif, a indiqué dans ce sens que c’est le ministère des Habous et des Affaires islamiques qui s’attèle actuellement à la mise en place du cadre idoine pour le mode de gestion de ce Fonds. Le ministre, qui a également fait savoir que le Conseil de gouvernement n’a pas évoqué la question de ce Fonds, a ajouté que la possibilité de son activation l’année prochaine n’est pas connue pour l’instant.

+AL ALAM+:.
-Le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid tire à boulets rouges sur les fonctionnaires grévistes et demeure catégorique sur les prélèvements sur leurs salaires. Lors d’une conférence de presse, Ramid a souligné que la décision d’opérer des ponctions est « une décision gouvernementale définitive et irrévocable », faisant état du gaspillage de 365.138 journées de travail dans le secteur de la Justice pour un coût de plus de six milliards de centimes en moins de deux années. Il a par ailleurs fait savoir que le syndicat des greffiers se dérobe du dialogue, affirmant qu’il n’y a pas eu de recours à la violence contre les manifestants.

-Le Maroc élève le niveau d’alerte sécuritaire sur ses frontières avec l’Algérie. Les autorités marocaines ont, depuis des semaines, installé des caméras de surveillance tout au long des frontières avec l’Algérie pour détecter tout mouvement suspect dans cette zone qui a connu ces dernières années des opérations de contrebande (stupéfiants, hydrocarbures, animaux et argent).

+ASSAHRAE AL MAGHRIBIA+:.
-Le ministre de la Justice et des libertés, Mustapha Ramid se montre intransigeant sur les retenues sur les salaires des greffiers grévistes et accuse, lors d’une conférence de presse, le syndicat démocratique de la justice (SDJ) d’occasionner une perte d’environ 11 millions de dirhams aux Caisses de l’Etat.

-Le sort de Khalid Alioua, ancien PDG du CIH, se décide aujourd’hui: Soit il bénéficiera de la liberté provisoire, soit il verra sa période de détention prolongée. Par ailleurs, la liberté provisoire a été refusée à Taoufik Ibrahimi, poursuivi dans l’affaire de la COMANAV, alors que le dossier de l’ONDA a été reporté et sera rouvert après l’Aid Al Adha en raison de la grève d’une partie du personnel de la justice.

+RISSALAT AL OUMMA+:.
-La menace de démissionner, nouvelle mode des ministres PJDistes: Le ministre de la Justice et des libertés, Mustapha Ramid, menace de présenter sa démission si le gouvernement ne procède pas à la ponction sur les salaires des fonctionnaires grévistes.

-Le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture Juan Mendez mine la crédibilité de l’Organisation onusienne en reproduisant le scénario de la fondation Kerry Kennedy sur la situation des droits de l’Homme au Maroc. Le rapport présenté par Mendez devant l’Assemblée générale comprend de fausses accusations et des allégations dénuées de tout fondement sur le Royaume, concernant notamment la situation des droits de l’Homme dans les provinces du sud.

+AL MOUNAATAF+:.
-Les professionnels des auto-écoles et des centres d’examen estiment que l’adoption de nouveaux cahiers de charges relatifs à l’ouverture et à l’exploitation des auto-écoles est importante pour la gestion de ces établissements, à condition de prendre en compte les amendements apportés par les professionnels.

À propos IBERGAG

Auteurs Anonyme contribuant a l'actualité sur le site communautaire http://ibergag.com

Un Commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *