Revue de présse marocaine du 24/01/2012

0 commentaires, 24/01/2012, Par , Dans Revue de Presse

Divers sujets sont traités, ce mardi, par les éditorialistes de la presse quotidienne, notamment la Déclaration gouvernementale, la visite du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération en Algérie, la moralisation de la vie publique et du corps judiciaire.
Ainsi, +Annahar Al Maghribia+ relève qu’il y a une grande différence entre le programme gouvernemental et la Déclaration gouvernementale, soulignant que le programme gouvernemental doit être élaboré selon des critères bien précis et que ses grandes lignes soient des chiffres qui seront largement détaillés dans les programmes sectoriels ou dans la loi de Finances, ajoutant qu’à travers ledit programme, qui doit être minutieusement élaboré, l’Exécutif s’engage à réaliser les chiffres qu’il présente dans les domaines économique, des finances, de l’industrie et de l’emploi, tout en fixant la durée de réalisation.

Quant à la Déclaration gouvernementale, explique-t-il, elle n’est qu’une simple déclaration d’intentions et une feuille d’engagements vagues et de généralités à travers laquelle le gouvernement annonce les actions qu’il compte réaliser à l’avenir.

Selon l’auteur de l’éditorial, il est inadmissible que le gouvernement présente une déclaration d’intentions surtout quand il s’agit d’un gouvernement issu des urnes, soutenu par les dispositions de la nouvelle Constitution et doté de larges prérogatives et chargé de missions précises, ajoutant que ce qui a été présenté par Abdelilah Benkirane ne constitue qu’un simple discours « rassurant et apaisant » loin des engagements émis lors de sa campagne électorale.

M. Benkirane ne peut pas oublier que son programme électoral contenait 1.500 mesures qu’il a abandonnées, fait-il observer, estimant que certaines concessions peuvent être tolérées au regard de la nature de la coalition gouvernementale mais ce qui est inacceptable c’est que le parti majoritaire abandonne toutes ses promesses.

+Akhbar Al Yaoum Al Maghribia+ revient sur la visite entamée lundi en Algérie par le ministre des affaires étrangères et de la coopération, Saad Eddine El Othmani, et rappelle à ce sujet que depuis la visite de l’ancien ministre Mohamed Benaissa, en 2003, aucun autre ministre marocain des Affaires étrangères n’a visité Alger jusqu’à l’arrivée hier lundi de Saadeddine El Othmani.

L’éditorialiste fait remarquer qu’aujourd’hui M. El Othmani, fin diplomate, va rencontrer le président algérien Abdelaziz Bouteflika, et entendra de belles paroles qui saluent les efforts du Maroc et la disposition des responsables algériens à examiner tous les dossiers en suspens, mais, relève-t-il, M. El Othmani sortira du palais Al Mouradia et rentrera à Rabat les mains bredouilles sans aucune décision effective à se mettre sous la dent, puisque les frontières resteront fermées et les manŒuvres algériennes se poursuivront pour entraver le règlement politique de la question du Sahara marocain.

Selon l’éditorialiste, les Algériens se sentent isolés actuellement en Afrique du Nord car, explique-t-il, le Printemps arabe a mis en place de nouveaux dirigeants en Tunisie, en Libye et en Egypte ainsi qu’un nouveau gouvernement au Maroc alors qu’en Algérie, l’on refuse toujours de s’adapter à la nouvelle donne régionale.

L’auteur de l’éditorial estime, à ce propos, que l’Algérie continue de résister à la normalisation de ses relations avec Rabat car, selon elle, cette normalisation ne servira que les intérêts du Maroc qui pourra accueillir au moins deux millions de touristes algériens par an et gagnera au moins 1 pc en faveur de son taux de croissance.

Selon lui, il n’y a pas d’espoir de voir naître un nouveau Maghreb arabe uni sans un changement radical de la position de l’Algérie, relevant que même s’il n’y avait pas le dossier du Sahara, Alger aura tenu à créer d’autres différends artificiels pour hypothéquer les relations bilatérales.

Concernant la moralisation de la vie publique, +Al Ahdath Al Maghribia+ écrit que le chantier de la moralisation de la vie publique et de la lutte contre la corruption est le chantier où le gouvernement Benkirane aura tout l’appui et le soutien de l’ensemble des Marocains, nonobstant leurs appartenances idéologiques.

Rappelant que les citoyens qui avaient souhaité que le gouvernement d’alternance puisse lutter contre la corruption, la prévarication et l’économie de rente, ont été très déçus, l’éditorialiste ajoute que ces mêmes citoyens estiment aujourd’hui que ce chantier est réalisable sous l’ère de la nouvelle équipe gouvernementale.

Selon l’auteur de l’éditorial, la moralisation de la vie publique et de l’administration est le seul moyen de réaliser le développement escompté et de mettre fin aux causes de la vulnérabilité sociale, ajoutant que la lutte contre le fléau de la corruption est l’un des principaux chantiers pour la consolidation de l’Etat de Droit, des institutions et des droits de l’Homme. Dans ce sens, il souligne l’impératif de l’existence d’une véritable volonté politique pour la mise en application des mécanismes de controle et de lutte contre l’impunité, ce qui mettra fin à ce fléau qui porte atteinte à l’image du Maroc et à la dignité des Marocains.

Pour ce qui du domaine de la justice, +Aujourd’hui le Maroc+ souligne que « la Justice sera assurément un des dossiers majeurs sur lesquels le PJD, en particulier, sera très attendu, ajoutant que « les premières mesures prises par le nouveau ministre, Mostafa Ramid, dans l’affaire de Tanger sont un signal dans ce sens ».

Cependant, relève l’éditorialiste, « la moralisation du corps judiciaire ne passe pas exclusivement par les magistrats. Le citoyen qui fait aujourd’hui appel au tribunal peut être, également, en proie à des pratiques véreuses, du racket ou de l’extorsion de fonds de la part d’autres intervenants comme l’avocat, censé pourtant le défendre, le greffier, l’huissier de justice ou parfois même un simple petit fonctionnaire ».

Selon l’éditorialiste, « s’attaquer au seul corps de la magistrature est une condition nécessaire mais pas suffisante pour prétendre à un véritable nettoyage de la Justice ».

+LE SOIR ECHOS+:.

-Accord agricole Maroc-UE: le double jeu de Rajoy. Critiquant un accord agricole « déséquilibré », le gouvernement de droite espagnole défend un nouveau protocole adapté aux seuls intérêts espagnols. Quant à l’accord de pêche, il se dit prêt à un retour rapide dans les eaux marocaines.

+AUJOURD’HUI LE MAROC+:.

-Saad Eddine El Othmani invité de marque en Algérie: simple protocole ou début de réconciliation entre Rabat et Alger? Cette première visite de Saad Eddine El Othmani est hautement symbolique pour les deux pays, puisque la dernière visite officielle d’un ministre marocain des Affaires étrangères à Alger remonte à fin mai 2004. Mais au-delà de la symbolique, est ce que cette visite signe la fin des points chauds qui ont jusque-là gelé les rapports entre les deux pays voisins, notamment l’ouverture des frontières et la question du Sahara?

+LE MATIN DU SAHARA ET DU MAGHREB+:.

-Programme gouvernemental : Le gouvernement répond aux critiques de l’opposition. La majorité gouvernementale resserre ses rangs pour éviter toute surprise lors de la séance de vote de confiance prévue jeudi prochain. Abdelilah Benkirane a, en effet, tenu une réunion avec les chefs de groupes parlementaires de la majorité des deux chambres dimanche dernier qui devront user de tous les moyens pour mobiliser leurs députés.

+L’ECONOMISTE+:.

-Un nouveau Code pour la presse. Abdelilah Benkirane va-t-i réussir là où ses prédécesseurs ont échoué: doter le pays d’un Code de la presse moderne? En tout cas, l’intention est là et le programme du gouvernement consacre une bonne partie à l’ensemble du secteur. De la réforme de l’audiovisuel (y compris du pole public) au soutien à la presse indépendante ou partisane, l’Exécutif planche déjà sur la préparation des projets de textes.

+LIBERATION+:.

-La longue attente des professionnels des médias: Pour le SNPM, une réforme du Code de la presse ne suffit pas. Au Syndicat national de la Presse marocaine, on est optimiste mais sans pour autant être confiant. En stand by depuis quatre ans, un nouveau Code de la presse verra-t-il le jour sous l’ère du nouveau gouvernement Benkirane et de son ministre de la Communication? La longue attente des professionnels des médias n’en finit pas.

+AL BAYANE+:.

-La visite du ministre des AE en Algérie sous de bons auspices: Maghreb ou l’UMA à la recherche d’une nouvelle dynamique unitaire. Toutes les déclarations et évolutions démontrent que le Maghreb se trouve à la veille de retrouvailles fraternelles qui aideront à dépasser les tares du passé et à dresser de nouvelles perspectives pour les pays de la région et leurs peuples.

-L’inquiétude s’installe et l’espoir de bonne fortune s’amenuise: les fellahs attendent la clémence du Ciel.

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