Revue de presse marocaine du 22/05/2013

0 commentaires, 22/05/2013, Par , Dans Revue de Presse

Voici les principaux titres à la Une de la presse quotidienne de ce mercredi:.

+AUJOURD’HUI LE MAROC+:.
-Le SNPM réagit aux accusations d’un député PJD à l’égard de 2M: La bataille de l’audiovisuel reprend. Une nouvelle confrontation s’ouvre sur le terrain de l’audiovisuel public. Alors que les relations entre le gouvernement et le pole public de l’audiovisuel demeurent tendues, un nouvel acteur vient d’entrer en jeu. Cette fois-ci, c’est le SNPM qui tire la sonnette d’alarme concernant la situation du secteur. Dans un communiqué, le syndicat est revenu sur la tension qui règne actuellement entre les différentes parties prenantes. Les responsables du syndicat ont également critiqué les déclarations des membres du groupe parlementaire du PJD sur le compte de 2M et mis en garde sur la situation financière du pole audiovisuel public décrivant cette situation comme « dangereuse » et affirmant que les difficultés financières du secteur sont le résultat de « mesures punitives » du gouvernement après la polémique sur les cahiers des charges. Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi rassure sur la situation des médias audiovisuels publics en précisant que les transferts financiers ont été régulièrement traités avec diligence selon les procédures d’usage.

-Mezouar s’en prend à Benkirane et se fait l’avocat de Chabat. Présentant une analyse de la situation politique marquée par le retrait de l’Istiqlal du gouvernement, le président du RNI, Salaheddine Mezouar a indiqué que « la majorité gouvernementale vit aujourd’hui une crise interne qu’il est encore tot de qualifier de crise politique du pays ». Dans ce sens, le chef de gouvernement devra réviser sa manière de diriger la coalition gouvernementale et le mode de gestion d l’Exécutif. « Mais s’il refuse de remettre en cause son approche et échoue à résorber la situation, c’est le deuxième scénario qui s’imposera: le Chef de l’Exécutif devra démissionner, parce qu’il aura perdu toute légitimité politique, et des élections anticipées doivent être organisées ». Par ailleurs, estimant que la crise que traverse la majorité gouvernementale était prévisible dès le départ, Mezouar s’est fait l’avocat du parti de l’Istiqlal et de son SG, Hamid Chabat. Ainsi, selon lui, Abdelilah Benkirane, SG du PJD, est le premier responsable de cette crise, étant donné qu’il s’est toujours conduit en chef de parti et avec la logique du parti unique et jamais en tant qu’homme d’Etat.

+LE MATIN DU SAHARA ET DU MAGHREB+:.
-Forum de la MAP: La vision de Mezouar pour régler la crise de la majorité. Le président du RNI a affiché la mine des grands jours, lors du forum de la MAP, mardi à Rabat. Il faut dire que depuis la décision de l’Istiqlal du retrait du gouvernement, son Parti est de nouveau sous les feux des projecteurs. Nombreux sont ceux qui s’attendent à ce que cette formation politique intègre la coalition gouvernementale si Benkirane n’arrive pas à trouver un arrangement avec les héritiers de Allal El Fassi. Mais, jusque-là, aucune position catégorique n’est formulée par la direction du RNI même si quelques voix internes aspirent à intégrer les rangs de la majorité. Difficile de se prononcer pour le moment, selon le patron du parti de la Colombe étant donné qu’il s’agit encore d’éventualités et que ce sont les institutions du parti et à leur tête le Conseil national qui pourront trancher dans cette option. Mais quelle que soit la décision, encore faut-il selon l’ex-argentier du Royaume opter pour une nouvelle culture de gestion prenant en considération les nouvelles dispositions constitutionnelles. En effet, Mezouar décoche ses flèches vers le Chef de gouvernement, lui endossant l’entière responsabilité de la crise de la majorité. Le chef de file du RNI estime que Benkirane s’est plutot comporté, durant un an et demi, en tant que chef de parti, marginalisant aussi bien ses alliés que l’opposition.

-Coopération: Les échanges entre le Maroc et le Koweït en nette évolution. Parallèlement à une action commune entre le Maroc et les pays du Golfe, qui a pour objet de donner davantage de concret à leurs relations économiques, des initiatives sont prises au niveau de chacun de ces pays séparément servant le même objectif. Le dernier évènement en date à ce sujet concerne la tenue des travaux de la 1ère session de la commission commerciale mixte maroco-koweïtienne qui se sont ouverts en début de semaine à Rabat et qui devaient être cloturés hier. Objectif : examiner les voies et moyens pouvant contribuer au renforcement de la coopération bilatérale dans les domaines de l’économie, du commerce et de l’investissement. En effet, le volume global des échanges commerciaux entre le Maroc et le Koweït s’est nettement accru, passant de 298 millions de dirhams (MDH) en 2011 à plus de 443 MDH en 2012, soit un accroissement de 48 pc, dans un contexte marqué toutefois par les répercussions de la crise économique mondiale. Cette évolution est attribuée notamment à l’augmentation des importations marocaines de 70 pc contre 51 pc d’exportations vers le Koweït durant la même période.

+LE SOIR ECHOS+:.
-Crise politique: Tirs nourris contre Benkirane: Le SG du parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat, n’a pas manqué lundi à Agadir de récidiver à l’encontre de ses désormais « ennemis » au sein de la coalition gouvernementale. Benkirane, El Ouafa, Benabdellah…Chabat tire désormais à vue. Décidément, l’hirondelle ne fait pas le printemps! Et celui-ci n’a jamais été aussi glacial, pluvieux et morose! Le Maroc semble s’installer dans une sorte de veille, confronté à plusieurs situations qui s’apparentent à des défis, en interne et en externe. Sur le plan national, il continue de suivre dans l’expectative le déroulement en dents de scie de « l’affaire Chabat », révélatrice d’un malaise gouvernemental. Le procès à charge de Hamid Chabat contre le Chef du gouvernement et la politique qu’il mène, risque, malheureusement, de porter ses fruits. Il secoue le couteau dans la plaie, avec un langage qui ne devrait pas étonner ce dernier, ni l’Establishment.

-La qualité des grains suscite des préoccupations. Les pluies tardives sont causes de soucis. Plus la récolte est retardée par les pluies, plus la maturité et la qualité du grain sont sérieusement menacés. Selon un chercheur à l’INRA, la situation est encore maîtrisable et le contexte météorologique reste jusqu’à aujourd’hui favorable, alternant précipitations, éclaircies et ensoleillement. Mise à part, la céréaliculture, pratiquement toutes les filières agricoles profitent des pluies tardives, sans compter l’impact que cela a sur la remise à niveau des nappes phréatiques.

+AL BAYANE+:.
-Pluies tardives: Risques d’altération de la qualité des céréales et d’affectation de la germination des semences. Assurément, les dernières pluies auront un effet négatif sur la qualité de la récolte. Leur coïncidence avec la période de moisson risque de tarder les récoltes et d’altérer la couleur du blé et de la paille. Néanmoins, l’inconvénient majeur reste bien celui de l’affectation de la germination des semences certifiées utilisées pour les semis vers la fin du mois d’octobre. Les quantités récoltées ne subiront quant à elles aucun sinistre. Les céréaliculteurs ont du pain sur la planche. La maturité du blé étant arrivée à terme, les pluies dites de fin de cycle de ce mois de mai ne leur facilitent pas la tâche. Certes, il ne s’agit pas de fortes précipitations, mais leurs effets néfastes ne sont pas écarter.

-Le CNDH lance un cri d’alarme: Sauver les enfants placés dans les centres de sauvegarde. Sans complaisance aucune et sans exagération, le CNDH a mis en garde, lundi, dans un rapport alarmant sur les centres de sauvegarde (CSE) contre « le danger » que les pensionnaires de ces établissements encourent et les conditions dégradants qui leur sont réservées dans ces fourre-tout. Selon le CNDH, les enfants sont exposés à diverses formes de violences physiques et/ou morales, exercées soit par certains éducateurs, soit par d’autres enfants. Les enfants les moins âgés ont fait état de violence et d’abus exercés sur eux par les enfants plus âgés, plus forts ou violents. Ils ont d’ailleurs exprimé leurs craintes et angoisses surtout la nuit.

+LIBERATION+:.
-Camouflet pour une coalition gouvernementale en sursis. L’opposition a obtenu gain de cause. C’est décidé, Abdelilah Benkirane ne sera pas au Parlement ce mercredi 22 mai. La séance mensuelle d’interpellation du Chef du gouvernement consacrée étrangement au patrimoine forestier a été reportée au vendredi 31 mai. C’est au cours de la conférence des présidents et au terme d’une réunion houleuse qui a duré environ quatre longues heures que la décision a été finalement prise. Les groupes parlementaires de l’opposition, notamment l’USFP, le RNI et le PAM, rejoints aussi par l’Istiqlal qui s’est rangé du coté de l’opposition quittant définitivement les rangs de la majorité, l’ont fait savoir haut et fort au président de la Chambre des représentants: ils n’assisteront pas à cette séance du chef du gouvernement ce mercredi.

-Le SNPM condamne les attaques répétées du PJD contre 2M: Respecter la ligne éditoriale de la chaîne. En toute logique, le SNPM intervient dans un sujet auquel il n’est pas étranger puisque c’est des médias qu’il s’agit. En effet, 2M se trouve depuis un bon bout de temps dans le collimateur du PJD et de ses ministres. La chaîne avait déjà réagi à travers un communiqué dans lequel elle explique que les attaques répétées au Parlement contre la chaîne par le PJD constituent « une incitation à la haine ». Donc, c’est au tour du SNPM de monter au créneau pour lancer un appel au PJD et à ses parlementaires de respecter la ligne éditoriale de 2M même si elle ne correspond pas au point de vue du parti. « Le discours qui a traité le reportage d’acte criminel est inacceptable », précise le communiqué du SNPM. De ce fait, il appelle les responsables du PJD à mettre fin à ce genre d’attaque, à respecter les règles de déontologie dans la critique des médias et à recourir aux instances compétentes en la matière comme la HACA.

+L’ECONOMISTE+:.
-Déficit budgétaire: 21 milliards de DH confirmés. Rien ne va plus pour les finances publiques. Le déficit budgétaire s’est encore creusé à 21,3 milliards de DH au terme des quatre premiers mois de 2013, soit le double à la même période de l’année passée. Selon la dernière livraison du bulletin mensuel des finances publiques, la situation trouve ses origines dans le déséquilibre entre les recettes et les dépenses ordinaires. Ces dernières ont connu à fin avril dernier un taux d’engagement global de 42 pc et un taux d’émission sur engagements de 71 pc, contre respectivement 39 et 75 pc un an auparavant. Du coup, les dépenses émises se sont inscrites en hausse de 11,6 pc.

-Casablanca prépare sa « Défense ». 8 milliards de DH d’investissement, près de 200.000 M2 de surfaces de bureaux, des hotels, un palais des congrès, des résidences…La marina de Casablanca reste incontestablement l’un des plus gros chantiers de ces dernières années. La livraison des bureaux qui démarre en juillet devrait reconfigurer l’offre en immobilier professionnel: 90 plateaux, 7.000 employés et 9 tours dont la plus haute du Royaume. Ce projet devrait à terme devenir le centre des affaires de la métropole sur le modèle du quartier de la Défense à Paris.

-Mezouar ne craint pas les élections anticipées. Salaheddine Mezouar est confiant. Les élections anticipées ne lui font pas peur. « La nécessité de résoudre la crise justifie la tenue des élections anticipées ». Cette option demeure l’ultime étape après épuisement de toutes possibilités constitutionnelles. « Le Chef du gouvernement a échoué dans la gouvernance de sa coalition. S’il n’arrive pas à reconfigurer sa majorité sur des bases plus solides, il devra présenter sa démission », a martelé le président du RNI, qui était l’invité du Forum de la MAP mardi. Donc, cette étape électorale est sur la table. Au contraire, elle s’inscrit dans la logique démocratique et l’esprit de la Constitution de 2011. Pourtant, ces derniers jours, des dirigeants politiques ont écarté cette option, jugée coûteuse sur le plan économique, avec le risque de voir l’attentisme s’installer dans les milieux d’affaires.

+L’OPINION+:.
-Enquête de Bank Al Maghrib: Les industriels marocains résistent. Malgré la crise économique mondiale, l’activité industrielle marocaine aurait connu une petite embellie en avril 2013, mais reste inférieure à son niveau d’avril 2012. C’est ce qui ressort de l’enquête d’opinion de conjoncture industrielle de Bank Al Maghrib, rendue publique lundi. Il en ressort que 44 pc des industriels ont déclaré en effet une amélioration de l’activité après 62 pc le mois précédent. Pour les trois prochains mois, 48 pc des enquêtés anticipent une amélioration de l’activité et 40 pc une stagnation. Par branche, ce constat d’amélioration reste valable pour les industries « agro-alimentaires » et « chimiques et para-chimiques ». Cependant, au niveau des industries « mécaniques et métallurgiques », 41 pc des enquêtes déclarent une stagnation et 37 pc une baisse.

+AL MASSAE+:.
-Le FMI dresse un tableau « sombre » de l’économie marocaine! Dans son dernier bulletin sur la croissance économique dans la région MENA, le FMI a indiqué que le gouvernement marocain est appelé à prendre des décisions « difficiles » en matière d’austérité et à entreprendre une réforme urgente de la Caisse de compensation. Le bulletin de l’institution monétaire internationale a également classé le Maroc parmi les pays où la confiance des investisseurs demeure encore faible en raison de « l’incertitude politique et des tensions sociales ». Par ailleurs, le FMI a prévu un taux de croissance ne dépassant pas les 4,5 pc au cours de l’année en cours.

-Salaheddine Mezouar se dit prêt à diriger le gouvernement et appelle Abdelilah Benkirane à présenter sa démission. S’exprimant mardi au forum mensuel de la MAP, le président du RNI a souligné que son parti est disposé à conduire le gouvernement, ajoutant que son parti dispose d’un projet, de compétences qualifiées et de la capacité de gestion avec des mécanismes capables de résorber les problèmes auxquels le pays est confronté aujourd’hui.

-Lahcen Daoudi fait allusion à un possible retrait du PJD du gouvernement. En réponse à une question orale lundi à la Chambre des représentants sur les problèmes des enseignants dans les zones rurales et éloignées, le ministre de l’Enseignement supérieur a souligné que cette question doit être discutée en commissions lors de l’examen du prochain budget afin qu’elle soit étudiée en profondeur par le gouvernement « si jamais nous y restons ».

-Driss Lachgar réussit à convaincre le Parti Travailliste et le Parti Socialiste de fusionner avec l’USFP. Les leaders des trois formations doivent tenir, ce mercredi, une conférence de presse au siège de l’USFP à Rabat, pour annoncer le début des négociations officielles. Des sources partisanes ont même évoqué une éventuelle fusion entre la CDT et la FDT.

+AL AKHBAR+:.
-Hamid Chabat, SG de l’Istiqlal, sort de nouveau la grande artillerie contre Abdelilah Benkirane. Lors d’un meeting à Agadir, Chabat a indiqué que le PJD est l’un des plus grands « parrains » de la prévarication et de la corruption, comme en témoignent les nominations aux 100 postes de hautes fonctions, qui n’ont pas respecté le critère de la compétence mais elles ont été basées sur le favoritisme et le clientélisme pour satisfaire des considérations partisanes étriquées.

-Fusion entre l’USFP, le Parti travailliste et le Parti Socialiste: Driss Lachgar rassemble les composantes de la Gauche pour faire face aux « Conservateurs ». Dans leur première tentative en vue d’unifier la gauche, les SG des trois partis politiques tiendront, ce mercredi, une conférence de presse au siège du parti de la Rose à Rabat, pour annoncer officiellement leur fusion et la formation d’un nouveau parti rassemblant les partis issus de l’USFP après le gouvernement d’alternance.

-Salaheddine Mezouar, président du RNI, appelle le gouvernement Benkirane à présenter sa démission et propose la tenue d’élections législatives anticipées. Mezouar, qui était mardi l’invité du Forum de la MAP, a considéré que la crise actuelle, provoquée par la décision du Conseil national de l’Istiqlal de se retirer du gouvernement, est une crise « de direction et de coalition », surtout avec le changement de la direction d’un parti fort au sein du gouvernement, notant que la sortie de cette crise passe par trois scénarii: la constitution d’une nouvelle coalition, la démission de l’Exécutif ou l’organisation d’élections anticipées.
+AKHBAR AL YAOUM AL MAGHRIBIA+:.
-Le PJD accuse la directrice de l’information à 2M de « porter atteinte à l’institution législative ». Dans un communiqué, le PJD souligne que Samira Sitail a porté atteinte à l’institution législative en « fustigeant un député pour avoir assumé sa responsabilité constitutionnelle à savoir le controle de l’action du gouvernement à travers une question orale ». Le député PJDiste Abdessamad El Haykar a appelé, lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants de lundi, à la constitution d’une commission d’enquête sur les dysfonctionnements au sein de la deuxième chaîne.

-Les « différends » entre Saad Dine El Otmani et Youssef Amrani s’invitent à Washington. Des sources à la capitale US ont révélé que le Secrétaire d’Etat américain John Kerry a refusé, le 29 avril dernier, de recevoir le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, Youssef Amrani, tout en s’interrogeant sur les raisons qui ont empêché El Otmani de venir le rencontrer. Selon ces mêmes sources, cette réunion a été suspendue jusqu’à ce que d’autres parties ont réussi à convaincre Kerry de recevoir la délégation marocaine conduite par M. Amrani. Par ailleurs, une source bien informée a indiqué que El Otmani, furieux, a contacté un Conseiller de SM le Roi pour lui demander qui est le véritable ministre des Affaires étrangères et de la coopération.

-Hamid Chabat fustige, de nouveau, Abdelilah Benkirane et certains ministres de son parti. Intervenant à l’ouverture des travaux du Conseil régional du parti dans la région de Souss-Massa Draa, le SG de l’Istiqlal a souligné que la « ministrabilité » de Mohamed El Ouafa était une « grave erreur », ajoutant que Nizar Baraka est un ministre dont les avis et opinions ne sont pas à prendre en compte.

-Affaire des primes perçues par l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar et le Trésorier du Royaume Noureddine Bensouda: Mezouar se dit prêt à comparaître devant la justice. S’exprimant mardi au forum mensuel de la MAP, le président du RNI a par ailleurs appelé le gouvernement Benkirane à présenter sa démission, ouvrant la porte ainsi soit à la formation d’une nouvelle coalition gouvernementale ou à l’organisation d’élections anticipées.

+AL AHDATH AL MAGHRIBIA+:.
-Hamid Chabat poursuit ses tirs nourris contre Abdelilah Benkirane. Lors d’une rencontre avec les membres du conseil régional de l’Istiqlal lundi à Agadir, le SG du parti de la Balance a accusé Abdelilah Benkirane de vouloir « repeindre l’administration marocaine aux couleurs de son parti » après le changement de plusieurs directeurs compétents et leur remplacement par des proches ou des responsables PJDistes. Il a en outre annoncé la rupture avec Nabil Benabdallah, tout en critiquant la situation des ministres istiqlaliens au sein du gouvernement.

-Salaheddine Mezouar, président du RNI, appelle le gouvernement à démissionner et plaide pour l’organisation d’élections législatives anticipées. Lors du Forum de la MAP tenu mardi, Mezouar a indiqué que les convictions des citoyens ont totalement changé durant le temps où l’actuel gouvernement a pris les commandes pour la gestion des affaires de l’Etat.

+ASSABAH+:.
-Des douaniers révèlent l’existence de « fonctionnaires fantomes » au sein de leur administration. Des acteurs associatifs du secteur des douanes ont fait savoir que plus de 14 fonctionnaires au sein de la direction des douanes et des impots indirects sont en situation illégale et ce après leur affectation à une association des Âœuvres sociales baptisée « l’Association douanière marocaine ». Dans ce cadre, le président de l’Association des forces douanières marocaines a adressé une lettre au Chef du gouvernement, au ministre délégué chargé de la Fonction publique et au DG de la Direction des douanes, qui comprend les noms de ces fonctionnaires « fantomes », et dans laquelle il appelle à la restitution des salaires et des indemnités perçus par ces fonctionnaires depuis 2002.

-Salaheddine Mezouar, président du RNI, propose l’organisation d’élections anticipées pour désamorcer l’actuelle crise. Mezouar, qui était l’invité mardi du Forum de la MAP, a appelé le gouvernement à démissionner après le retrait de l’un de ses composantes, ce qui démontre l’échec de l’actuel Exécutif à gérer les affaires du pays. Mezouar a, par ailleurs, souligné que la majorité s’est préoccupée par la répartition des portefeuilles au lieu de fixer des objectifs et élaborer des visions au service des intérêts du pays, tout en proposant deux solutions: mettre en place une nouvelle entente au sein de l’Exécutif, ou organiser des élections anticipées conformément aux dispositions de la Constitution.

-Le retard de l’annonce des promotions parmi les agents de police suscite de fortes interrogations. Les cérémonies de commémoration du 57ème anniversaire de la création de la Sûreté nationale, la semaine dernière, se sont déroulées sans apporter rien de nouveau concernant la question de la promotion des agents de police gelée pour la troisième année consécutive, puisque la dernière promotion remonte à l’année 2010 et dont les gratifications n’ont été déboursées qu’en mars 2012. Face à cette situation, des voix ont exprimé leurs inquiétudes quant à une longue période d’attentisme sous prétexte de la crise économique qui frappe le pays.

-L’opposition resserre l’étau autour de Abdelilah Benkirane. La conférence des présidents, tenue lundi à la Chambre des représentants, n’est pas parvenue à un accord entre la majorité et l’opposition concernant la prochaine séance mensuelle des questions de politique générale, prévue initialement ce mercredi, à cause de l’attachement des groupes de l’opposition à leur position plaidant pour le changement de la méthodologie de ces séances mensuelles, ce qui a conduit au report de cette séance au 31 mai prochain. Par ailleurs, des sources ont indiqué que l’opposition a refusé la tenue de cette séance mensuelle bien qu’elle soit conforme aux dispositions de la Constitution si l’on ne procède pas au changement de la manière de son déroulement et de sa durée et à la réduction du temps d’intervention imparti au Chef du gouvernement.

+AL KHABAR+:.
-Hamid Chabat tire à boulets rouges sur Abdelilah Benkirane. S’exprimant, lundi, à l’ouverture du Conseil régional du parti de l’Istiqlal dans la région Souss-Massa Draâ, Chabat a indiqué que le pays va entrer dans une phase de « grave récession économique » en raison des récentes coupes budgétaires de l’investissement, estimant que les Marocains sont frustrés et déçus par les décisions de Benkirane, notamment après la hausse des prix et les pressions exercées sur les entreprises. Il a également traité Nabil Benabdellah, SG du PPS et ministre de l’habitat, de « Haj communiste », estimant que ses propos sont « loin de la raison ». Par ailleurs, le SG de l’Istiqlal a souligné que la ministrabilité de Mohamed El Ouafa était une « erreur », alors que Nizar Baraka « ne doit pas être pris au sérieux ».

-Les « non » de Chabat qui ont irrité Abdelilah Benkirane et secoué les composantes du gouvernement. Selon des fuites, révélées par le journal, Abdelilah Benkirane a refusé le mémorandum qui lui a été soumis par l’Istiqlal parce que le document réclame le gel des projets de réforme déjà approuvés par la majorité et inclus dans le programme gouvernemental, notamment la suspension de la réforme de la Caisse de compensation, la non-révision de la loi de Finances et le gel de la réforme du régime fiscal, ainsi que le report des élections communales à 2015.

-La séance mensuelle d’interpellation du chef du gouvernement reportée au 31 mai en raison des divergences sur la formule et les sujets à débattre lors de cette séance. Ainsi, Huit chefs de groupes parlementaires de la majorité et de l’opposition à la 1ère Chambre ont échoué, durant deux réunions consécutives tenues lundi, à se mettre d’accord sur la façon avec laquelle ils devraient interpeller le Chef du gouvernement, ce qui a conduit au report de la séance mensuelle au 31 mai prochain. La conférence des présidents des groupes parlementaires a par ailleurs mis la balle dans le camp du président de la 1ère Chambre, Karim Ghallab, qui devra négocier avec le chef du gouvernement pour trouver une solution qui satisfait toutes les parties.

-Le PJD appelle à la formation d’une commission d’enquête sur les dysfonctionnements à la 2ème Chaîne de télévision « 2M ». Le député PJDiste Abdessamad El Haykar, n’a pas seulement réagi au communiqué rendu public par « 2M », mais il a également critiqué la gestion de la deuxième chaîne en appelant la Chambre des représentants à la formation d’une commission d’enquête. Par ailleurs, El Haykar a dénoncé les tentatives de certaines parties de « réduire au silence » les parlementaires et de porter atteinte à l’institution législative.

+ATTAJDID+:.
-Les raisons de la non réaction de Abdelilah Benkirane aux critiques virulentes de Hamid Chabat. Des sources ont indiqué que Benkirane a été surpris par l’audace de Chabat qui a donné la priorité aux intérêts de son parti au détriment des intérêts supérieurs du pays. Ces mêmes sources ont fait savoir que le SG de l’Istiqlal a demandé, au cours des négociations avec des parties non-partisanes pour revenir au gouvernement, de geler la réforme de la Caisse de compensation, du régime fiscal et la non révision de la loi de Finances, ainsi que le report des élections communales à fin 2015.

+RISSALAT AL OUMMA+:.
-Salaheddine Mezouar appelle le gouvernement Benkirane à présenter sa démission et à organiser des élections législatives anticipées. S’exprimant mardi au forum de la MAP, le président du RNI a fait savoir que le choix de participer ou non au gouvernement est une décision qui doit être tranchée par le Conseil national du parti de la Colombe.

+ASSAHRAE AL MAGHRIBIA+:.
-Salaheddine Mezouar se fait l’avocat de l’Istiqlal et fustige le PJD. S’exprimant au forum mensuel de la MAP mardi, le président du RNI a défendu la décision du Conseil national du parti de la balance de se retirer du gouvernement, affirmant que le Chef de gouvernement doit présenter sa démission parce qu’il n’a pas réussi à maintenir cette coalition. Il a également appelé la direction du PJD à être crédible dans son action politique et à reconsidérer la façon avec laquelle il gère la chose publique.

+AL ITTIHAD AL ICHTIRAKI+:.
-L’USFP, le Parti Travailliste et le Parti Socialiste décident d’annoncer conjointement ce mercredi le processus de leur fusion. Dans ce sens, il est prévu que les trois secrétaires généraux de ces partis, respectivement Driss Lachgar, Abdelkrim Benatik et Abdelmajid Bouzoubaâ prennent part à la conférence de presse qui aura lieu ce mercredi au siège de l’USFP à Rabat.

-Ahmed Zaïdi, président du groupe socialiste à la Chambre des représentants, se retire lundi de la conférence des présidents au Parlement, après avoir échoué à parvenir à un accord sur un nouveau mode de gestion de la séance mensuelle de politique générale, expliquant qu’il a proposé, avant de se retirer de cette réunion, le principe de la parité entre le gouvernement, la majorité et l’opposition en ce qui concerne le temps d’intervention. Il a indiqué que son groupe ne participera plus à cette rencontre mensuelle si ces conditions « injustes »ne sont pas modifiées. Par ailleurs, une source parlementaire a indiqué qu’un débat houleux a éclaté entre les autres membres de l’opposition et de la majorité, puisque les groupes du PAM, du RNI et de l’UC ont appelé au report de la séance mensuelle et annoncé leur soutien à la position du groupe socialiste, ajoutant que le groupe istiqlalien s’est aligné aussi sur la position de l’opposition concernant le report de ladite séance.

+ANNAHAR AL MAGHRIBIA+:.
-Hamid Chabat, SG de l’Istiqlal, met en garde contre une grave récession sous l’ère du gouvernement Benkirane. Il a indiqué, lors d’un meeting lundi à Agadir, que le Maroc vit sous l’ère Benkirane une grave crise économique à cause du gel du budget d’investissement, soulignant que le mode de gestion de Benkirane a déçu les citoyens après l’augmentation des prix, « l’étouffement » des entreprises et le gel de l’investissement public.

-Driss Lachgar, Premier secrétaire de l’USFP, réunit la famille socialiste. L’USFP, le Parti Travailliste et le Parti Socialiste annonceront, ce mercredi, lors d’une rencontre avec la presse au siège du parti de la Rose à Rabat, la plateforme de leur fusion, et des sources concordantes ont indiqué que cette plateforme sera ouverte à d’autres acteurs et instances politiques d’obédience socialiste dans la perspective de l’unification de la famille de la Gauche.

-Nabil Benabdellah, SG du PPS, s’apprête à réagir aux propos de Chabat, SG de l’Istiqlal. Benabdellah a convoqué mardi une réunion d’urgence du bureau politique du parti sur fond de la campagne de dénigrement menée par Chabat contre lui et les ministres de son parti. Selon l’un des dirigeants du PPS, le bureau politique a émis une nouvelle mise en garde contre l’implication du pays dans des problèmes dont il a nullement besoin, appelant à trouver une solution aux problèmes en suspens.

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