Revue de presse marocaine du 18/06/2013

0 commentaires, 18/06/2013, Par , Dans Revue de Presse

Voici les principaux titres à la Une de la presse quotidienne de ce mardi:.

+LE SOIR ECHOS+:.
-Crise politique: Y aura-t-il arbitrage royal? L’annonce du retrait de l’Istiqlal du gouvernement en mai dernier n’a toujours pas abouti. L’annonce a fait couler beaucoup d’encre, anticipant toutes sortes de scénarios pour une sortie de crise. Mais rien n’a changé depuis. « Nous attendons que SM le Roi reçoive le SG du parti, Hamid Chabat, afin que celui-ci lui présente le mémorandum du parti, comme cela a été convenu au cours de la conversation téléphonique entre le Roi et Chabat il y a plusieurs semaines », indique Adil Benhamza, porte-parole du parti. Donc, au sein du PI, on attend toujours un arbitrage royal après le retour du Souverain d’un long voyage à l’étranger. Du côté du PJD, on estime qu’il s’agit d’une « affaire interne qui concerne le parti de l’Istiqlal » pour l’instant. « A notre échelle, nous n’avons à ce jour aucune donnée qui prouve que l’Istiqlal veut se retirer du gouvernement », estime un membre du Secrétariat général du PJD. Le recours au Roi est considéré par les PJDistes comme une « erreur ». « L’institution monarchique ne devrait pas être impliquée dans des querelles partisanes », ajoute le même responsable.

-Le Maroc veut éliminer les sacs en plastique. Bouter les sacs en plastique hors du Royaume, c’est la volonté affichée par le département de l’Environnement. Il a établi un programme qu’il compte décliner en deux phases. La 1ère phase a débuté depuis le 1er juin dernier à travers une campagne de communication axée sur la diffusion de messages radiophoniques, des spots télévisés et des affichages. L’objectif est de sensibiliser le grand public aux impacts négatifs d’une utilisation abusive des sacs en plastique sur le cadre de vie et sur l’environnement en général et de les inciter à adopter des modes de consommation responsables et un comportement éco-citoyen. La 2ème phase de cette opération sera marquée par l’organisation d’une campagne de distribution gratuite de 3 millions de sacs en toile confectionnés par 140 coopératives féminines de couture. Marrakech a été choisie comme ville pilote pour cette opération qui sera étendue dans 24 autres villes dès le mois de juillet.

+LE MATIN DU SAHARA ET DU MAGHREB+:.
-Loi sur les partis: L’Intérieur rappelle la date butoir pour se conformer à la loi. La loi organique sur les partis adoptée au lendemain de la nouvelle Constitution avait donné aux formations politiques un délai de grâce de 24 mois pour se conformer à ses nouvelles dispositions. Puisque cette loi organique est entrée en vigueur le 22 octobre 2011, les formations politiques ont jusqu’au 23 octobre 2013 pour s’y conformer. Le ministère de l’Intérieur a adressé, à cette fin, une note aux différents partis politiques leur demandant d’introduire dans leurs statuts et règlements intérieurs quelque 33 dispositions exigées par la loi organique. Ainsi, ils se trouvent bousculés vu que le temps presse et que cela nécessite toute une organisation pour le faire. Car, pour certains, ils veulent saisir cette occasion pour tenir leur congrès ordinaire, pour faire d’une pierre deux coups. D’autres prévoient des congrès extraordinaires afin de revisiter leurs statuts et les adapter aux nouvelles dispositions. Alors que des formations estiment que cela ne nécessite pas la tenue ni d’un congrès ordinaire ni extraordinaire pour pouvoir le faire.

-Crise de la majorité: Chabat poursuit son offensive. Les héritiers de Allal El Fassi sont encore dans l’expectative. Depuis plus de cinq semaines après la décision de leur conseil national de se retirer du gouvernement, bon nombre d’entre eux vivent un véritable dilemme. Vont-ils rester dans la majorité malgré les échanges copieux entre les leaders de leur parti et ceux du PJD ou seront-ils bientôt amenés à basculer dans les rangs de l’opposition? En tout cas, l’attitude de leur chef de file ne laisse rien présager de l’avenir proche. Hamid Chabat semble avoir un pied dans la majorité et l’autre dans l’opposition. Depuis un mois, il a pris son bâton de pèlerin pour aller expliquer, dans plusieurs régions du Royaume, la position du parlement de son parti. Dans ce cadre, une tournée sera entamée, dès aujourd’hui, en présence des membres du comité exécutif, dans les provinces du Sud. Comme à l’accoutumée, on s’attend à ce que Chabat épingle vertement ses alliés de la majorité. A chaque meeting, il n’a pas, en effet, hésité à user de la grande artillerie contre notamment le Chef du gouvernement. Pour certains observateurs, le comportement du SG du Parti de l’Istiqlal donne le la au point du non-retour.

+LIBERATION+:.
-Le road-show de Chabat se poursuit au Sahara et la crise PJD-Ghellab s’amplifie. « Chabat s’accroche à un arbitrage royal. Encore faut-il créer un environnement favorable pour ce faire. Ce qui est loin d’être le cas ». Ce ténor de l’Istiqlal a du mal à cacher son exaspération, avouant dans la foulée « ne plus rien comprendre à ce qui se passe » au sommet de sa famille politique. Ce week-end, le leader istiqlalien a, une fois de plus, lancé des accusations dénigrant Benkirane et son gouvernement. Et le road-show de Chabat et d’une partie de l’instance exécutive de son parti se poursuit aujourd’hui. Le SG et ses troupes s’envolent pour les provinces du sud pour une tournée qui va durer cinq jours. Par ailleurs, le climat s’envenime: sous le ciel de la majorité, rien ne va plus. L’incident qui a opposé Karim Ghellab à Abdelilah Benkirane prend des proportions de plus en plus grandes. Dans cette atmosphère délétère, une rencontre de la majorité n’est pas prête de se tenir.

-Kramer contre Kramer version islamiste: Critiques de Raissouni et déclarations de Yatim jettent de l’huile sur le feu. Les récentes déclarations de l’idéologue islamiste, Ahmed Raissouni, critiquant les parlementaires et les ministres du PJD, ont semé le trouble au sein du parti de la Lampe, et partant de son aile idéologique le Mouvement Unicité et Réforme (MUR). L’ancien patron du MUR a vivement critiqué ses amis parlementaires et ministres du PJD qui ont laissé leur référentiel « islamique » de côté dans la gestion des affaires publiques. La réponse du PJD n’a pas tardé. Et c’est Mohamed Yatim, membre du secrétariat général du PJD et également membre dirigeant du MUR, qui s’est chargé de riposter à l’idéologue des islamistes « modérés ». Il a distingué entre la prédication qui est « un domaine du permis et de l’interdit », d’une part, et le champ politique qui, par essence, relève de la législation et de la gestion. Et d’ajouter qu »il ne faut pas donner l’impression que nous voulons bâtir un Etat religieux mais un Etat des institutions ».

+AUJOURD’HUI LE MAROC+:.
-Les médecins privés traînent El Ouardi en Justice. Les médecins privés ont fini par mettre leurs menaces en exécution. Le syndicat national des médecins du secteur libéral vient d’attaquer en justice, El Houssein El Ouardi, ministre de la santé. Recourant au tribunal administratif de Rabat, les médecins libéraux contestent l’accord du ministère permettant aux médecins du secteur public de travailler dans le privé. Le ministre de la santé avait interdit aux médecins du secteur public d’exercer dans le privé, avant de revenir sur sa décision. Des médecins du secteur privé appellent à l’annulation de cette décision et au strict respect des lois organisant la profession. Pour Mohamed Naciri Bennani, président du syndicat national des médecins du secteur libéral, « il s’agit d’une grave violation aux dispositions légales stipulées dans le code de la médecine et la loi de la fonction publique de 1958 qui interdit aux fonctionnaires d’exercer dans le privé ». « Aussi, une telle décision porte-t-elle atteinte à la déontologie de la médecine », s’insurge-t-il.

-Politique de la ville: Le plan Benabdellah. Le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, Nabil Benabdellah passe à la vitesse supérieure. Il vient en effet de dévoiler une batterie de mesures. Il s’agit notamment du projet de décret instituant le comité interministériel permanent de la politique de la ville. Le département dirigé par Benabdellah projette également de créer quatre nouvelles agences urbaines ainsi que des écoles nationales d’architecture dans les villes de Fès, Marrakech, Casablanca, Agadir Oujda et Tétouan. Au total, trois projets de décret ont été présentés par le ministère de tutelle au gouvernement.

+AL BAYANE+:.
-Combat pour l’abolition de la peine de mort: Les parlementaires marocains plaident pour la constitution d’un réseau maghrébin. A quand l’abolition de la peine de mort? La question se pose avec acuité, surtout que le Royaume, qui a fait de grands pas en matière de libertés individuelles, dispose actuellement de tous les ingrédients pour adopter une loi concrétisant les appels incessants de la société civile pour mettre le Maroc sur le chemin de la modernité. D’ailleurs, comme le souligne la députée Nouzha Skalli, qui a récemment pris part aux travaux du 5ème congrès mondial contre la peine de mort, tenu à Madrid du 13 au 15 juin, « il faut juste adapter le Code pénal à l’esprit et aux dispositions de la Constitution (articles 20 et 22) qui mettent l’accent sur la nécessité de la protection du droit de la vie ou interdisant toute atteinte à l’intégrité morale ou physique ». Lors de ce congrès, la délégation marocaine a appelé à la constitution d’un réseau des parlementaires maghrébins pour faire du lobbying auprès des gouvernements de la région afin de les exhorter à adopter des lois abrogeant la peine de mort.

+L’ECONOMISTE+:.
-Conseil de Bank Al-Maghrib: Une baisse du taux directeur serait la bienvenue. Baissera ou baissera pas? Tout porte à croire que le Conseil de Bank Al-Maghrib, qui tient ce mardi sa seconde réunion trimestrielle de l’année, maintiendra le statuquo au niveau de son taux directeur. Ceci dit, « les conditions pour une baisse du taux sont réunies », soutient un opérateur. A commencer par la croissance. Les prévisions de croissance du PIB sont toujours maintenues entre 4,5 et 5 pc pour 2013. Mais selon certains opérateurs, « celle-ci reste toutefois aléatoire puisqu’elle ne tient qu’à la bonne tenue des aléas climatiques ».

-Miriem Bensaleh: « On est trop naïfs sur les ALE ». La visite du PM turc, Recep Tayyib Erdogan, s’est invitée lors de la 1ère assemblée générale de Miriem Bensaleh Chaqroun à la tête de la CGEM. « Il faut que le Maroc soit suffisamment cynique pour faire du copier-coller avec tous les pays auxquels nous sommes liés par des accords de libre-échange. C’est ce qui se fait en Turquie, en Espagne, aux Etats-Unis…Maintenant, c’est au gouvernement d’assumer ses responsabilités », clame-t-elle, revenant sur les motifs du boycott du dernier forum d’affaires maroco-turc. Pour le Patronat, le Maroc devrait appliquer la réciprocité en instaurant les mêmes barrières non tarifaires que ses partenaires.

-Finances publiques: Les tergiversations du gouvernement. Attendu au cours des prochains jours, le rapport du Fonds monétaire international (FMI) pourrait être assez « sévère ». Le gouvernement, qui n’a mis en place aucune des réformes sur lesquelles il s’était engagé, s’y attend. Il s’attend aussi à l’éventualité de perdre la Ligne de précaution et de liquidité (LPL) de 6,2 milliards de dollars accordée en août dernier par l’institution internationale. Ce qui aurait pour conséquence la perte de confiance notamment des marchés internationaux. Car contrairement à ses promesses, le Maroc n’a pas tenu ses engagements en termes de réformes et les déficits pourraient se creuser davantage. Le gouvernement dont l’action semble se limiter à la gestion des « dossiers courants » montre beaucoup d’hésitations à déclencher les réformes structurelles.

+AL AHDATH AL MAGHRIBIA+:.
-Répercussions de la crise entre Abdelilah Benkirane et Karim Ghellab: Le PJD a opté pour l’apaisement alors que l’Istiqlal a choisi l’escalade. Des sources au sein du groupe parlementaire du PJD ont indiqué que les membres du groupe ont convenu, lors de leur réunion, de ne pas réagir à l’intervention virulente du président de la Chambre des représentants contre le Chef du gouvernement, ajoutant que le président du groupe, Abdellah Bouanou a appelé les députés PJDistes « à ne pas se laisser entraîner dans ce jeu », car les Istiqlaliens cherchent à créer une crise entre les institutions constitutionnelles. De son côté, le groupe parlementaire de l’Istiqlal, a estimé, lors d’une réunion similaire, que Ghellab fait face à une grande offensive de la part des députés PJDistes, soulignant la nécessité de ne pas rester les bras croisés face à l’attitude « hégémonique » du chef du gouvernement.

-Un dirigeant au sein du PJD déclare que l’Istiqlal planifie de provoquer une crise entre le gouvernement et le Parlement pour réunir les conditions du recours à l’arbitrage royal. Dans une déclaration au journal, le responsable du parti de la Lampe a indiqué que Karim Ghellab, quand il a fustigé le chef du gouvernement lors du colloque national sur le droit d’accès à l’information, n’a pas agi de son propre gré, mais il s’est soumis à la direction de son parti qui vit un état psychologique très difficile, en l’absence de tout signal qui se profile à l’horizon concernant un éventuel arbitrage royal ou une date de l’audience royale qui pourrait être accordée par le Souverain au SG de l’Istiqlal, Hamid Chabat.

+AL MASSAE+:.
-Les Istiqlaliens oeuvrent à amplifier la crise entre la Chambre des représentants et le gouvernement. Contrairement à l’attitude d’apaisement prônée par le secrétariat général du PJD, le comité exécutif du parti de l’Istiqlal, a opté, à l’issue d’une réunion extraordinaire, tenue dimanche à Casablanca, pour l’escalade, en fustigeant le gouvernement accusé de vouloir imposer son hégémonie et sa tutelle au Parlement. Dans un communiqué rendu public à l’issue de cette réunion, le comité, qui a réitéré sa solidarité avec Karim Ghellab, a souligné que « ce à quoi est exposé ce dernier aujourd’hui est le reflet naturel d’un instinct qui n’a ni foi en le dialogue ni en la différence », ajoutant que « cet état de choses confirme de plus en plus l’absence de recul démocratique chez ceux qui adoptent cette tendance politique, de même que l’absence de distinction entre ce qui est de l’ordre du partisan de ce qui intéresse particulièrement l’Etat ».

-Le président du groupe PJD à la Chambre des représentants, Abdellah Bouanou demande aux députés de son parti de respecter les directives du SG du parti et Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane et de ne pas s’entraîner vers « le piège » tendu par Hamid Chabat en vue de provoquer une crise entre les institutions législative et exécutive, trouver une formule pour recourir à l’arbitrage royal et de mettre ainsi en application les dispositions de l’article 42 de la Constitution qui stipule que le Roi est « le Garant de la pérennité et de la continuité de l’Etat et l’Arbitre suprême entre ses institutions, qui veille au respect de la Constitution et au bon fonctionnement des institutions constitutionnelles ».

-L’idéologue Ahmed Raissouni et ancien président du Mouvement Unicité et Réforme (MUR) déclare que la menace du parti de l’Istiqlal de se retirer du gouvernement est « une carte perdante ». Dans un entretien au journal, Raissouni a par ailleurs indiqué que la faiblesse de l’action du gouvernement et la lenteur du rythme de ses réalisations ne peuvent pas justifier à eux seuls tous ces actes de perturbation menés contre l’Exécutif, relevant toutefois que le bilan du gouvernement reste en deçà des aspirations et des promesses données aux citoyens.

+ATTAJDID+:.
-Une décision des autorités saoudiennes prive 6.400 fidèles marocains d’effectuer le rite du pèlerinage cette année. Les autorités saoudiennes ont décidé de réduire de 20 pc le nombre de pèlerins étrangers autorisés à se rendre à la Mecque pour accomplir le pèlerinage annuel en raison des travaux d’extension de la grande mosquée de la Mecque. Ainsi, le nombre de pèlerins marocains autorisés à se rendre en Arabie Saoudite a été réduit pour s’établir à 25.600 fidèles, ce qui signifie que 6.400 pèlerins marocains seront privés d’accomplir le pèlerinage et ce, trois mois après le lancement de l’opération d’inscription des pèlerins et la prise par le ministère des Habous et des affaires islamiques de toutes les mesures et préparatifs pour la bonne réussite de cette opération. Dans ce cadre, un responsable du ministère a indiqué que ce dernier n’a pas encore tranché la formule ou le scénario à suivre pour faire face à cette crise.

+AL MOUNAATAF+:.
-Au moment où des acteurs des droits de l’Homme et des parlementaires appellent à l’abolition de la peine de mort, conformément l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme qui stipule que « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne »: Le parti au pouvoir oeuvre à réglementer cette peine capitale sans procéder à son abrogation. Dans ce cadre, le groupe parlementaire du PJD à la Chambre des représentants tente de proposer un projet de loi prévoyant l’application de la peine de mort contre les personnes ayant commis des crimes.

+AKHBAR AL YAOUM AL MAGHRIBIA+:.
-Pour mettre le doigt sur les dysfonctionnements de la Caisse de compensation: Le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane demande au ministre de l’Economie et des Finances l’envoi d’une mission des inspecteurs généraux des finances pour procéder à un audit des finances de la Caisse. Dans le même cadre, le président du groupe parlementaire du PJD à la 1ère Chambre, Abdellah Bouanou a adressé une correspondance au président de la Cour des comptes, Driss Jettou, dans laquelle il réclame l’audit des finances de la Caisse par les juges de la Cour.

-Poursuite en justice des fils de Hamid Chabat: Le feuilleton se poursuit. Quelques jours après l’acquittement de son fils aîné Naoufal, après avoir été condamné en mai 2012 à trois ans de prison dans une affaire de trafic de drogues dures, c’est au tour du fils cadet du SG de l’Istiqlal, Nidal, de comparaître mardi prochain devant la justice, puisqu’il est accusé de détenir une voiture importée de l’étranger dont les documents administratifs sont falsifiés.

-Un dirigeant PJDiste déclare que « Chabat se trouve maintenant dans l’impasse », ajoutant qu’au lieu de revoir ses calculs, il a plutôt opté pour la politique de la fuite en avant, en tentant de transformer une simple divergence des points de vue entre le président de la Chambre des Représentants et le Chef du gouvernement en un grand problème pour impliquer l’institution monarchique dans cette affaire sous prétexte de l’existence de différends entre les institutions législative et exécutive. Réagissant à ces propos, des responsables istiqlaliens ont nié en bloc ces allégations et affirmé leur attachement à l’arbitrage royal, soulignant qu’il s’agit seulement d’une question d’agenda royal.

-Droits de l’Homme: Le Maroc face à une nouvelle épreuve à l’occasion de la visite dans le Royaume (17 au 21 juin) de la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la traite des êtres humains, Joy Ngozi Ezeilo, destinée à l’évaluation des efforts et des bonnes pratiques dans le domaine de lutte contre ce phénomène. Cette visite de la responsable onusienne, qui rencontrera notamment des représentants d’instances gouvernementales, du système judiciaire, d’agences de l’ONU et de la société civile uvrant dans la lutte contre la traite des personnes, devra soumettre son rapport sur la visite à la session du Conseil des Nations unies aux droits de l’Homme en 2014.

-Le parti de l’Istiqlal critique de nouveau le plan Benkirane pour la réforme de la Caisse de compensation. Lors d’un meeting partisan, dimanche à Casablanca, le SG du parti, Hamid Chabat a vivement critiqué le projet du gouvernement Benkirane pour la réforme de la Caisse de compensation, exprimant les craintes de son parti de voir ces réformes donner lieu à une augmentation des prix des produits et porter ainsi atteinte au pouvoir d’achat des citoyens. -Le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane qualifie de « fabriquée » l’actuelle crise. Lors d’une réunion du secrétariat général de son parti, samedi dernier à Rabat, Benkirane a souligné que ceux qui sont à l’origine de ces problèmes doivent assumer leurs responsabilités. De son côté, le comité exécutif du parti de l’Istiqlal a tenu, dimanche à Casablanca, une réunion extraordinaire réservée aux attaques dont fait objet le président de la Chambre des représentants, Karim Ghellab. Dans un communiqué rendu public à l’issue de cette réunion, le comité exécutif a réitéré sa solidarité absolue avec Ghellab, ajoutant qu’il a décidé de suivre de près ce sujet et ses évolutions.

+ASSABAH+:.
-Le parti de l’Istiqlal accuse d’adopter le système Parti/Etat. Dans un communiqué rendu public au terme de sa réunion extraordinaire tenue, dimanche à Casablanca, le comité exécutif de l’Istiqlal a tiré à boulets rouges sur le PJD qui, selon lui, manque de recul démocratique et ne fait pas la distinction entre ce qui est de l’ordre du partisan et ce qui intéresse particulièrement l’Etat ». Le comité, qui a également réitéré sa totale solidarité avec Karim Ghellab et exprimé son refus catégorique de toute réédition du système parti/Etat, a souligné que face à l’hégémonie et la tutelle que l’actuel gouvernement essaye d’imposer au Parlement, il était nécessaire donc d’attirer l’attention sur cette anomalie qui concerne un principe constitutionnel et des prérogatives exclusivement parlementaires.

-Premier jugement privatif de liberté sous l’ère du gouvernement Benkirane. Le tribunal de première instance de Casablanca a condamné, lundi, le directeur de l’hebdomadaire arabophone « Al An », Youssef Jajili à deux mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 50.000 DH pour diffamation à l’encontre du ministre de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies, Abdelkader Amara, qui avait décidé de poursuivre en justice l’hebdomadaire au sujet d' »allégations » publiées par le 12ème numéro de ce magazine faisant état d’un « dîner fastueux facturé à un million de centimes » que M. Amara aurait offert dans une suite présidentielle d’un hôtel au Burkina-Faso.

-L’opposition assiste demain mercredi à la séance mensuelle de questionnement du Chef du gouvernement à la Chambre des conseillers. Mohamed Daidaa, coordinateur des groupes de l’opposition à la 2ème Chambre a affirmé qu’il n’existe aucun motif qui pourrait justifier le boycott de cette séance mensuelle, ajoutant que le Département du Chef du gouvernement et les groupes parlementaires à la Chambre des conseillers se sont mis d’accord sur la répartition du temps de parole: un tiers pour le Chef de l’Exécutif, un tiers pour les groupes de la majorité et un tiers pour ceux de l’opposition.

+ANNAHAR AL MAGHRIBIA+:.
-La direction du parti de l’Istiqlal attaque Benkirane et exprime sa solidarité avec Karim Ghellab. Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion de son comité exécutif, le parti de l’Istiqlal a exprimé ses regrets à l’égard du comportement « indécent » à travers lequel « le Chef de l’Exécutif s’est écarté de manière inacceptable du doigté et des règles de bienséance supposés être de mise chez tout un chacun chargé de la gestion de la chose publique, et partant censé donner l’image convenable de notre pays traversant l’étape de mise en oeuvre de sa nouvelle Constitution et consolidant ainsi le rôle du peuple en tant que source de légitimité ». Il a par ailleurs accusé Benkirane de tentative de dévoiement du débat et de fuite en avant en faisant porter à cette affaire l’habit partisan et politique.

-Des manoeuvres du gouvernement pour la préservation de la Ligne de crédit et de liquidité du FMI. Des acteurs économiques ont estimé que l’annonce par l’actuel Exécutif de la réduction des subventions accordées aux marchandises à hauteur de 5 milliards de dollars en relation avec les prix sur les marchés internationaux au cours du reste de l’exercice en cours pour la préservation des équilibres macro-économiques est une mesure qui vise à tromper le Fonds pour que le Royaume ne soit pas privé de la Ligne de crédit accordé par l’institution monétaire internationale et conditionné par la préservation de ces mêmes équilibres.

+AL ALAM+:.
-Appel de détresse du secteur du textile. L’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH) a tiré la sonnette d’alarme concernant la situation délicate que traverse ce secteur, exprimant, dans un communiqué, ses craintes de perdre 100.000 emplois d’ici 2025, et de voir ses exportations baisser 50 pc.

-Le ministre de la Justice, Mustapha Ramid promet à son homologue espagnol Alberto Ruiz-Gallardon, de trouver une solution au dossier d’adoption d’enfants marocains par des familles espagnoles, après que ces dernières aient sollicité l’intervention du Palais. Après l’intervention de Omar Azzimane, Conseiller du Roi et ancien ambassadeur du Maroc à Madrid qui a promis de trouver une solution à ce dossier épineux auprès du ministère de Ramid, il paraît que cette intervention des hautes sphères de l’Etat ont permis de se rapprocher d’une solution définitive à ce problème.

+RISSALAT AL OUMMA+:.
-Vives tensions parmi les enseignants du primaire, titulaires du doctorat. Des sources bien informées ont indiqué que ces professeurs comptent observer plusieurs mouvements de protestation inédits à l’occasion de la prochaine rentrée scolaire après le désengagement du ministère de tutelle de respecter les engagements pris à l’issue de réunions de dialogue marathoniennes avec cette catégorie d’enseignants, et à leur tête le changement de cadre pour tous les titulaires de doctorat pour devenir des professeurs assistants de l’enseignement supérieur.

+BAYANE AL YAOUM+:.
-L’Arabie Saoudite décide de réduire de 20 pc le nombre des pèlerins étrangers autorisés à se rendre, au début d’octobre, à la Mecque pour accomplir le pèlerinage annuel, et de 50 pc celui des fidèles de l’intérieur du Royaume en raison des travaux d’extension de la grande mosquée de la Mecque. Suite à cette décision, des voix se sont élevées et commencent à s’interroger sur l’impact de cette décision sur le nombre des pèlerins marocains devant se rendre aux Lieux Saints, surtout que le ministère des Habous et des affaires islamiques n’a reçu aucun communiqué officiel à ce sujet de la part des autorités saoudiennes.

+AL KHABAR+:.
-Le SG du MP et ministre de l’Intérieur, Mohand Laenser nie catégoriquement, dans une déclaration au journal, avoir proposé ses bons offices pour une quelconque médiation en vue de colmater les brèches entre les composantes de la coalition gouvernementale.

-Les services des douanes déclarent la guerre à la corruption à l’occasion de l’opération « Marhaba 2013 ». L’Administration des douanes a appelé les MRE dans un guide qui leur est destiné à ne verser aucune somme d’argent, quel que soit le prétexte, à une partie qui l’aurait demandé et à en informer sur place les autorités compétentes.

-Mohamed Cheikh Biadillah réussit à résoudre le différend entre les groupes de la majorité et de l’opposition avant la tenue de la séance mensuelle d’interpellation du Chef du gouvernement à la Chambre des Conseillers. Des sources bien informées ont indiqué que les groupes de l’opposition ne vont pas boycotter la séance mensuelle prévue mercredi, ajoutant que l’ensemble des groupes ont fait preuve de flexibilité concernant la question de répartition du temps de parole.

-Les médecins du secteur privé intentent une action en justice contre le ministre de tutelle, El Houssein El Ouardi suite à sa décision d’autoriser aux médecins du secteur public d’exercer dans le privé. Dans une lettre adressée au président du tribunal administratif, le syndicat national des médecins du secteur libéral a estimé que la décision du ministre constitue « une violation flagrante et grave » des dispositions légales stipulées dans le code de la médecine et la loi de la fonction publique.

-Le ministre de l’Intérieur, Mohand Laenser fait allusion à la possibilité de l’organisation des prochaines élections communales en 2015. Lors d’une rencontre organisée, dimanche à Fqih Bensaleh, l’assistance a conclu de l’intervention de Laenser que les élections communales ne seraient pas organisées en 2014 mais plutôt en 2015, surtout que ces échéances exigent l’adoption d’une nouvelle carte de découpage administratif et territorial à la lumière du mode de régionalisation avancée que le Maroc compte mettre en oeuvre.

+AL ITTIHAD AL ICHTIRAKI+:.
-Crise gouvernementale: La bataille s’intensifie entre le PJD et le parti de l’Istiqlal après le retour du Roi de son voyage à l’étranger. La guerre entre les deux formations s’est intensifiée au cours des derniers jours surtout après le retour du Souverain de son voyage à l’étranger. Ainsi, le député pjdiste, Abdelaziz Aftati a accusé le président de la Chambre des représentants, Karim Ghellab, de mener une mission qui lui a été confiée par une autre personne, et ce suite à l’altercation survenue la semaine dernière entre le Chef de l’Exécutif et le président de la 1ère Chambre, alors que des sources istiqlaliennes ont estimé que les derniers agissements du chef du gouvernement ont dépassé toutes les lignes rouges ayant trait au différend entre les composantes de la majorité pour porter atteinte à une institution constitutionnelle, à savoir le Parlement, ce qui est totalement inacceptable.

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