Revue de presse marocaine du 12/02/2013

0 commentaires, 12/02/2013, Par , Dans Revue de Presse

Voici les principaux titres à la Une de la presse quotidienne de ce mardi:.

+LE MATIN DU SAHARA ET DU MAGHREB+:.
-Premières assises nationales de la gouvernance: Renforcer la convergence des politiques publiques. Présidées par le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, les premières Assises nationales de la gouvernance démarrent aujourd’hui à Skhirat et se poursuivront jusqu’à demain. L’objectif est de discuter des moyens et mécanismes susceptibles de permettre une convergence des stratégies sectorielles. Et partant plus d’efficacité et de performances des politiques publiques. Il faut dire que la question de la « gouvernance » tient particulièrement à cÂœur au chef du gouvernement. D’ailleurs, son parti en avait fait son cheval de bataille électoral. Autant dire que ces assises nationales de la gouvernance marqueront le coup d’envoi d’un chantier de taille, dont la réussite permettra au Maroc de conférer plus d’efficacité et de transparence aux actions entreprises dans tous les secteurs.

-Affaire Gdeim-Izik. Familles des victimes : « notre souffrance restera vivace tant que le verdict n’est pas prononcé ». Pour les familles, l’ouverture du procès des 24 accusés dans l’affaire du démantèlement du camp Gdeim Izik est déjà une victoire. Cela fait plus de deux ans qu’elles attendent de voir les coupables comparaître devant les juges. Mais, pour Ahmed Atertour, le président du collectif des familles des victimes de Gdeim Izik, « la souffrance des familles restera vivace tant que le verdict n’est pas prononcé ». M. Atertour, qui demeure optimiste quant au climat dans lequel se déroule le procès, dit avoir du mal à comprendre la partialité des représentants de certains médias occidentaux, notamment espagnols. Mais malgré, le tapage médiatique de certains journalistes acquis à la cause des ennemis du Maroc, le procès se déroule dans des conditions transparentes et exemplaires, et ce, de l’avis de plusieurs ONG et observateurs internationaux.

+AUJOURD’HUI LE MAROC+:.
-Maigre bilan de la session d’automne à la première Chambre: Mais que font nos députés? Le Parlement aurait-il attrapé le syndrome de la bureaucratie? Pas de nouvelles lois organiques, pas de nouveau règlement intérieur et des dizaines de loi bloquées en commissions, le bilan de la session d’automne est jugé trop faible avec une seule proposition de loi et 12 autres projets de loi adoptés à quelques heures de la cloture de la session actuelle. L’opposition critique la lenteur observée dans le travail législatif et pointe du doigt le manque d’homogénéité au sein de la majorité gouvernementale. Quant aux parlementaires, ils veulent se rattraper en programmant le vote de 18 projets et propositions de loi avant la séance de cloture aujourd’hui.

-Le ministère de la Santé rassure: Pas de nouveau foyer de grippe A au Maroc. La grippe H1N1 a déjà été identifiée chez 12 personnes et fait un mort au Maroc. La direction de l’épidémiologie rassure les citoyens et affirme qu’il n’y a pas de pandémie de grippe A au Maroc. Aucun nouveau foyer n’a été enregistré à part celui de Dakhla. Cela dit, les personnes âgées et atteintes de maladies chroniques doivent se faire vacciner par mesure de précaution. Depuis la notification de car de grippe H1N1, le ministère de la Santé a activé son dispositif d’alerte et avisé ses établissements sanitaires pour la mise en place des moyens de prise en charge des cas suspects.

+LIBERATION+:.
-La majorité gouvernementale cherche à apaiser ses tensions. Enfin, les partis de la majorité gouvernementale sont tombés d’accord sur la tenue d’une réunion de l’instance de la majorité ce week-end pour tenter d’apaiser les tensions et de souder les rangs après plusieurs mois de querelles et de dissensions au sein de la coalition gouvernementale composée de quatre partis politiques (PJD, PI, MP et PPS). C’est une source bien informée de la coalition gouvernementale qui a affirmé que les partis composant la majorité vont se réunir cette fin de semaine. Apparemment, le PPS a réussi son pari de réunir les partis de la coalition autour d’une table de discussion. Mais la question est de savoir si cette réunion pourra désamorcer la tension au sein de la coalition gouvernementale et la mettre de nouveau sur les rails.

-Les établissements scolaires en grève aujourd’hui: A dialogue en panne, école en panne. Des séances d’écoute, mais point de dialogue. Le personnel de l’Education nationale n’en peut plus. A dialogue en panne, école en panne. Annoncé depuis un mois de cela par la CDT et la FDT, la grève nationale de 24 heures aura lieu aujourd’hui dans tous les établissements scolaires du Royaume. Les enseignants sont en outre invités à prendre part, le même jour, à un sit-in à Rabat, à partir de 11H. Un mois durant, il n’y a pas eu la moindre réaction du ministère de l’Education nationale qui n’a donné aucun signe de volonté de prendre langue avec les syndicats les plus représentatifs du secteur.

+L’ECONOMISTE+:
-Coût de la vie: Benkirane rassure. Pas de hausse du coût de la vie. Lors de son intervention hier devant les députés, le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a appelé à vérifier la source des rumeurs véhiculées sur les augmentations des prix. Selon lui, une série de mesures prises de manière volontariste ont permis de préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Par la même occasion, il a appelé les politiciens à faire preuve de retenue, en précisant que « personne ne doit tirer une bénéfice politique de la réforme ».

-Habitat: L’Etat-régulateur rate son role! L’Etat a une double casquette. Régulateur et opérateur, est-il parvenu à concilier entre ses deux statuts? C’est avec le logement social qu’on découvre le pot aux roses. L’idée de départ est pleine de bonnes intentions: encourager l’accès à la propriété tout en créant un marché. Pour ce faire, il s’engage dès les années 2000 avec certains gros promoteurs dans un partenariat public-privé. Que s’est-il passé? Grâce aux aides fiscales et financières accordées aux promoteurs, l’Etat a engendré « un système de rente ». Obnubilé, « le secteur s’est organisé de manière à capter le maximum d’aides », selon une étude du Conseil de la concurrence. De sorte que ce dopage fiscal « n’ pas incité à l’innovation » dans la mesure où « la créativité et l’allocation optimale des ressources » par les opérateurs ont fait défaut. Même lorsque l’Etat a voulu revoir les règles du jeu en retirant la carotte fiscale, ses « partenaires » privés se sont montrés très mauvais joueur.

+LE SOIR ECHOS+:.
-Maroc-UPM: Une vision nouvelle. Les relations entre l’UPM et les pays membres, dont notamment le Maroc, ont fait l’objet il y a quelques jours d’un examen approfondi. Fathallah Sijilmassi, SG de l’Union pour la Méditerranée, s’est rendu au Maroc pour une visite de travail, c’est l’une des premières missions de celui qui incarne désormais la relance du projet euro-méditerranéen. A l’heure où les 27 Etats de l’UE reconfigurent leurs rapports avec les pays arabes de la rive sud, la réunion de Rabat prend valeur de symbole. Elle a permis aux deux parties de confirmer leur engagement pour renforcer l’UPM et aller de l’avant pour mettre en Âœuvre les projets et les initiatives lancés il y a quelques mois, concrétisant ainsi leur volonté de transcender les péripéties politiques, économiques, sociales et autres des dernières deux années.

-Le Maroc et l’Espagne, médiateurs de la Méditerranée: Les travaux de la 1ère édition du séminaire sur l’initiative maroco-espagnole pour la médiation en Méditerranée se sont ouverts à Madrid. Le séminaire se poursuit aujourd’hui au célèbre palais Viana en présence des représentants de plusieurs pays de la région. Si le projet hispano-marocain suit l’exemple de la Turquie, il se concentre cependant sur la région méditerranéenne, quoique les deux initiatives s’appuient sur une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies qui a encouragé les pays membres à promouvoir la médiation dans les relations bilatérales et multilatérales et de faire progresser la professionnalisation des ressources humaines dédiées à cet usage. Le 2ème séminaire sur la médiation en Méditerranée devra se tenir courant 2013 à Rabat, pour définir les actions concrètes visant à mettre en exergue l’importance de l’outil de la médiation dans le règlement pacifique des différends dans l’espace méditerranéen.

+AL BAYANE+:.
-Cloture de la session d’automne de la 1ère Chambre: Approche participative pour l’élaboration des lois. La Chambre des représentants se réunit aujourd’hui en session plénière. Celle-ci sera consacrée à la cloture de la session d’octobre de l’année législative 2012-2013. Certains membres de l’opposition considèrent que le bilan de cette étape reste en dessous des attentes. Censée être une véritable force de proposition pour l’élaboration des propositions de lois, l’institution parlementaire, apparemment, a inscrit son action dans une logique négative. Toutefois, cette vision des choses n’est pas du goût de Rachid Roukbane, président du groupe du progrès démocratique à la première Chambre. Pour lui, « la production législative ne se mesure nullement à l’aune de l’approche quantitative, mais par la qualité des textes et leur apport qualitatif ».

-Maroc-UE/Pêche: Optimisme pour l’issue des négociations. Les opérateurs halieutiques espagnols ont mis trop d’espoirs dans les négociations sur la reconduction de l’accord de pêche qui se tiennent à Rabat entre le Maroc et l’Union Européenne, lundi et mardi. Ils se sont déclarés optimistes compte tenu des « avancées » enregistrées lors des précédentes négociations, comme le rapportent certains médias espagnols.

+AL MASSAE+:.
-Le Directeur général de la Sûreté Nationale, Bouchaib Rmail, décide de relever de ses fonctions le directeur central des Renseignements généraux pour « abus de pouvoir » en attendant son audition par le conseil de discipline relevant de la DGSN, et ce suite à plusieurs rapports sécuritaires et de plaintes de personnes « inconnues » révélant que le responsable en question a commis de graves erreurs professionnelles. M. Rmail a également désigné un nouveau directeur de son cabinet, a indiqué une source bien informée, ajoutant que le DG de la sûreté nationale devrait également nommer de nouveaux directeurs généraux pour les six directions de la DGSN.

-Le parti de l’Istiqlal accuse le gouverneur de Sidi Kacem de fraude électorale au profit du MP, parti auquel appartient le gouverneur et dirigé par l’actuel ministre de l’Intérieur. Le quotidien « Al Alam », organe de presse du parti de la Balance, a, dans un article publié en grande manchette, lundi, à la « Une », accusé le gouverneur de la province d’exercer des pressions sur les notables et de se servir du Caïdat pour soutenir le candidat du parti de l’Epi aux élections législatives partielles.

-Le directeur de la prison « Moul Lbergui » à Safi démis de ses fonctions lundi à cause de plusieurs dysfonctionnements au sein de cet établissement pénitentiaire, dont le trafic de drogue, la propagation du crime, la discrimination et l’agression des prisonniers, selon des sources informées.

-Le député pjdiste Abdelaziz Aftati déclare qu’un groupe de personnes « téléguidé d’en haut » tente de troubler le gouvernement et d’en perturber l’action. Commentant le contenu du communiqué final publié à l’issue du congrès du parti du Tracteur dans la région de Marrakech-Tensift-El Haouz qui a qualifié le gouvernement Benkirane de l’Exécutif « le plus abject dans le monde », Aftati a souligné que ces propos sont « inacceptables » de la part d’un acteur politique et relèvent des simples « insultes ».

-Mohamed Sebbar, SG du Conseil national pour les droits de l’Homme (CNDH) déclare que l’armée a refusé de réintégrer dans leurs fonctions les victimes des violations passées des droits de l’Homme. Lors d’un séminaire organisé, dimanche, par le Forum Marocain pour la Vérité et la Justice, Sebbar a indiqué que 33 dossiers n’ont pas pu être réglés en raison du refus de l’Administration de la défense nationale de réintégrer les personnes renvoyées de leur travail.

-Abdelilah Benkirane faite face à de fortes pressions exercées de la part de ses alliés pour le report des élections communales, a fait savoir une source de la majorité, alors que le ministre de l’Intérieur a souligné que son département est fin prêt pour l’organisation de cette échéance électorale. Le ministre a également indiqué que les consultations avec les partis politiques concernant ces élections seront lancées très prochainement.

-Le SG du PPS, Nabil Benabdellah, accuse des personnalités « influentes » de faire pression sur le candidat du parti à El Youssoufia pour se porter candidat sous les couleurs d’une autre formation politique lors des élections législatives partielles prévues le 28 février à la circonscription d’El-Youssoufia. Benabdellah a souligné que ces pressions sont exercées par « les mêmes parties qui ont tenté de controler les échéances de 2009 et 2011 ».

+ASSABAH+:.
-Un brigadier de la police réussit à passer des barrages de sécurité avec une mallette bourrée de drogue. Les éléments de la police judiciaire ont appréhendé, dimanche au port de Tanger-Med, un brigadier de la police exerçant dans ledit port après que son nom ait été mentionné lors d’une enquête préliminaire menée avec une trafiquante de drogue espagnole arrêtée en possession d’une grande quantité de chira, qui a avoué que le policier en question s’est chargé du transport de la mallette bourrée de Chira jusqu’au quai des voyageurs.

-Les hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur en colère contre les messages écrits de félicitations envoyés par certains gouverneurs à Driss Lachgar après son élection à la tête de l’USFP. Une source bien informée au ministère a indiqué qu’un haut fonctionnaire a réprimandé les auteurs de ces messages, tout en prévoyant de lourdes sanctions à leur égard. Par ailleurs, le ministère de l’Economie et des finances a cessé le versement du salaire mensuel du wali attaché à l’Administration centrale, Brahim Boufous qui a dépassé l’âge de la retraite, alors que le gouverneur de Chefchaouen a demandé à être démis de ses fonctions pour des raisons personnelles.

-Des USFPéistes opposés à la présence de Habib El Malki au sein du nouveau bureau politique. Ahmed Zaïdi, membre de la commission administrative du parti et Abdelhadi Khairat, membre du bureau politique sortant, ont critiqué la violation des résolutions du parti de la Rose en déclarant Habib El Malki, président de la commission administrative, « partie es-qualité » du bureau politique et de dépasser ainsi le nombre des membres de ce bureau.

-Des élus communaux istiqlaliens à l’arrondissement de Hay Hassani à Casablanca attirent l’attention sur les irrégularités juridiques et financières relevées lors de la session ordinaire du mois de janvier consacrée à l’examen et l’adoption du rapport financier, appelant la Cour des comptes à intervenir d’urgence et à procéder à un audit des ressources et des dépenses de l’arrondissement, et Najib Ammor, président de ce dernier dément l’existence de ce genre d’irrégularités.

-L’opposition parlementaire appelle le gouvernement à honorer son programme relatif à la préservation du pouvoir d’achat des citoyens et au lancement de réformes structurelles visant l’amélioration du niveau de vie d’une grande catégorie sociale, et Ahmed Thami, député du PAM à la Chambre des représentants, exprime ses regrets quant au non-respect par le gouvernement de ses promesses contenues dans le programme gouvernemental.

+ANNAHAR AL MAGHRIBIA+:.
-Omar Haddouchi, l’un des chioukhs de la salafia jihadia, libéré récemment révèle son visage « takfiriste ». Lors d’une rencontre à laquelle ont pris part près de 300 familles de détenus salafistes dans le cadre de la réactivation du comité conjoint de défense des détenus islamistes, Haddouchi a qualifié de « mécréants » les employés du complexe de sécurité relevant de la DGST à Témara, tout en critiquant violemment l’intervention militaire française au Mali et l’immixion dans les affaires internes de la Tunisie.

-La régression du pouvoir d’achat menace la paix sociale. Des observateurs et des acteurs politiques ont tiré la sonnette d’alarme contre la recrudescence de la tension sociale en raison des multiples coups « durs » apportés au pouvoir d’achat des citoyens sous l’ère du gouvernement Benkirane. Ils sont indiqué que l’actuel Exécutif manque de mécanismes pour la préservation du pouvoir d’achat des ménages et par conséquent il est incapable de trouver des solutions pour remédier à cette situation.

-Les campagnes électorales menées par les sections du PJD au niveau des régions pour présenter les réalisations du gouvernement et son bilan dans les domaines social, économique et politique connaissent une faible présence des citoyens. Ces meetings se sont même transformés en des manifestations de protestation de la part des populations locales contre la politique du PJD, dont les rencontres ont été parfois boycottées.

+AKHBAR AL YAOUM AL MAGHRIBIA+:.
-Cloture ce mardi de la session d’automne du Parlement: un bilan maigre en termes de lois organiques ou ordinaires et introduction d’un nouveau jargon dans le lexique de la politique marocaine qui comprend désormais des expressions telles que « les diables législatifs », « la rente législative », « l’abolition de l’immunité du sanglier ou l’immunité phacochère ».

-Elections communales: Abdelilah Benkirane affirme qu’aucun échéancier n’a été fixé pour le moment. Lors d’une réunion du secrétariat général du parti de la Lampe, samedi dernier à Rabat, Benkirane a indiqué que les élections communales seront reportées jusqu’à la réunion des conditions juridiques et politiques qui garantissent l’organisation d’élections à même de contribuer au processus de parachèvement de l’édifice institutionnel et démocratique du pays.

-Driss Lachgar controle enfin le patrimoine de l’USFP suite à une rencontre, vendredi dernier, avec le Premier secrétaire sortant du parti qui lui a officiellement confié le reste du patrimoine du parti de la rose, à savoir les comptes financiers. Selon les données remises au nouveau premier secrétaire, l’USFP dispose de deux comptes bancaires de plus de 5,5 millions de dirhams ainsi que de biens immobiliers et de sièges appartenant au parti.

-Omar Haddouchi, ancien détenu de la salafia jihadia, accuse un fonctionnaire à la prison de Tétouan d’avoir cumulé une richesse colossale par le biais du trafic de drogue. Il a, lors d’un sit-in national organisé à l’appel du Comité conjoint de défense des détenus islamistes dimanche à Tanger, vivement critiqué la délégation générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, soulignant que les prisonniers sont victimes de « tortures et de harcèlements de tout genre ».

+RISSALAT AL OUMMA+:.
-Procès Gdeim Izik: Poursuite de l’audition des accusés. Le Tribunal militaire de Rabat a poursuivi, lundi, l’audition des personnes impliquées dans les événements survenus lors du démantèlement du camp Gdeim Izik à Laâyoune et qui sont poursuivies pour « constitution de bandes criminelles, violences sur les forces de l’ordre ayant entraîné la mort avec préméditation et mutilation de cadavres ». Lors de cette séance, le président du tribunal a affirmé que ce dernier n’est pas une « tribune politique ou syndicale » ou un espace pour la diffusion des idées dont sont convaincus les mis en cause mais il statue dans une affaire bien déterminée, et ce en réaction aux slogans « politiques » scandés par l’un des accusés qui n’a pas voulu répondre aux questions du juge qui l’a sommé de se taire ou d’y répondre.

-Abdelilah Benkirane tourne le dos au député PJDiste Abdessamad El Idrissi pour éviter tout clash avec le MP. Le Chef du gouvernement et SG du PJD a déçu les députés de son parti à la Chambre des représentants puisqu’il n’a pas exprimé, jusqu’à l’instant, aucune position officielle concernant l’affaire du tabassage du député de son parti, Abdessamad El Idrissi par les forces de l’ordre, suite à leur intervention pour la dispersion d’une manifestation organisée devant le siège du parlement. Bien que le président de la 1ère Chambre, Karim Ghellab et Benkirane aient élaboré il y a trois semaines un avant projet d’un communiqué conjoint à ce sujet, le chef de l’Exécutif a surpris la présidence de la 1ère Chambre et les présidents des groupes parlementaires, le 28 janvier dernier, date fixée pour la publication de ce communiqué, en exprimant son opposition à son contenu.

+ASSAHRAE AL MAGHRIBIA+:.
-Grippe A H1N1: Le ministère de la Santé rassure les Marocains. Le ministère de la Santé a annoncé, dimanche, que douze cas de grippe A H1N1 ont été déclarés parmi des marins pêcheurs à Dakhla, faisant état du décès d’une personne âgée de 40 ans. Toutefois, Omar Menzhi, directeur de la direction de l’épidémiologie au ministère de la santé a affirmé au journal que les cas signalés sont limités, ajoutant que cette maladie n’est pas dangereuse. Il a par ailleurs indiqué que les patients atteints ont reçu les soins nécessaires et se trouvent en bon état de santé, affirmant que les résultats des analyses virologiques ont montré qu’il s’agit d’une grippe saisonnière de type A (H1N1), habituellement observée à cette saison.

+AL AHDATAH AL MAGHRIBIA+:.
-Le parlement clot sa session d’automne avec à la clé un bilan médiocre en termes de législation et de controle de l’action de l’Exécutif. Ainsi, la production législative n’a pas dépassé 16 projets de loi, alors que le projet de loi organique des finances n’a pas pu être dépoussiéré.

-Renvoi de 38 affaires de vol des biens immobiliers des étrangers devant le Procureur général du Roi à Casablanca. Cette décision intervient cinq ans après l’éclatement de ce dossier et après la fin des enquêtes menées depuis des mois par les éléments de la BNPJ.

+AL KHABAR+:.
-Le SG de l’Istiqlal, Hamid Chabat ouvre un nouveau front avec le parti du ministère de l’Intérieur. Le parti de la Balance a accusé le gouverneur de Sidi Kacem, Chakib Bourquia de soutenir le candidat du parti de l’épi Said Benzeroual pour les élections législatives partielles prévues au cours de ce mois. Des sources ont indiqué que la direction du MP tiendra une réunion urgente avant la cloture de la session d’automne du parlement pour l’examen de ces graves accusations.

-L’un des dirigeants USFPéistes use de son poste pour faire bénéficier sa tante d’un parking sous forme de « don ». Des sources informées ont indiqué que plusieurs élus de la commune de Sidi Balyout à Casablanca, présidée par Kamal Dissaoui, membre du bureau politique de l’USFP, ont appelé à l’ouverture d’une enquête sur l’autorisation illégale pour exploitation d’un parking sis à l’avenue des FAR, signée par le président de la commune au profit de sa tante Fattouma Dissaoui.

-Des détenus condamnés dans le cadre de la loi antiterroriste tirent à boulets rouges sur Hassan El Khattab, émir de « Jamaât Ansar Al Mahdi », condamné à 30 ans de prison ferme, et se démarquent de la liste dans laquelle il évoque les révisions idéologiques pour abandonner l’extrémisme. Ils l’ont accusé de mensonge après avoir introduit leurs noms dans cette liste sans les avoir consulté.

-Des membres du parti de l’Istiqlal à la commune de Hay Hassani à Casablanca comptent adresser une lettre au président de la commission de l’intégrité et de la transparence du PJD, Abdelaziz Aftati, pour intervenir d’urgence auprès du président de la commune appartenant aussi au PJD, accusé par l’Istiqlal de dilapidation de deniers publics et Aftati déclare que « le PJD reste ouvert sur les observations et remarques des citoyens », ajoutant que « nous travaillerons avec sérieux et en toute sérénité ».

-Nouvelles instructions adressées aux présidents des universités pour expulser les étudiants portant des armes: Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur a indiqué, lors de la réunion de la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des représentants, que son ministère va lutter avec fermeté contre le recours à la violence au sein des universités, précisant qu’il a adressé une circulaire appelant les responsables des universités à procéder à l’expulsion définitive des universités et des cités universitaires de tout étudiant portant une arme sur lui et que les forces de l’ordre n’interviendront désormais que sur demande des présidents des universités.

+AL ITTIHAD AL ICHTIRAKI+:.
-Désaccord entre Abdelilah Benkirane et son ministre de l’Agriculture Aziz Akhannouch à propos de la nomination du Directeur général de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). Des sources sûres au sein du ministère de l’Agriculture ont indiqué que l’Office traverse une période marquée par une paralysie totale après le départ à la retraite de l’ancien directeur Hamid Benazzouz, et ce en raison du refus du Chef du gouvernement de donner son aval pour la nomination du nouveau directeur général dont le nom a été proposé par la commission chargée par le ministre de l’Agriculture.

-Augmentation des prix des produits: Abdellah Baha et Najib Boulif suscitent une vive tension sociale, alors que Nizar Baraka et Idriss El Azami El Idrissi continuent d’être rassurants. Des sources bien informées ont indiqué que des rapports « confidentiels » ont tiré récemment la sonnette d’alarme sur la présence d’une vive tension au sein de la société suite aux rumeurs relayées par les médias sur une volonté du gouvernement d’augmenter les prix de certains produits.

+ATTAJDID+:.
-Lors de la séance mensuelle de politique générale à la Chambre des Représentants: Abdelilah Benkirane affirme que les prix des produits auraient pu atteindre des niveaux records en raison des conditions climatiques et de la conjoncture économique internationale, notamment les fluctuations du cours du dollar, si le gouvernement n’était pas intervenu à deux niveaux, d’un coté à travers la subvention des produits de base, et de l’autre par le renforcement du pouvoir d’achat des familles marocaines, ce qui a exigé du gouvernement des efforts exceptionnels, qui surpassent sa capacité financière normale ».

+BAYANE AL YAOUM+:.
-Cloture ce mardi de la session d’automne de la Chambre des représentants sur un bilan modeste, puisque le bilan de cette session n’a pas dépassé 45 textes de loi entre ceux adoptés et ceux dont l’examen se poursuit toujours en commissions, alors que de nouveaux textes sont soumis pour examen.

-Omar Maarouf, détenu à la prison de Tiflet pour terrorisme, se démarque de l’initiative lancée par l’émir de « Jamaat Ansar Al Mahdi », Hassan El Khattab, condamné à 30 ans de prison. Dans un communiqué rendu public, il a accusé El Khattab de « mensonge », particulièrement après avoir introduit son nom dans la liste comportant 400 signatures de détenus de la salafia jihadia. Il a également démenti tout lien ou contact avec El Khattab concernant la révision de ses principes idéologiques ou le dialogue avec l’Etat à ce sujet.

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