Revue de presse marocaine du 11/07/2013

0 commentaires, 11/07/2013, Par , Dans Revue de Presse

Voici les principaux titres à la Une de la presse quotidienne du jeudi:.

+AUJOURD’HUI LE MAROC+:.
-Le PJD tiraillé entre deux courants: Les faucons du parti font pression pour des élections anticipées, les plus modérés veulent une coalition avec le RNI. Alors que les pronostics vont bon train sur une entrée du RNI au gouvernement, il semble que le PJD ne fera rien avant la tenue de son conseil national dans les prochains jours. Un Conseil national qui risque d’être très chaud. Selon les premières indiscrétions, le parti est tiraillé actuellement entre deux courants. Le clivage est si intense que le SG du PJD et Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane a préféré rester neutre. Des moments difficiles attendent donc le parti de la Lampe et surtout son secrétaire général qui n’aura d’autre choix que de se soumettre à la volonté des membres de son conseil national. Concernant le RNI, rien n’indique que le parti s’opposera à rejoindre la majorité même en cours de route si une offre importante est adressée. Abdelilah Benkirane commence déjà à tâter le pouls des dirigeants du parti de la Colombe.

-Absence de dialogue, cherté de la vie et retard des réformes: UMT, UGTM et FDT s’apprêtent à mener la vie dure à Benkirane. Le gouvernement Benkirane n’est pas au bout de ses peines. Alors que le parti de l’Istiqlal vire à l’opposition et l’UGTM, son bras syndical, est décidé à mener la vie dure à Benkirane, voilà que l’Union Marocaine du Travail (UMT) monte au créneau. Lundi dernier à l’occasion de la réunion de sa commission administrative, cette centrale a annoncé la couleur de la rentrée syndicale: « Nous nous opposons face à ce gouvernement contre toute mesure portant atteinte aux acquis de la classe ouvrière », indique le syndicat de Miloudi Moukharik. La FDT a, pour sa part, tiré la sonnette d’alarme, mardi dernier, à la Chambre des conseillers pointant du doigt l’absence d’un dialogue social.

+LIBERATION+:.
-La solution RNI s’impose à Benkirane: Chabat a tenu parole. Quant à Mezouar…Maintenant que les ministres de l’Istiqlal ont officiellement présenté leur démission au Chef du gouvernement, maintenant que Chabat a mis Benkirane devant le fait accompli, maintenant que les dés sont, pour ainsi dire, jetés, quel scénario pour sortir de la crise politique qui a secoué depuis des mois le gouvernement mené par le PJD? Chacun y va de son scénario, mais apparemment un seul l’emporte sur tous les autres. Ce n’est plus un secret de polichinelle que de désigner le RNI comme le favoritissime remplaçant au parti de la Balance. Les tractations vont bon train car Benkirane n’a pas beaucoup de temps pour présenter sa nouvelle équipe gouvernementale. Salaheddine Mezouar, l’ennemi juré, jusqu’à hier, du PJD, s’est transformé du jour au lendemain au « sauveur » de ce même PJD.

-Hassan Tarik fustige l’optimisme béat d’El Khalfi: La crise qui secoue l’Exécutif ne semble pas être une priorité pour le PJD. Pour le PJD, la crise politique n’existe pas. A preuve, le bilan législatif et les bonnes performances économiques enregistrées ces derniers mois. Les propos de Mustapha El Khalfi sont on ne peut plus clairs. Des propos qui suscitent les foudres de Hassan Tarik, parlementaire USFP, qui a critiqué l’analyse optimiste dressée par le ministre de la Communication de la crise politique. Pour lui, la paralysie de la majorité signifie l’arrêt pratique des grandes réformes. Intervenant, lundi dernier, lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, Hassan Tarik a qualifié ce discours de technocratique et émanant de personnes qui croient dur comme fer qu’elles peuvent fonctionner sans faire appel au Parlement ou à la majorité.

+LE MATIN DU SAHARA ET DU MAGHREB+:.
-Tractations pour la formation d’une nouvelle majorité: Mission extrêmement délicate pour le chef du gouvernement. L’échiquier politique vit au rythme des spéculations depuis l’annonce du retrait effectif du Parti de l’Istiqlal du gouvernement. Les prochains jours s’annoncent décisifs. Une délicate mission attend le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, pour sauver sa majorité et éviter le scénario tant redouté des élections anticipées. Il est appelé à accélérer la cadence pour trouver un nouvel allié. Tous les regards sont tournés vers le RNI. Mais jusque-là, aucun contact n’a eu lieu entre Benkirane et le président des Bleus, Salaheddine Mezouar. C’est ce qu’a assuré, hier matin, une source au sein du parti de la colombe. Les RNIstes préfèrent attendre l’issue des démissions des ministres de l’Istiqlal avant d’entamer une quelconque négociation avec le Chef de l’Exécutif. La tâche de Benkirane ne sera pas aisée, vu que certains dirigeants du RNI ne voient aucun intérêt pour leur parti à participer au gouvernement. Ces derniers sont en effet tiraillés entre l’image de leur formation politique et la nécessité de servir, en premier lieu, l’intérêt du pays dans cette conjoncture économique et politique.

+L’OPINION+:.
-La décision prise par le conseil national mise à exécution: Les ministres de l’Istiqlal démissionnent du gouvernement. Les ministres de l’Istiqlal ont officiellement présenté mardi leur démission au Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a déclaré à la presse, Adil Benhamza, porte-parole du parti. Sur les six ministres istiqlaliens, seul celui de l’Education nationale, Mohamed El Ouafa, devait encore présenter sa démission. La démission des ministres de l’Istiqlal devrait entraîner un remaniement, voire des élections anticipées si le PJD, arrivé au pouvoir fin 2011 dans le sillage du Printemps arabe, ne parvient pas à trouver un nouvel allié de poids comparable. Selon certaines informations, des tractations sont déjà en cours avec une autre formation pour pallier ce retrait.
+L’ECONMISTE+:.
-Démission de l’Istiqlal: Benkirane suspendu à la réponse royale. Le Chef du gouvernement attend la réponse du Souverain à la demande de démission des ministres de l’Istiqlal. Elle donnera le coup d’envoi aux processus de négociations pour la formation d’une nouvelle majorité ou la convocation des élections anticipées. Tout donc reste ouvert. Une fois la réponse royale obtenue, Benkirane est tenu d’envoyer une lettre à chaque ministre pour lui signifier que SM le Roi a bien voulu accepter sa demande de démission. Les mauvaises langues affirment que certains des ministres istiqlaliens démissionnaires cultivent l’espoir de voir leur demande refusée. Ce qui est plausible lorsqu’on sait que Mohamed El Ouafa, ministre de l’Education nationale, n’a pas remis la sienne en temps voulu comme les autres. Certains observateurs estiment qu’il est normal que le Chef du gouvernement attende la réponse royale avant de s’engager dans la voie des pourparlers. Car, une tentative de réconciliation entre le PJD et l’Istiqlal relève toujours du possible.

-Consommation de ciment: La machine grince. La consommation de ciment est l’un des indicateurs économiques les plus avérés. Plus un pays en consomme, plus il est considéré en phase de croissance et de création de valeur ajoutée. La mauvaise santé de l’économie marocaine est un secret de Polichinelle. Quasiment, tous les indicateurs sont au rouge. En plus des déficits jumeaux, l’un des plus inquiétants est la chute libre de la consommation de ciment. Le Maroc qui était qualifié, il y a quelques années, de chantier à ciel ouvert réduit la cadence. Les grues sont bien rangées en attendant des jours meilleurs. Du coup, au 1er semestre 2013, la consommation a reculé de 12,6 pc pour s’établir à 7,7 millions de tonnes contre 8,8 millions de tonnes sur la même période l’année précédente.

-Electricité: Les compteurs explosent. Avec le retour de la chaleur, les climatiseurs tournent à plein régime et la consommation d’électricité bat tous les records. Un nouveau pic de 5.580 MW a été atteint mardi dernier à 21H00. Ce record de la puissance électrique au niveau national enregistré à la pointe du soir dépasse celui de 2012 de 300 MW. La hausse est de 5,7 pc comparativement à la pointe maximale de l’année dernière. La journée de mardi a également battu les records en termes de consommation électrique journalière: 105.600 MWh en augmentation de 13,1 pc par rapport à la même période que l’année dernière. L’irrigation et la hausse de la demande dans l’industrie contribuent également à cette surchauffe.

+AL BAYANE+:.
-La destination Maroc toujours bien prisée: Hausse de 9 pc des arrivées touristiques au titre du mois de mai 2013. Le Maroc attire de plus en plus de touristes malgré la conjoncture de crise qui secoue l’économie mondiale. La destination Maroc affiche de bonnes perspectives d’ici à fin 2013. Déjà sur les cinq premiers mois de l’année, l’activité touristique a enregistré une progression de 3 pc des arrivées touristiques combinée à une augmentation de 10 pc des nuitées totales. Les recettes voyages retrouvent leur trend haussier. Pour le seul mois de mai écoulé, cette rubrique a progressé de 17 pc. Le ministre du tourisme est un homme heureux. Tous les indicateurs de performance du secteur sont au vert. Depuis le début de l’année en cours, l’activité touristique va crescendo et les projections tablent sur une évolution positive d’ici la fin de 2013.

+LE SOIR ECHOS+:.
-Nouvelle approche face à la corruption. L’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) a adopté depuis quelques années une nouvelle approche de prévention et de lutte contre la corruption. Sélectionnant des secteurs-clés, l’ICPC adopte une approche sectorielle basée sur une approche scientifique et sur le partenariat avec les professionnels et les institutionnels. Dans ce cadre, l’Instance a fait appel à l’organisme de recherche et de conseil spécialisé dans le domaine de l’anti-corruption « U4 » afin de produire un rapport d’analyse évaluant l’efficacité des mesures entreprises depuis quelques années. L’approche sectorielle, adoptée par l’ICPC, vise à élaborer une stratégie sectorielle efficace et ciblée afin de lutter contre la corruption dans les secteurs ayant un impact direct sur les citoyens.

+ASSABAH+:.
-Mohamed El Ouafa déclare: « Je suis sourd et muet » au sujet de la démission du gouvernement. En marge de sa participation, mardi dernier, à une réunion de la commission de l’enseignement, de la culture et de la communication, le ministre de l’Education nationale a souligné à certains journalistes qu’il ne va nullement se conformer ou céder aux décisions de Hamid Chabat, affirmant qu’il ne présentera sa démission qu’au cas où il sera mort ou si le Roi qui le lui demande. Par ailleurs, le ministre El Ouafa est entré, peu avant la début des travaux de la réunion, dans une vive altercation verbale avec un député PAMiste au sujet de sa démission.

-Des députés PJDistes s’opposent à la nomination de Salaheddine Mezouar en tant que ministre au sein du gouvernement. Lors d’une brève rencontre mardi dans le hall de la Chambre des représentants avec le parlementaire et dirigeant USFPéiste, Hassan Tarek, les députés du parti de la Lampe ont indiqué que la majorité des membres du secrétariat général et de leur groupe parlementaire ont fait part à Abdelilah Benkirane de leur refus catégorique de voir Mezouar décrocher un portefeuille ministériel au cas où le RNI rejoindrait le gouvernement Benkirane II. Par ailleurs, un dirigeant du parti de la Colombe a proposé à Benkirane un gouvernement minoritaire alors que les faucons du parti sont en cours d’établissement de la liste de leurs responsables ministrables.

-Le PJD tranche les scénarios de l’après-démission de l’Istiqlal du gouvernement. Abdelali Hamieddine, membre du secrétariat général du PJD, a déclaré que la décision définitive suite au retrait du parti de la Balance du gouvernement revient au seul conseil national du parti, qui tiendra une session extraordinaire, dont la date sera fixée samedi prochain lors de la réunion du secrétariat général, précisant dans une déclaration au journal que toutes les options sont de mise, y compris le remplacement du PI par le RNI.

+ANNAHAR AL MAGHRIBIA+:.
-Les faucons du PJD refusent la nomination du président du RNI, Salaheddine Mezouar comme ministre au sein du gouvernement. Les faucons du Parti de la Lampe ont entamé « leur guerre préventive » contre Salaheddine Mezouar, sur fond d’informations faisant état de la décision du parti de la Colombe de rejoindre la coalition gouvernementale. Les faucons PJDistes ont affirmé qu’ils acceptent l’entrée de ce parti au gouvernement à condition que Mezouar n’en fait pas partie. De leur côté, des dirigeants au sein du RNI ont demandé à Mezouar de ne pas participer au nouveau gouvernement avant que le parti de la Lampe ne présente ses excuses à propos de certaines accusations proférées par des dirigeants du PJD à l’encontre de responsables du parti de la Colombe. Sur un autre registre, le ministre istiqlalien Mohamed El Ouafa continue de tergiverser dans la présentation de sa démission au Chef du gouvernement, alors que des dirigeants du PJD ont refusé son maintien sous l’étiquette de leur parti, rappelant à leur SG et Chef du gouvernement qu’il y a des normes et une procédure à respecter pour la nomination des ministres.

-Le gouvernement Benkirane devant un choix difficile à faire: Ou bien engager des négociations avec ceux qui veulent rejoindre l’Exécutif ou bien convoquer des élections anticipées. Un dirigeant au PJD a indiqué que son parti a décidé de n’entrer en contact avec aucune formation politique pour remplacer le Parti de l’Istiqlal et ses ministres démissionnaires dans la nouvelle équipe gouvernementale. Cependant, Abdelali Hamieddine, membre du secrétariat général du PJD, a déclaré que le parti attend la mise à exécution « définitive » et « concrète » de la décision du retrait des Istiqlaliens du gouvernement, sachant qu’une réunion du conseil national du parti de la lampe est prévue dans les jours à venir en vue de prendre la décision appropriée: ouverture des négociations avec de nouveaux alliés ou convocation d’élections anticipées.

+AL ALAM+:.
-Que planifie le PJD à travers sa campagne « coordonnée » contre le ministre Ahmed Toufiq? Le PJD et son bras idéologique, le Mouvement Unicité et Réforme (MUR) ont mené une campagne très agressive contre le ministre des Habous et des affaires islamiques suite à sa décision de fermeture des Maisons du Coran relevant de l’association « l’Appel au Coran et à la Sounna » de Cheikh Mohamed Maghraoui. Selon des observateurs de la scène politique nationale, cette offensive trouve son explication dans la volonté des responsables du parti de la Lampe de prendre les rênes de cet important ministère.

-« Tirs amis » entre les membres du PJD et les composantes de la majorité sur fond de critiques acerbes et d’échange d’accusations. Ainsi, Khalid Rahmouni, membre du secrétariat général du PJD, a vivement critiqué le communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération, dirigé par Saad Dine El Otmani, concernant les événements en Egypte, alors que Abdellah Bouanou, président du groupe du PJD à la Chambre des représentants, a affirmé que ledit communiqué ne reflète nullement la position du parti de la Lampe. De son côté, Nouzha Skalli, députée et ancienne ministre du PPS, a tiré à boulets rouges sur l’actuelle ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, Mme Bassima Hakkaoui, l’accusant d’avoir modifié plusieurs aspects de l’agenda gouvernemental pour l’égalité, mis en place sous l’ère de l’Exécutif sortant.

+ATTAJDID+:.
-Le ministre de l’Education nationale, Mohamed El Ouafa refuse de déposer sa démission et des voix s’interrogent sur le secret derrière le retard pris par le ministre délégué aux affaires étrangères et à la coopération, Youssef Amrani pour la présentation de la sienne. Quatre ministres istiqlaliens, en l’occurrence Nizar Baraka, Fouad Douiri, Abdellatif Maâzouz et Abdessamad Kayouh, ont présenté mardi leur démission au Chef du gouvernement tandis que Mohamed El Ouafa a affirmé à ses proches qu’il ne démissionnerait pas. De son côté, Youssef Amrani, qui n’a pas non plus présenté sa démission jusqu’à hier après-midi, a soulevé nombre d’interrogations sur le secret derrière ce retard. Par ailleurs, un dirigeant PJDiste a déclaré que le parti de la Lampe n’a entamé aucune tractation avec un quelconque parti pour remplacer le Parti de l’Istiqlal, soulignant que toutes les options sont possibles, y compris la convocation d’élections législatives anticipées. Il a également fait savoir que le conseil national du parti qui se réunira incessamment va trancher tous ces choix.

+AL MASSAE+:.
-Abdelilah Benkirane adopte la « diplomatie des funérailles » et entame ses négociations au sujet de la formation d’un nouveau gouvernement avec le président du RNI, Salaheddine Mezouar depuis un cimetière à Salé lors de l’inhumation mardi dernier de feu Abdelilah Mkinsi, ancien président de l’Association sportive de Salé (ASS), ont révélé des sources proches du SG du PJD. Par ailleurs, des informations actuellement en circulation font état de l’ouverture de pourparlers entre des dirigeants et des parlementaires PJDistes et RNIstes qui seraient convenu de la nomination de Mezouar à la présidence de la Chambre des représentants.

-La BNPJ ouvre une enquête concernant des irrégularités ayant émaillé le marché de la restauration du service de chirurgie du Centre hospitalier Ibn Sina de Rabat, pour un coût de 1,25 milliard de centimes. Des sources ont indiqué que les éléments de la police judiciaire ont commencé l’audition de plusieurs cadres et responsables du Centre hospitalier, dont un architecte, un ancien directeur du Centre hospitalier et un responsable d’un bureau d’études.

-Mouvement Populaire: Des dîners « ramadanesques » pour chercher à mieux se positionner au sein du gouvernement Benkirane Bis. Le parti de l’Epi vit au rythme d’une vive dynamique suite aux informations faisant état de pourparlers entamés par la direction du parti avec le Chef du gouvernement pour la formation d’une nouvelle coalition. Des sources harakies ont ainsi révélé que Mohamed Ouzzine pourrait quitter son poste à la tête du ministère de la Jeunesse et des sports pour prendre la place de Youssef Amrani au ministère des affaires étrangères et de la coopération.

-La BNPJ ouvre une enquête concernant de jeunes Marocains qui sont revenus récemment de Turquie. Des sources ont indiqué que des éléments de la police judiciaire ont interrogé un jeune ayant regagné le pays après avoir effectué un voyage en Turquie sur ses présumés liens avec des réseaux chargés de l’enrôlement et de l’embrigadement de Marocains qui veulent partir pour le Jihad en Syrie, ajoutant que l’arrestation de ce jeune Marocain intervient dans le cadre des investigations menées par les services de police pour déterminer la manière avec laquelle sont enrôlés ces volontaires marocains et identifier les personnes qui supervisent cette opération.

-Mouvement de protestation des sociétés de distribution du gaz et des gérants des stations-service: Les conducteurs des camions de distribution de gaz entrent en ligne. Ces derniers ont exprimé leur grogne face aux multiples problèmes auxquels ils sont confrontés et adressé une missive au ministre de l’Equipement et du Transport, Aziz Rebbah dans laquelle ils exposent leurs revendications.

+AKHBAR AL YAOUM AL MAGHRIBIA+:.
-Abdelilah Benkirane a rencontré Salaheddine Mezouar mardi dernier lors des funérailles du parlementaire RNIste, Abdelilah Mkinssi, alors que des dirigeants au sein du parti de la Colombe ont commencé à faire circuler les conditions établies par le parti pour participer au gouvernement, dont l’obtention de la présidence de la Chambre des représentants, si l’Istiqlalien Karim Ghellab présente sa démission, l’octroi de portefeuilles ministériels de poids tels que l’Habitat, la santé et l’Education nationale. Dans ce cadre, le président du groupe parlementaire du PJD à la Chambre des représentants, Abdellah Bouanou a fait savoir que son parti examinera toutes ces réclamations si les démissions des ministres istiqlaliens sont acceptées et si le choix de la formation d’une nouvelle majorité est validé.

-Mohamed El Ouafa se rebelle contre Hamid Chabat et lui déclare: « Je continue mon travail au sein du gouvernement en place », affirmant que la décision finale revient à SM le Roi. Face au refus d’El Ouafa de présenter sa démission, le parti de l’Istiqlal lui a offert un délai de 24 heures qui a expiré mercredi après-midi, alors que des sources ont indiqué au quotidien que Mohamed El Ouafa sera expulsé du parti au lieu de suspendre son adhésion.

-L’Istiqlalien Karim Ghellab présentera-t-il sa démission de la présidence de la Chambre des Représentants ou attendra-t-il la fin de la mi-mandat de l’actuelle législature? Des sources ont indiqué que le règlement intérieur de la 1ère Chambre n’offre la possibilité de démission à son président qu’à la mi-mandat de la législature, soit en 2014, alors que des sources parlementaires ont déclaré au journal que du point de vue éthique, Ghellab doit présenter sa démission.

-Suite à la sortie de l’Istiqlal du gouvernement: Des dirigeants influents au sein du RNI reviennent au-devant de la scène politique, et à leur tête Mustapha El Mansouri, Mohamed Aujjar, Mohamed Bentaleb, Mohamed Abbou et Abdeslam Znined qui ont pris leur distance vis-à-vis du parti avec l’arrivée de Salaheddine Mezouar à la tête du RNI. Des sources au sein de la formation de la Colombe ont fait savoir que le retour au devant de la scène de ces figures signifie leur volonté de rejoindre le gouvernement.

-Saad Dine El Otmani grand vainqueur du retrait de l’Istiqlal du gouvernement. Selon des sources, le ministre des affaires étrangères et de la coopération s’est « débarrassé » d’un redoutable adversaire, en l’occurrence Youssef Amrani, qui représentait une source de préoccupation pour le ministre PJDiste, avant de préciser qu’Amrani, après hésitation et moult concertations, a été le dernier ministre istiqlalien à déposer sa lettre de démission, à l’exception de Mohamed El Ouafa.

+AL ITTIHAD ALICHTIRAKI+:.
-Les éventuels scénarii pour la reconstitution de l’équipe gouvernementale après la démission de l’Istiqlal. Nabil Benabdellah, SG du PPS et ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, a déclaré au journal qu’il existe seulement deux scénarios: ou bien la formation d’une nouvelle coalition ou bien l’organisation d’élections anticipées, soulignant que l’intérêt du pays exige le recours à la première option. Dans une déclaration similaire, Abdelali Hamieddine, membre du secrétariat général du PJD, a indiqué que toutes les options sont possibles, dont le déroulement d’élections anticipées. Par ailleurs, des sources bien informées ont évoqué certaines conditions dressées par le RNI en vue de remplacer le Parti de l’Istiqlal, notamment la présentation d’excuses par Benkirane à Mezouar et la désignation de ce dernier à la tête du ministère de l’Economie et des Finances.

+ASSAHRAE AL MAGHRIBIA+:.
-Un dirigeant du RNI dément que Benkirane ait contacté officiellement Salahaeddine Mezouar, président du parti, ou entamé avec lui des concertations au sujet de la coalition gouvernementale, d’où s’est retiré le Parti de l’Istiqlal. Par ailleurs, un communiqué du parti de la Balance, rendu public mardi, a indiqué que Mohamed El Ouafa, ministre de l’Education nationale, est dans l’obligation de se conformer aux décisions du conseil national et devrait présenter sa démission au chef du gouvernement, à l’instar des autres ministres du parti.

+AL KHABAR+:.
-Après la démission des ministres istiqlaliens du gouvernement, Abdelaziz Aftati, l’un des dirigeants du PJD, ouvre le feu sur Karim Ghellab, président de la Chambre des représentants, et l’appelle à présenter sa démission conformément à la décision du retrait du gouvernement du conseil national du parti, mise à exécution par le comité exécutif. Dans une déclaration au journal, Aftati a souligné que Ghellab doit « mettre la clé sous le paillasson » et se retirer « en douceur », ajoutant que du point de vue éthique, il n’existe aucune raison pouvant justifier sa présence à la tête de la 1ère Chambre après le passage de son parti à l’opposition.

-La BNPJ diligente une enquête sur des soupçons de corruption concernant la restauration du service de chirurgie du Centre Hospitalier Ibn Sina de Rabat après l’éclatement du scandale d’une transaction de l’ordre de plusieurs millions de dirhams. Des sources bien informées ont indiqué que ce marché public, entaché de plusieurs irrégularités selon des rapports de la Cour des comptes, a coûté 1,25 milliard de centimes.

-L’Association des barreaux du Maroc poursuit ses tirs nourris contre Mustapha Ramid, ministre de la Justice, et menace de le dénoncer sur les plans national et international et de mettre à nu ce qu’elle a qualifié de « pratiques injustes et arbitraires » portant atteinte aux conditions d’un procès équitable et à l’indépendance de l’autorité judiciaire. Dans un communiqué, l’Association a également condamné l’ingérence du ministre dans des affaires judiciaires et sa persistance à porter atteinte à son indépendance, tout en annonçant sa décision d’organiser une marche nationale et un sit-in en vue de réclamer la satisfaction de son dossier revendicatif.

-Après la présentation de la démission de cinq ministres du PI à Benkirane, Mohamed El Ouafa, ministre de l’Education nationale, proteste haut et fort contre Samir Belfkih, député du PAM, qui a demandé des explications sur sa présence au Parlement. « Ne m’interrogez pas sur des choses qui ne concernent pas les membres de la commission de l’enseignement à la Chambre des représentants », a lancé El Ouafa à l’égard du député PAMiste, précisant qu’il est encore en fonction et que seul le Roi pourrait mettre fin à ses fonctions.

+AL AHDATH AL AMAGHRIBIA+:.
-Une source proche du Chef du gouvernement a affirmé que Abdelilah Benkirane prendra tout son temps pour examiner les démissions présentées par les ministres de l’Istiqlal, tout en promettant de retirer aux Istiqlaliens la présidence de la Chambre des représentants. Dans une déclaration au journal, la même source a nié toute intention de Benkirane de maintenir certains ministres istiqlaliens, notamment Youssef Amrani et Nizar Baraka, alors que le secrétariat général du parti de la balance devrait convoquer Mohamed El Ouafa devant la commission de discipline après avoir refusé de présenter sa démission.

-Mission délicate pour Benkirane en vue de convaincre le RNI de rejoindre la nouvelle coalition gouvernementale. Dans le cadre des tractations qu’il aura à mener avec certains partis politiques pour remplacer l’Istiqlal, le chef du gouvernement se trouvera otage des conditions établies par le RNI, comme cela fut le cas avec le parti de Hamid Chabat, alors que le parti de la Colombe sera dans une position confortable du fait qu’il est le seul parti (avec 54 sièges) qui permettra au gouvernement d’avoir une majorité numérique sans être contraint à chercher un autre allié, surtout que l’USFP (38 sièges) et le PAM (47 sièges) avaient rejeté toute alliance avec le PJD. Par ailleurs, la modification du programme gouvernemental et de la structure de l’Exécutif, comme cela est suggéré par le RNI, obligera le gouvernement à retourner de nouveau devant le Parlement pour obtenir sa confiance et à soumettre la déclaration gouvernementale pour un nouveau vote des parlementaires.

-Des centrales syndicales (CDT, FDT, UMT et UGTM) tirent la sonnette d’alarme et mettent en garde le gouvernement contre la détérioration de la situation en raison de l’absence du dialogue social entre l’Exécutif et les représentants des salariés.

+AL MOUNAATAF+:. 
-Après la démission des Istiqlaliens: Les deux Chambres du Parlement dorénavant entre les mains des partis de l’opposition et Benkirane à la recherche d’une nouvelle coalition. Pour Abdelali Hamieddine, dirigeant PJDiste, le Chef du gouvernement pourrait maintenir à leurs postes certains ministres istiqlaliens démissionnaires comme il pourrait opter pour l’alliance avec Salaheddine Mezouar. Dans ce cadre, M. Hameddine a nié le lancement de tractations avec le RNI pour le remplacement du parti de l’Istiqlal, au moment où des informations faisaient état de fortes pressions exercées par les faucons du PJD pour l’organisation d’élections législatives anticipées au lieu de former une nouvelle coalition gouvernementale.

+RISSALAT AL OUMMA+:.
-Le Parti de l’Istiqlal accuse Mohamed El Ouafa de « trahison » et lui accorde un délai de 24 heures pour présenter sa démission du gouvernement Benkirane. Par ailleurs, des sources partisanes bien informées ont laissé entendre que le nouveau gouvernement verra le jour la semaine prochaine avant la tenue de la séance mensuelle de questionnement du Chef de l’Exécutif.

À propos IBERGAG

Auteurs Anonyme contribuant a l'actualité sur le site communautaire http://ibergag.com

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *