Revue de presse marocaine du 10/10/2012

0 commentaires, 10/10/2012, Par , Dans Revue de Presse

Voici les principaux titres à la Une de la presse quotidienne de ce mercredi:.

+AUJOURD’HUI LE MAROC+:.
-Loi de Finances, régionalisation, amazigh: Un menu chaud pour la rentrée parlementaire. Avec un maigre bilan législatif, le Parlement tentera de faire mieux et surtout vite à la session d’automne qui s’ouvre ce vendredi. A la majorité, des responsables affirment que le vrai boulot commencera à partir de cette session. Le gouvernement est en train de mettre les dernières retouches sur son plan législatif et les groupes parlementaires auront donc plus de visibilité. L’opposition, quant à elle, affiche déjà son scepticisme concernant la capacité du gouvernement à accélérer le rythme. Majorité et opposition affûtent déjà leurs armes en perspective de la première grande confrontation de la prochaine session: le Projet de Loi de Finances 2013.

+LIBERATION+:.
-Mobilisation marocaine contre la peine de mort. Cette année, c’est dans un contexte propice à la mobilisation que les activistes de l’abolition de la peine de mort célèbrent aujourd’hui 10 octobre la Journée mondiale contre ce châtiment. Les activistes se sentent pousser des ailes. Les clameurs de la suppression de cette sentence, cruelle et inhumaine, seront-ils entendus par un gouvernement dirigé par le PJD, un parti résolument antiabolitionniste? Au Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), c’est la circonspection qui est de mise. L’abolition de la peine de mort est une question sensible et délicate, y explique-t-on.

-Transparency Maroc fustige le gouvernement: En matière de lutte contre la corruption, l’ONG veut des actes et non de la rhétorique. En matière de lutte contre la corruption, l’Exécutif est dans la ligne de mire de Transparency Maroc. Cette dernière a épinglé l’équipe gouvernementale lors d’une conférence de presse organisée, hier à Casablanca, pour présenter les résultats d’une enquête de l’indice des pays exportateurs de corruption. En effet, le SG de Transparency Maroc, Abdessamad Sadouk, a reproché au gouvernement son double langage dans la lutte contre la corruption. « Ce que nous voulons, poursuit-il, du gouvernement ce n’est pas de la rhétorique et des discours, mais des actes, des mesures, des plans d’action ».

-CDT et FDT mettent à nu les pirouettes de Benkirane: Les deux centrales se retirent de la commission technique du dialogue social. A quoi bon prendre part à un dialogue qui n’en est pas un? C’est l’amère réalité à laquelle sont parvenues la FDT et la CDT qui, de guerre lasse, viennent de se retirer de la commission technique du dialogue social. Et ce n’est sûrement pas par manque de volonté. La décision a été prise hier, lors de la réunion tenue au siège du ministère de la Fonction publique et de la modernisation présidée par le directeur de la Fonction publique et à laquelle ont pris part les représentants de 4 ministères et ceux d’autres centrales en plus de la FDT et la CDT.

+LE MATIN DU SAHARA ET DU MAGHREB+:.
-Parlement: avis divergents autour de la prolongation du mandat du tiers sortant. Le Parlement faut face à de grands défis qu’il faut relever durant cette année législative. Aujourd’hui, cette institution fonctionne avec deux chambres, l’une répondant aux dispositions constitutionnelles et l’autre n’a pas encore relevé ce défi en raison de l’ajournement des élections. La prolongation implicite du mandat pour le tiers qui devait être renouvelé suscite la polémique. Les avis divergent autour de la prolongation implicite du tiers sortant des Conseillers dont le mandat est arrivé à échéance. L’article 176 de la Constitution est brandi pour justifier la situation actuelle. Cet article stipule que « jusqu’à l’élection des Chambres du Parlement, les Chambres actuellement en fonction continueront d’exercer leurs attributions, notamment pour voter les lois nécessaires à la mise en place des nouvelles Chambres du Parlement ».

+L’ECONOMISTE+:.
-Déficit budgétaire: légère accalmie. Le déficit budgétaire se résorbe. Au terme du mois de septembre, il s’allège de quelque 2,4 milliards de DH. C’est une première depuis 2010. Cette amélioration est probablement attribuable à la cession par l’Etat de 10 pc du capital de la BCP pour 3,3 milliards de DH, ainsi qu’au versement du dividende de 500 millions de DH de l’Agence nationale de la conservation foncière. Il semble que ce renversement de tendance se maintiendrait. La sortie à l’international du Trésor pour un milliard de dollars ainsi que les divers prêts accordés récemment aux différentes entreprises marocaines (OCP, MedZ…) vont renflouer les Caisses de l’Etat. A cela s’ajoute, la hausse des recettes fiscales qui participerait également au recul du déficit budgétaire.

-Sale temps pour la tomate marocaine. Deux cents hectares de tomates décimés cet été, baisse de 80 pc de la production par rapport à l’an dernier La campagne de tomate démarre très mal et ne pourra être véritablement effective que vers la fin du mois d’octobre. En attendant, les pertes s’accumulent. Les volumes à l’export se font au compte-gouttes alors que la conjoncture est au mieux de sa forme, avec des prix atteignant jusqu’à 1,20 euro le kg.

+Al BAYANE+:.
-Constitutionaliser l’abolition de la peine de mort au Maroc. La Coalition marocaine contre la peine de mort a renouvelé, mardi, son appel à l’abolition de la peine de mort au Maroc dont la Constitution protège désormais le droit à la vie. L’article 20 de la Constitution dispose en effet que « le droit à la vie est le droit de tout être humain. La loi protège ce droit ». Pour ce faire, la Coalition demande à présent la constitutionnalisation de l’abolition de la peine de mort dans le Royaume.

+ASSABAH+:.
-Enseignement: Nouveau scandale dans un collège à Casablanca: La direction du collège « Oum Ayman » a permis à des élèves ayant échoué lors des examens de fin d’année, de passer « une session de rattrapage », en violation de la loi, ce qui a suscité l’indignation des enseignants, des autres élèves et de leurs parents et tuteurs qui ont qualifié de « scandaleux » cet acte, tout en appelant les autorités compétentes à diligenter une enquête pour déterminer les tenants et aboutissants de cette affaire.

-Vague de démissions parmi les secrétaires généraux des ministères: Des sources informées ont affirmé que plusieurs secrétaires généraux s’apprêtent à quitter leurs postes à cause des « harcèlements » incessants de la part de ministres du gouvernement Benkirane, ajoutant que des secrétaires généraux ont présenté leurs lettres de démission cette semaine à cause de différends avec des ministres sur le mode de gestion des secteurs dont ils ont la charge, dont les Secrétaires généraux des ministères du Tourisme et de l’Energie et des mines.

-Le dossier des élections fausse l’agenda du gouvernement: Des sources informées ont indiqué que le département de l’Intérieur se dirige vers le changement du système électoral et des procédures y afférentes, estimant que la crainte d’un raz-de-marée du PJD lors de ces prochaines échéances ont poussé à des changements radicaux dans la gestion du dossier des élections, notamment la révision du découpage électoral des conseils des villes et des arrondissements, la réduction du nombre des conseillers communaux et la transformation des arrondissements en des annexes administratives.

-Driss Lachgar, l’un des dirigeants de l’USFP et candidat au poste de Premier secrétaire du parti, accuse le PJD d’avoir utilisé les mosquées dans sa campagne électorale pour les Législatives partielles et de les instrumentaliser à des fins politiciennes. Dans un entretien au journal qui sera publié prochainement, Lachgar appelle par ailleurs à mettre fin à la mainmise des familles sur les partis, soulignant que l’usage de la religion et de l’argent menacent le processus démocratique.

-Saïd Ameskane, SG délégué du MP, déclare: « Il n’y pas de conflits autour du secrétariat général du Parti », niant l’existence de commissions ou de mouvements réformistes au sein de la formation de l’Epi. Dans un entretien au journal, M. Ameskane a par ailleurs souligné la cohésion et la cohérence de l’Exécutif, ajoutant que l’actuelle coalition gouvernementale est le fruit d’une volonté politique qui avait pour objectif de faire prévaloir l’intérêt de la nation et la stabilité du pays.

+AL MASSAE+:.
-Etat d’alerte parmi les agents de police relevant de la préfecture de police de Casablanca par crainte des missions d’inspection effectuées dans les différentes zones de la ville à la recherche d’éléments de police ayant enfreint la loi ou impliqué dans actes de corruption au cours de l’exercice de leurs fonctions.

-Reda Benkhaldoune, l’un des dirigeants du PJD, candidat pour le remplacement de Abdelaziz El Omari à la tête du groupe du PJD à la Chambre des Représentants, et des informations font état de l’intervention du SG du parti, Abdelilah Benkirane pour écarter Abdellah Bouanou de ce poste.

-Hakim Benchemmass, l’un des dirigeants du PAM, intensifie ses contacts pour présider aux destinées de la Chambre des Conseillers en remplacement de Mohamed Cheikh Biadillah qui pourrait être désigné ambassadeur, représentant permanent du Maroc à l’ONU après la fin de son mandat à la tête de la 2ème Chambre.

-Entente entre les partis de la coalition gouvernementale pour le soutien du candidat du MP Abdelhadi Ben Allal pour la présidence du Conseil de la région de Tanger-Tétouan au moment où l’USFP s’est retourné contre le RNiste Rachid Talbi Alami, un jour avant l’élection des membres dudit Conseil dont les résultats seront connus mercredi soir.

+AL KHABAR+:.
-Mohamed El Kettani, PDG du groupe « Attijariwafa Bank » pressenti plus que jamais à occuper le poste de wali de Bank Al-Maghrib, succédant à l’actuel gouverneur de la Banque centrale Abdellatif Jouahri qui s’apprête à quitter ses fonctions.

-Othmane Benjelloun, président du groupe Finance.com, et PDG de la BMCE Bank s’apprête, dans les prochains jours, à se livrer à l’expérience des banques islamiques. Des sources ont révélé que Benjelloun devrait créer un pole de finances islamiques qui offrirait des prestations bancaires dans ce sens à ses clients.

-Abderrahim Jamaï, coordinateur de la Coalition marocaine contre la peine de mort, s’adresse sur un ton virulent au gouvernement Benkirane. Il a indiqué que l’Exécutif manque de courage politique à cause de ses positions négatives vis-à-vis de l’abolition de la peine capitale. Il a dans ce sens appelé le gouvernement à donner des signes politiques concernant les efforts gouvernementaux visant la protection du droit à la vie, à travers l’abolition de la peine de mort à l’instar de 141 pays qui ont déjà aboli cette sentence.

-Journée nationale de la femme marocaine: Des membres du Mouvement féministe critiquent le gouvernement Benkirane. Pour Khadija Rabah, coordinatrice nationale du Mouvement pour la démocratie paritaire, depuis la nomination du gouvernement Benkirane, la question de la femme stagne, pour ne pas dire régresse, ajoutant qu’avec cet Exécutif, il y a une continuité de tous les programmes, mais il y a une rupture du dossier de la femme.

-Le groupe du PJD à la Chambre des Représentants choisit son nouveau président conformément au règlement intérieur du groupe. Soulymane Amrani et Abdellah Bouanou figurent parmi les principaux candidats en lice mais les surprises de dernière minute ne sont pas à écarter en attendant la décision finale du Secrétariat général du parti de la Lampe.

+AL ALAM+:.
-L’UGTM se retire de la séance du dialogue social de la commission de la Fonction publique qu’elle tenait avec le gouvernement, suivie dans sa décision par l’UNTM et l’UMT. Selon Khadija Zoumi, secrétaire nationale de l’UGTM, ce retrait intervient en réaction à l’attitude négative du gouvernement par rapport à l’exécution des engagements du 26 avril 2011 et la non réponse aux questions posées, et ce, après un an de discussions.

+ANNAHAR AL MAGHRIBIA+:.
-Le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane collecte 3 MMDH d’arriérés d’impots et porte en même temps un coup dur à l’investissement. Des sources concordantes ont dénoncé la poursuite par Abdelilah Benkirane de la saisie des comptes bancaires des citoyens sous prétexte de recouvrement « d’arriérés », expliquant que plusieurs investisseurs se sont plaints de la politique de la « chasse aux sorcières » suivie par l’Exécutif , dont certains sont mêmes au bord de la faillite.

-Des parlementaires accusent le gouvernement Benkirane de « vider de toute substance » l’action législative. Des sources parlent d’une rentrée parlementaire « chaude » alors que l’opposition indique que le gouvernement a gelé la mise en oeuvre des dispositions de la Constitution, appelant Benkirane à cesser sa « chasse aux démons ».

+AL AHDATH AL MAGHRIBIA+:.
-Le mouvement féminin au Maroc tire la sonnette d’alarme face à l’ignorance de ses revendications par le gouvernement et décide d’entamer l’actuelle rentrée par l’appel de l’Exécutif, à travers une lettre ouverte, à mettre fin à la régression enregistrée en matière des droits acquis des femmes et prévus par la Constitution.

-Le PAM et le PJD renouvellent la présidence de leurs groupes parlementaires à la Chambre des représentants: Abdelaziz El Omari cèdera son poste à l’un des candidats Abdellah Bouanou ou Reda Benkhaldoune alors que le parti du Tracteur compte remplacer l’actuel président de son groupe avant l’entame de la session d’automne à cause de la rupture des rapports entre Abdellatif Ouahbi, président du groupe parlementaire du PAM et les députés du parti et la mauvaise coordination de l’action du groupe.

+AL ITTIHAD AL ICHTIRAKI+:.
-Le ministre de l’Habitat, Nabil Benabdellah, retire aux walis et aux gouverneurs les prérogatives relatives à l’octroi d’autorisations exceptionnelles dans le domaine de l’urbanisme et revient sur sa décision le même jour. Le ministre a adressé une autre note appelant les directeurs des agences urbaines et les inspecteurs régionaux du ministère de suspendre la mise en application de la première note jusqu’à nouvel ordre. Selon plusieurs sources, dès que le ministère de l’Intérieur ait reçu ladite note, les appels téléphoniques ont commencé à s’intensifier, ce qui a obligé Benabdellah à retirer d’urgence cette note.

-Affaire des indemnités de Mezouar et Bensouda: Disparition de la plainte du ministre de l’Economie et des Finances, Nizar Baraka déposée contre les fonctionnaires poursuivis pour divulgation du secret professionnel du dossier de l’affaire, et la FDT manifeste devant le tribunal de première instance de Rabat et affirme que ce procès est en décalage avec les slogans et les discours du gouvernement sur la lutte contre la corruption.

+ASSAHRAE AL MAGHRIBIA+:.
-Les enseignants en sciences infirmières tirent la sonnette d’alarme quant aux répercussions des grèves observées par les étudiants en guise de protestation contre le décret qui donne droit aux titulaires du diplome de technicien spécialisé dans une branche paramédicale, délivré par les établissements privés agréés par l’Etat, de participer aux concours de recrutement dans le secteur public, organisés par le ministère de la Santé ou les CHU, et ce, au même titre que les lauréats des Instituts de formation aux carrières de santé.

-Le ministre de l’Equipement et du Transport Aziz Rebbah promet la libération des chauffeurs professionnels arrêtés dans le cadre d’accidents de la circulation, et ce lors d’une réunion tenue lundi avec les représentants des sections de l’Union des fédérations nationales des chauffeurs professionnels du transport au Maroc.

+RISSALAT AL OUMMA+:.
-Chafik Charaïbi, président de l’Association marocaine de lutte contre l’avortement illégal (AMLAC) renverse la table sur l’ONG « womens on waves » lors d’une conférence de presse organisée lundi par le mouvement MALI. Il a tiré à boulets rouges sur les responsables du bateau de l’avortement et souligné qu’ils ont porté gravement atteinte au débat en cours au Maroc depuis des années sur cette question.

+AL MOUNAATAF+:.
-Les remueurs sur une éventuelle utilisation d’OGM dans l’alimentation de volailles suscitent la crainte des consommateurs. Pour Chaouki Jirari, directeur de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole, ces rumeurs sont dénuées de tout fondement, vu les textes juridiques qui sont explicites au sujet de l’exportation de ces matières.

-Abderrahim Jamaï, coordinateur de la Coalition marocaine pour l’abolition de la peine de mort, appelle le gouvernement au respect de ses engagements internationaux et au vote en faveur du moratoire pour l’abolition de la peine capitale lors de la réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre prochain.

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