Revue de presse marocaine du 06/06/2013

0 commentaires, 06/06/2013, Par , Dans Revue de Presse

Voici les principaux titres à la Une de la presse quotidienne de ce jeudi:.

+LE MATIN DU SAHARA ET DU MAGHREB+:.
-Objectif de la négociation ALECA: Simplifier les procédures douanières et alléger les barrières non tarifaires. Le 2ème round des négociations pour la conclusion d’un Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) entre le Maroc et l’UE aura lieu à partir du 24 juin à Bruxelles. Dans le même cadre, l’UE lancera, le 27 juin, une étude d’impact visant à évaluer les effets d’un tel accord sur le plan social, économique et environnemental dans le Royaume. Ces annonces ont été faites par Rupert Joy, ambassadeur de l’UE à Rabat lors d’une réunion d’information organisée mardi à Casablanca. Lors de cette rencontre, les intervenants ont été unanimes à souligner que le partenariat économique entre les deux partenaires a connu, en 2012, des avancées considérables: ouverture effective de la zone de libre-échange pour les produits industriels dans le cadre de l’accord d’association, avancée de l’accord sur les produits agricoles transformés et de la pêche, sans oublier l’entrée en vigueur de l’accord sur le règlement des différends ainsi que le lancement des négociations pour la conclusion d’un nouvel accord dans le domaine de la pêche. Cependant, les représentants de l’UE estiment que, malgré la suppression des droits de douane, les produits marocains ne pourront pas franchir certaines barrières non tarifaires, ce qui réduit les opportunités de profiter des avantages des accords de libre-échange déjà signés avec l’UE.

+LIBERATION+:. 
-Le comportement de Benkirane envers la CGEM irrite les parlementaires de l’opposition. Encore une fois une déclaration malencontreuse d’un ministre du gouvernement PJD. Il s’agit, en l’occurrence, de Habib Choubani, ministre chargé des Relations avec le Parlement et la société civile. Il a tout bonnement, lors d’une réunion de son parti à Casablanca, accusé l’opposition de « paralyser la Constitution » quand elle a décidé de boycotter la séance mensuelle consacrée à l’interpellation du Chef du gouvernement. Mehdi Mezouari, membre du Groupe socialiste à la 1ère Chambre, s’inscrit en faux contre cette assertion. « C’est le gouvernement et sa majorité qui assument la responsabilité de paralyser la Constitution », tance-t-il. D’un autre coté et selon une source bien informée, les parlementaires de l’opposition sont consternés par l’attitude du Chef du gouvernement envers la CGEM qui a pris la décision de boycotter une rencontre économique entre les hommes d’affaires marocains et leurs homologues turcs. Les partis de l’opposition interpelleront M. Benkirane sur ce dérapage, surtout que ce dernier a favorisé une association d’hommes d’affaires proche de son parti et exclu la plus puissante confédération du Patronat marocain.

-La grève du SDJ paralyse les tribunaux du Maroc: débrayages et sit-in, hier mercredi, sur l’ensemble du territoire national. Les tribunaux du Maroc ont été paralysés mercredi. Après plusieurs mois de répit, les militants du Syndicat démocratique de la justice (SDJ) ont observé une grève de 24 heures pour protester contre la politique suivie par Mustapha Ramid, ministre pjdiste de la Justice et des libertés, depuis qu’il a pris les rênes de ce département, et pour dénoncer aussi les violations des droits syndicaux. Des centaines de fonctionnaires de la Justice sont ainsi montés au créneau et ont scandé des slogans qui dénoncent les décisions prises par le ministre contre les fonctionnaires du secteur. Ils ont également réclamé que le Chef du gouvernement intervienne pour mettre fin aux ponctions sur les salaires des grévistes du secteur de manière « arbitraire ».

-La baisse des prix des médicaments continue de faire des vagues: El Houssein El Ouardi hésite entre la carotte et le bâton. El Houssein El Ouardi, ministre de la Santé, persiste et signe. Les prix des médicaments ne seront pas augmentés. Les informations relatant d’éventuelles hausses ne sont que des rumeurs propagées par certaines parties afin de perturber les négociations en cours. « Notre objectif est d’abord de baisser les prix et non l’inverse, et cela sans toucher à l’équilibre financier des professionnels du secteur », a-t-il indiqué mardi devant la Chambre des conseillers. Selon lui, tout accord avec les professionnels, les industriels, les distributeurs et les pharmaciens sera initié de manière participative et transparente et la question des prix ne constitue qu’un élément de la politique des médicaments au Maroc.

+L’ECONOMISTE+:.
-Domaine privé de l’Etat: 86 milliards DH en contentieux et 80.000 hectares squattés par les Collectivités locales! La Direction des domaines de l’Etat, qui gère le foncier public, multiplie les initiatives pour une nouvelle démarche. Son directeur Omar Faraj veut que son département soit un acteur actif dans le domaine de la gestion. « Nous jouons un role d’accompagnateur de l’Etat dans la réalisation de son plan de développement et nous espérons gagner de l’argent pour pouvoir continuer à le faire sur la durée », dit-il. Ainsi, M. Faraj a précisé que « nous avons près de 4533 affaires devant les tribunaux qui sont de différentes natures pour une valeur estimée à 86 MMDH », ajoutant que « nous avons aussi 80.000 hectares occupés de manière illégale par les Collectivités locales ». Par ailleurs, il a fait savoir que sa direction a recensé, au niveau déconcentré, près de 600 projets d’investissements en souffrance.

-Données personnelles: Le Maroc se plie aux normes européennes. S’adapter ou mourir. C’est bien là le dilemme du libre-échange européen. Le Conseil de gouvernement discutera aujourd’hui, à Rabat, de l’incorporation de la convention 108 du Conseil de l’Europe. Celle-ci concerne la « protection des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à caractère personnel ». Un chantier avec lequel l’Europe ne badine pas. Si le Maroc fait office d’avant-garde de ce coté-ci de la Méditerranée, les avancées semblent encore timides au vu de la boulimie législative à Bruxelles. L’enjeu est aussi financier: Selon Boston Consulting Group, les données personnelles des Européens représentaient en 2012 un pactole de 315 milliards de dollars.

+AUJOURD’HUI LE MAROC+:.
-Emigration des compétences qualifiées: Le Maroc troisième dans le monde. Dans un entretien accordé au quotidien, Abdellatif Maâzouz, ministre délégué chargé des MRE, revient sur le bilan de son ministère en faveur des expatriés marocains dans le monde et la stratégie gouvernementale pour répondre à leurs besoins. Dans ce sens, il indique que « le Maroc dispose en la personne de ses compétences émigrées, d’un potentiel humain inestimable », ajoutant que « ce capital, sans cesse renouvelé et enrichi, est générateur de plus-values multiples, aux effets induits inébranlables ». « Si le Maroc est classé au 3ème rang mondial avec 17 pc en termes de taux d’émigration des compétences qualifiées alors que la population totale des MRE est de 5 millions de personnes, il est certain qu’une politique efficace de mobilisation des compétences peut ralentir cette évasion et la rendre plus profitable au développement du Maroc », souligne le ministre.

-Séance mensuelle du Chef du gouvernement à la deuxième Chambre: L’opposition saboterait-elle Benkirane? Par tous les moyens, l’opposition cherche à s’imposer face au gouvernement particulièrement le PAM. Mardi dernier à la Chambre des Conseillers, Hakim Benchemass, président du groupe parlementaire PAM, a suspendu temporairement la séance des questions orales. C’est ainsi qu’il a protesté contre ce qu’il a qualifié de « dénigrement » du gouvernement du role du Parlement. Et la colère des Conseillers de l’opposition risque d’avoir des conséquences sur la séance mensuelle d’interpellation du Chef du gouvernement prévue le 19 juin prochain. A cet effet, ils se réuniront, lundi 10 juin, pour prendre position par rapport à un potentiel boycott de cette séance.

-L’assistance judiciaire cale: Ramid fait marche arrière sur son décret. Mustapha Ramid a cédé sur l’assistance judiciaire. Le ministre de la justice er des libertés, a affirmé que « le gouvernement est prêt à abroger le décret relatif à l’assistance judiciaire ». Pour Ramid, « le ministère ne peut pas contraindre les avocats à percevoir ces sommes car elles ne relèvent point du domaine des obligations ». Le ministre, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée par son département pour clarifier le contexte de promulgation de ce décret, a ajouté que le texte « peut être abrogé à la demande de l’Association des barreaux du Maroc ».

+L’OPINION+:.
-Meknès-Tafilalet: Les responsables des DPA de Khénifra et Midelt démis de leurs fonctions. Les directeurs des DPA (Direction provinciale de l’agriculture) de Khénifra et Midelt ont été démis de leurs fonctions par le ministère de l’Agriculture et des pêches maritimes, apprend-on de sources officielles. Si le département de l’agriculture n’a pas, pour le moment, précisé les motifs de cette décision, tout laisse à croire que cette sanction administrative est l’une des conséquences du dernier scandale de corruption qu’a connu la région. Un inspecteur du ministère de l’Agriculture a été pris en flagrant délit de corruption. Il a été interpellé à Meknès en train de recevoir un pot de vin d’une valeur de 100.000 DH de la part d’un investisseur dans le secteur agricole.

+AL BAYANE+:.
-Maroc-UE: Vers la conclusion d’un accord de libre-échange complet et approfondi. Le Maroc et l’UE veulent renforcer davantage leur partenariat. La mise en uvre du prochain Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) offre un cadre de coopération plus dynamique et plus concurrentiel. Cette nouvelle forme d’intégration économique permettrait un meilleur accès au marché, combinée de meilleures visibilité et stabilité dans le monde des affaires. La conclusion d’un accord de libre-échange complet et approfondi entre le Maroc et l’UE, dont les négociations ont démarré au début du mois de mars dernier, avance bien. Les deux parties, à savoir le Maroc et son premier partenaire économique, l’UE, sont animées de bonne volonté pour faire aboutir cet accord dans les meilleurs délais.

+LE SOIR ECHOS+:.
-Faouzi Chaâbi: « Il faut laisser le gouvernement travailler! ». Dans un entretien accordé au journal, Faouzi Chaâbi, ex-député et membre du parti de l’Environnement et du développement durable (PEDD) a souligné que « Nous avons des gens nouveaux qui gouvernent pour la première fois », et à qui il leur faut le temps pour qu’ils s’installent et qu’ils comprennent les rouages de leurs départements. Ces gens, a-t-il ajouté, ont hérité d' »une bombe à retardement avec une situation économique des plus alarmantes à cause de la crise internationale et les finances qui sont dans un état désastreux ». En plus de ça, « ils ont hérité du problème de la Caisse de compensation. Ils ne peuvent pas travailler avec un budget impacté par la crise et dont plus de 50 MMDH vont à cette Caisse pour venir modérer les prix de certaines matières. C’est un erreur et une bêtise que les gouvernements précédents ont fait », a-t-il indiqué.

-Pays-Bas: Les retraités marocains crient victoire. La justice néerlandaise a ordonné au gouvernement hollandais de verser aux retraités résidant hors du pays « l’indemnité de la perte du pouvoir d’achat des contribuables âgés », dont le montant s’élève à 33,11 euro, avec effet rétroactif à compter du 1er juin 2011, date de la suspension de cette allocation. La Justice néerlandaise donne ainsi gain de cause aux retraités résidant hors des Pays-Bas, y compris les Marocains.

+AL MASSAE+:.
-Des sociétés et des banques marocaines victimes d’une affaire d’escroquerie. Une source bien informée à Interpol a indiqué qu’un homme d’affaires yéménite a réussi à escroquer plusieurs sociétés, banques et établissements publics marocains et à leur soutirer près de 100 milliards de centimes avant de quitter le Royaume en direction de son pays.

-A la surprise générale!: La Cour d’appel de Fès a acquitté, mercredi, Naoufal Chabat (fils de Hamid Chabat), dans l’affaire du réseau de trafic de drogue dure démantelée en 2009, après avoir condamné en première instance à trois ans de prison ferme.

-Le wali de la région du Grand Casablanca Mohamed Boussaïd et le Maire de la ville, Mohamed Sajid, accusés d’être derrière des « dysfonctionnements » d’ordre juridique et gestionnel ayant entaché le contrat d’épuration des eaux usées qui s’inscrit dans le cadre du plan d’assainissement de la cote orientale, a révélé une source informée au sein du Conseil de la métropole.

-Le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid, brandit l’article 41 de la loi régissant la profession d’avocat devant les protestations de l’Association des barreaux du Maroc contre le décret de l’assistance judiciaire. Lors d’une conférence de presse, mercredi à Rabat, Ramid a critiqué ce qu’il a qualifié de « problématiques factices » qui ont suivi la publication dudit décret, soulignant la disposition du gouvernement à abroger ce décret si les représentants de la nation souhaitent amender l’article 41 de la loi régissant la profession d’avocat.

-Les ouvriers marocains à Sebta et Mellilia sollicitent une intervention royale. Omar Boujida, Secrétaire régional de l’UMT dans l’Oriental et du Rif, a indiqué que le gouvernement est incapable de régler les problèmes auxquels font face ces ouvriers marocains détenteurs de permis de travail et non résidant dans les présides occupés de Sebta et Melilla, ajoutant que ces derniers sont victimes de mauvais traitements et de pratiques discriminatoires qui les privent des droits socio-économiques dont jouissent les citoyens espagnols.

+AL AHDATH AL MAGHRIBIA+:.
-Les examens du baccalauréat sous haute surveillance. Dans leurs déclarations, les responsables du ministère de l’Education nationale ont réaffirmé que la lutte contre la triche lors de ces examens sera très ferme, à travers une batterie de mesures dédiées à cette fin. De leur coté, les autorités de police poursuivent leur mobilisation pour faire face à ce phénomène à travers la mise en place des outils de protection et de dissuasion, particulièrement dans l’entourage des établissements scolaires afin que ces examens se déroulent dans les meilleures conditions, ont fait savoir des sources policières.

-Le PAM proteste contre l’ignorance par le gouvernement des convocations adressées par les conseillers aux ministres. Hakim Benchemass, président du groupe du PAM à la 2ème Chambre, a fait appel, mardi dernier, à l’article 120 du règlement intérieur de la 2ème Chambre pour la suspension temporairement par le président de la séance hebdomadaire des questions orales tenue mardi et a annoncé le retrait de son groupe de ladite séance en guise de protestation contre la non réponse de certains ministres aux lettres qui leur ont été adressées à diverses reprises pour la tenue des travaux des commissions parlementaires autour de sujets qui intéressent la nation et les citoyens.

-Le mouvement de grève observé par les greffiers perturbe le fonctionnement normal des tribunaux. Le secteur de la justice a vécu hier mercredi une journée chaude, puisque les tribunaux étaient presque paralysés suite au débrayage observé par les greffiers, affiliés au syndicat démocratique de la justice, et aux marches organisées en direction des sièges des sections régionales du CNDH, en guise de protestation contre les décisions arbitraires du ministre de la justice à l’encontre de leur syndicat.

-Les pro-Driss Lachgar menacent de destituer Ahmed Zaïdi de la présidence du groupe socialiste à la Chambre des représentants. Quelques jours seulement après la création du courant réformateur baptisé « démocratie et ouverture » et les critiques virulentes de ce dernier contre le rendement du bureau politique de l’USFP, les partisans de Driss Lachgar n’ont pas tardé à réagir. Des sources bien informées au sein du parti de la Rose ont indiqué que la commission de l’organisation et de la gouvernance a décidé lors de sa réunion, samedi dernier, de soumettre une recommandation à la commission administrative ayant trait à la destitution d’Ahmed Zaïdi de la présidence du groupe parlementaire socialiste, ajoutant que la commission administrative devrait examiner cette recommandation lors de sa prochaine session prévue en juillet prochain avant d’être soumise au bureau politique pour prendre la décision finale.

+AKHBAR AL YAOUM AL MAGHRIBIA+:.
-Le Parti de l’Istiqlal en attente de l’arbitrage royal. Lors de la réunion, mardi, du comité exécutif du parti, le SG du PI, Hamid Chabat a indiqué que « nous attendons toujours l’arbitrage du Roi », ajoutant n’avoir reçu aucun signal pour le règlement de la crise avec Abdelilah Benkirane. Au cours de cette réunion, Chabat a ajouté que le parti de la Balance reste engagé au sein du gouvernement et « nous y resterons jusqu’à ce que le Souverain dit Son mot ».

-Le Chef du gouvernement entre en ligne dans l’affaire de l’entrepreneur qui a révélé des affaires de corruption dans des marchés publics dans certains ministères. Dans une déclaration au quotidien, l’entrepreneur en question, Said Chekrouni, a indiqué avoir reçu un appel téléphonique de la part du Chef de l’Exécutif avec qui il a parlé pendant une demi-heure sans être interrompu et expliqué les détails de cette affaire. Et de préciser que M. Benkirane lui a promis de le recontacter en vue de fixer un rendez-vous pour le rencontrer et examiner cette affaire.

-Le MP vise deux autres portefeuilles ministériels en cas d’un éventuel remaniement gouvernemental. Des sources partisanes ont indiqué que le parti de l’Epi devrait exiger deux portefeuilles ministériels supplémentaires en cas de remaniement ministériel, soulignant que le parti de Mohand Laenser avait discuté cette question et conclu qu’il a été le plus grand perdant dans la répartition des maroquins suite à la formation de l’actuel gouvernement.

-Après sa condamnation en première instance pour trois ans de prison ferme: Le fils de Hamid Chabat, Naoufal, acquitté. La Cour d’appel de Fès a décidé mercredi matin d’innocenter Naoufal Chabat, fils aîné du SG du parti de l’Istiqlal et de l’UGTM, aux cotés de cinq autres mis en cause qui ont été condamnés l’année dernière en première instance pour détention et trafic de cocaïne.

+BAYANE AL YAOUM+:.
-Les greffiers protestent contre les décisions du ministère de la Justice. Les greffiers, affiliés au Syndicat démocratique de la justice (SDJ), ont observé mercredi une grève nationale ponctuée de marches de protestation vers les sièges des sections régionales du Conseil national des droits de l’Homme, pour exprimer de nouveau leur « rejet absolu et total de la décision relative aux prélèvements sur les salaires des grévistes, qu’ils estiment « anticonstitutionnelle », tout en réclament la restitution des sommes prélevées.

+ASSAHRAE AL MAGHRIBIA+:.
-Des militants du Mouvement international pour le parachèvement de l’intégrité territoriale du Maroc ont décidé d’observer une grève ouverte de la faim devant le siège du Parlement à partir de mercredi, en solidarité avec Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, dont l’état de santé s’est beaucoup détérioré en raison d’une grève de la faim qu’il observe depuis le 20 mai dernier à Nouakchott, en Mauritanie. Ces militants ont souligné que l’arrêt de leur grève dépend de la tenue d’une réunion de la commission des droits de l’Homme dans les deux Chambres du Parlement et la publication d’un communiqué officiel par le gouvernement et le parlement à ce sujet.

+RISSALAT AL OUMMA+:.
-Au moment où Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud a annoncé qu’il reste attaché à sa grève de la faim malgré la détérioration de son état de santé, des acteurs des droits de l’Homme ont entamé mercredi un sit-in et une grève de la faim ouverte devant le parlement en guise de protestation contre le mutisme « suspect » du gouvernement Benkirane à l’égard de ce dossier. Prennent part à ce mouvement de protestation et de solidarité, organisé à l’appel du Mouvement international pour le soutien du parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc, le Comité de travail pour la libération de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, l’Organisation « Al Yamama Al Beida » (Colombe blanche) et l’Association « Chabab Al Baïa (Jeunes de l’allégeance) pour le Maroc de demain », outre d’autres organisations nationales, des avocats et des acteurs de la société civile.

-Les ouvriers marocains à Sebta et Mellilia montent au créneau et déclarent n’avoir pas de quoi subvenir à leurs besoins les plus élémentaires, tout en menaçant de fermer les passages frontaliers « fictifs ». Lors d’une conférence de presse, mercredi à Rabat, Omar Boujida, secrétaire régional de l’UMT dans l’Oriental et le Rif, a tiré à boulets rouges sur le gouvernement, l’accusant de contribuer à « la consolidation du colonialisme » dans les deux présides occupés. Il a également souligné que la violation des droits de ces ouvriers, qui ont travaillé plus de 14 ans dans les deux villes sous occupation espagnole, constitue « une catastrophe » et « un grand affront » au Maroc.

+AL KHABAR+:.
-Des SMS sèment la confusion au ministère de la Justice et des libertés! Des sources ont indiqué que le ministère a diligenté une enquête judiciaire concernant des SMS qui circulent parmi les nouveaux recrus du ministère, les informant que certains documents manquent à leurs dossiers administratifs et qu’ils doivent payer des sommes d’argent pour compléter leurs dossiers.

-Hakim Benchemass accuse Benkirane de « paralyser » la mise en oeuvre de la Constitution. S’exprimant, mardi, devant la Chambre des conseillers le président du groupe du PAM à la deuxième Chambre, a accusé le Chef du gouvernement de « paralyser » la Constitution en refusant de paraître devant les deux Chambres du Parlement pour présenter le bilan de sa politique générale conformément à l’article 101 de la Loi fondamentale. Et Benchemass de renchérir: « Benkirane a même refusé de répondre à la correspondance du groupe parlementaire du PAM, ce qui constitue un manque de respect à la fonction de l’institution législative ».

-Les ouvriers marocains de Sebta et Mellilia menacent de fermer les frontières. Lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Rabat, le Secrétaire régional de l’UMT dans le Rif et l’Oriental, Mohamed Boujida, a souligné que les travailleurs marocains à Sebta et Mellilia souffrent de plusieurs problèmes, appelant le gouvernement marocain à intervenir pour soutenir ces travailleurs, d’autant plus qu’il existe des plans pour les expulser dans les prochaines années. Boujida a menacé d’escalade (organisation de marches ou fermeture des frontières) si les responsables marocains n’interviennent pas.

-Après les accusations proférées par Hamid Chabat à l’adresse du ministre de la Santé, El Houssein El Ouardi, ce dernier a affirmé qu’il n’existe aucun document confidentiel signé avec les industriels pharmaceutiques et prévoyant l’augmentation des prix des médicaments. S’exprimant devant la Chambre des Conseillers, El Ouardi a nié l’existence d’un quelconque document secret pour élever le prix de 2.700 médicaments, soulignant à ses détracteurs que « si vous possédez ce fameux document, je voudrais le voir! ».

+ASSABAH+:.
-Le tribunal de 1ère instance de Salé examine, mercredi prochain, l’affaire d’un adoul qui a détourné 500 millions de centimes des avoirs de ses clients et indique qu’il a remis cette somme à une personne « habitée par le djen » (mauvais esprit). Par ailleurs, 26 victimes ont déposé des plaintes contre ledit adoul auprès du procureur général du Roi près la même juridiction.

-Des parties influentes exercent des pressions pour la cession d’un foncier relevant du domaine public au profit d’un ancien ministre au gouvernement Abbas El Fassi. Des sources au sein de la commission de traitement des demandes d’autorisation avait auparavant refusé la cession de ce foncier après que le ministre ait présenté une demande à travers une société non autorisée. Ce dernier a ensuite changé le nom de la société et présenté une nouvelle demande au nom d’une nouvelle firme afin de rendre légal l’opération de vente de ce foncier de 8000 M2 situé dans un emplacement stratégique à un prix dérisoire.

-Le Club des magistrats du Maroc appelle, dans une lettre adressée au Conseil supérieur de la magistrature, à lever le secret sur la notation des juges par leurs chefs et à leur permettre de consulter les rapports et les bulletins concernant les magistrats dans la perspective de les annuler et de trouver d’autres critères et modes pour la notation des juges à même de garantir l’indépendance des magistrats dans l’exercice de leurs fonctions.

-L’Istiqlal critique le mode de gestion des affaires du pays par Abdelilah Benkirane selon « une approche partisane étroite et sectaire ». Les membres du Comité exécutif ont souligné lors de leur réunion, tenue mardi, que l’organisation de la visite du Premier ministre turc Recep Tayyib Erdogan a été marquée par l’improvisation et la confusion en raison de la prééminence de l’approche partisane étriquée et la non concertation avec les composantes du gouvernement, ce qui a donné l’impression que cette visite s’est déroulée dans un cadre strictement partisan et non pas gouvernemental et qui n’a pas été du goût des hommes d’affaires marocains représentés par la CGEM et laissé une mauvaise impression dans les milieux politique et professionnel.

-Le spectre de la faim plane sur les camps de Tindouf sur le territoire algérien. Des sources sahraouies ont souligné qu’il y a une grande pénurie de produits alimentaires dans les camps de Tindouf, ajoutant que le spectre de la faim hantent les séquestrés dans ces camps.

+AL ALAM+:.
-Le Maroc, quatrième client arabe d’Israël. Selon l’Institut israélien des exportations, le Maroc figure à la quatrième position dans le monde arabe en termes d’échanges commerciaux avec l’Etat hébreu (Un volume d’échange d’une valeur de 6 à 10 millions de dollars) après la Jordanie, l’Egypte et le Liban. Selon ledit institut, ces échanges devraient augmenter, notamment dans les secteurs du tourisme, des technologies, de l’armement et de l’industrie agro-alimentaire. Ces données sont contraires aux propos du PJD qui avait promis, avant de prendre les rênes du gouvernement, de s’opposer à toute normalisation avec Israël.

+AL ITTIHAD AL ICHTIRAKI+:.
-Le FMI pourrait retirer au Maroc les 6,2 milliards de dollars mis à sa disposition après avoir été pris connaissance de la réalité du déficit budgétaire du Royaume. Des sources informées ont indiqué que le Royaume pourrait être privé de cette ligne de précaution au cas où le gouvernement ne fait pas preuve de sérieux en matière de respect de ses engagements et ne prend aucune mesure tangible pour réduire le taux de ce déficit.

-Le ministre de la justice et des libertés, Mustapha Ramid, renvoie le dossier de l’assistance judiciaire devant le congrès des avocats de peur de voir la réforme du système judiciaire critiquée lors de ce conclave. Des sources responsables au sein de l’association des barreaux du Maroc ont indiqué que les travaux de ce congrès de trois jour à Saadia devraient être marqués par des positions négatives vis-à-vis du dialogue national sur la réforme de la justice et ce en raison de l’entêtement de Ramid, qui a entamé un dialogue taillé sur mesure et créé des conflits « gratuits » avec toutes les composantes du secteur de la justice.

+ANNAHAR AL MAGHRIBIA+:.
-Décret relatif à l’assistance judiciaire: l’Association des barreaux des avocats interpelle le Parlement. Hassan Ouahbi, président de l’Association des barreaux des avocats, a affirmé que ce décret « porte atteinte aux compétences des bâtonniers, à l’indépendance et à la liberté de la profession, ainsi qu’à la dignité de l’avocat », ajoutant que ce décret prévoit des maigres indemnités aux avocats dans le cadre de l’assistance judiciaire.

-600 employés du ministère de la Santé observent un sit-in ouvert fin juin. La commission nationale des employés titulaires de licence dans le secteur de la Santé, qui ne sont pas intégrés dans l’échelle 10, ont décidé d’observer un sit-in ouvert les 20 et 21 juin pour protester contre leur non-intégration dans l’échelle 10 sur la base de leurs diplomes. Selon des source au sein de la commission, tous les employés du secteur titulaires de licence (600 employés) devraient participer à ce sit-in.

-Des Marocains critiquent vertement la manière de leur dédommagement par l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg. Ces victimes ont estimé que les indemnisations qu’ils ont reçues de la part de l’Agence sont médiocres et injustes par rapport à la valeur réelle de leurs propriétés.

+AL MOUNAATAF+:.
-Bras de fer autour du décret de l’assistance judiciaire: Mustapha Ramid est disposé à l’abroger et les avocats insistent sur son amendement. Après les sit-in organisés récemment par l’Association des barreaux du Maroc devant les Cours d’appel, le ministre de la justice et des libertés, Mustapha Ramid a indiqué, lors d’une conférence de presse, que le gouvernement est prêt à abroger ce texte, tout en faisant savoir qu’il n’y a pas de possibilité d’élaborer un nouveau décret. Il a aussi indiqué que si les parlementaires veulent réviser ce décret, le ministre mettra alors en application le texte législatif qui émane du parlement.

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