Revue de presse marocaine du 05/07/2013

0 commentaires, 05/07/2013, Par , Dans Revue de Presse

Voici les principaux titres à la Une de la presse quotidienne du vendredi:.

+LIBERATION+:.
-Le CMC plaide pour un changement du modèle de croissance: Pour une industrialisation qui prend en considération les particularités et le potentiel du Maroc. « La croissance au Maroc est une croissance sans emploi ». Ce paradoxe que les économistes sont incapables d’expliquer, a constitué le constat de départ du point de presse du président du Centre marocain de conjoncture (CMC), Habib El Malki, sur les perspectives de croissance de l’économie nationale. Au cours de son raisonnement, il a rappelé que « la croissance est par définition créatrice de richesses, c’est un postulat, une règle, un enseignement qu’on peut tirer de l’histoire de l’évolution économique », ce qui ne fut pas le cas au Maroc. Dans ce cadre, le président du CMC a plaidé pour le changement du modèle actuel de croissance, en adoptant un modèle favorisant l’industrialisation de l’économie nationale, seul gage d’une croissance stable et indépendante des aléas climatiques.

-Nouvelles élections à l’Ordre national des architectes en septembre prochain: Des échéances qui s’annoncent houleuses. Les élections de l’Ordre national des architectes seront organisées le 27 septembre prochain. Un rendez-vous très attendu par les architectes après l’invalidation des élections professionnelles en première instance en 2011 et par la Cour d’appel en 2013. Pourtant, la prise de cette décision ne semble pas faire l’unanimité. Plusieurs architectes regroupés au sein d’un collectif dénommé « Initiative architectes » vient d’adresser une pétition au Secrétaire général du gouvernement et au ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, dans laquelle il appelle à prendre toutes les mesures administratives et organisationnelles appropriées pour rétablir la légalité et le respect de la loi au sein du Conseil national de l’Ordre des architectes.

+LE SOIR ECHOS+:.
-Gouvernement: Remaniement, élections…Quelle issue pour le gouvernement PJD? Abdelilah Benkirane a un mois pour trouver une alternative à l’Istiqlal, dont la réunion du comité central vient de confirmer la volonté de quitter la majorité. Dans le cas où l’Istiqlal exécute ses menaces, le Chef du gouvernement aura des choix limités. Remaniement? Elections anticipées? Volte-face de l’Istiqlal? Le suspense reste entier même si la doléance de Hamid Chabat concerne la manière des dirigeants du PJD dans la gestion de la coalition de la majorité et le peu d’égard qu’ils portent aux autres membres de ce même gouvernement. Trouver une autre alliance n’est peut-être pas la meilleure solution. Ramadan risque d’être riche en rebondissements sur la scène politique.

+AUJOURD’HUI LE MAROC+:.
-Fermeture des « Dour Al Koraan » à Marrakech: Mustapha Ramid s’oppose à Ahmed Toufiq. Nouveau couac au sein de l’Exécutif. La récente décision d’Ahmed Toufiq, ministre des Habous et des Affaires islamiques de fermer les « Dour Al Koraan » à Marrakech ne fait pas l’unanimité chez ses confrères du gouvernement. Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des Libertés, a exprimé mercredi son désaccord avec le ministre des affaires islamiques. « Je considère cette décision comme une erreur, j’espère grandement qu’elle sera révisée », a affirmé Ramid dans une déclaration à la presse. Par sa position, Mustapha Ramid soutient ouvertement les centaines de sympathisants du cheikh Maghraoui qui ont organisé des sit-in devant les établissements fermés en protestation contre la décision du ministre des affaires islamiques. C’est ainsi que l’équipe gouvernementale vit une nouvelle fois au rythme d’une véritable cacophonie, avec des décisions prises et contestées par les ministres entre eux.

-Pourquoi le PAM s’intéresse aux MRE?: Le parti a ouvert des antennes dans plusieurs villes européennes. Le PAM continue de tisser sa toile dans les capitales européennes les plus importantes. Après la France et la Belgique, c’était dernièrement au tour de la Hollande et de l’Allemagne de connaître la création de sections du PAM à l’étranger. Ainsi, en une année, le PAM est devenu l’un des rares partis marocains à disposer d’une telle présence à l’étranger. L’offensive à l’international du PAM est donc manifeste, sachant que le parti avait franchi les frontières en réunissant 17 factions palestiniennes à Rabat, ou encore dernièrement en envoyant ses dirigeants à la rencontre de la célèbre opposante Aung San Suu Kyi. Pourquoi donc une telle offensive? Pour les observateurs de la scène politique, il s’agit d’une volonté de concurrencer le PJD à l’international, étant donné que les MRE peuvent constituer une importante force électorale si le droit de vote leur est accordé conformément à la Constitution.

+LE MATIN DU SAHARA ET DU MAGHREB+:.
-Crise de la majorité: Rapprochement renforcé entre l’Istiqlal et l’USFP. Le Parti de l’Istiqlal prépare activement son passage à l’opposition. Vu les derniers développements, la réconciliation avec le PJD relève désormais de l’impossible sauf si, « par miracle », Abdelilah Benkirane accepte de reconstituer un gouvernement rétréci de 15 ministres axé sur des pôles ministériels. C’est ce que tient à souligner Abdelkader El Kihel, membre du comité exécutif du PI et l’un des jeunes dirigeants istiqlaliens proches de Hamid Chabat. En attendant que les héritiers de Allal El Fassi quittent le navire gouvernemental, leur chef de file balise le terrain pour basculer vers le rang de son allié historique: l’USFP. Le rapprochement entre le parti de la balance et celui de la rose est d’une grande actualité. Hamid Chabat et Driss Lachgar se sont réunis au siège de l’USFP, lundi dernier, pour coordonner les futures actions communes. Des réunions sont même prévues dans les jours qui viennent entre leurs états-majors pour relancer la légendaire Koutla, mais sans la présence du PPS qui fait toujours partie du gouvernement. Et même si le PPS décide de se défaire de l’alliance gouvernementale, sa cohabitation avec l’Istiqlal dans le cadre de la Koulta serait on ne peut plus difficile en raison des déclarations tonitruantes et incendiaires de Chabat à l’égard des progressistes.

-Conjoncture: Le CMC réitère ses warnings. On attendait à ce qu’il aborde le déficit public, la dette, la politique monétaire et le taux de change notamment. Il n’en sera rien. Le président du Centre marocain de conjoncture (CMC), Habib El Malki, est resté général dans sa présentation, lors du point de presse annuel que l’institution a organisé mercredi dernier à Casablanca. « Nous sommes arrivés aujourd’hui à un niveau de blocage qui mérite une réflexion globale », souligne Habib El Malki, ajoutant que « ce blocage, issu d’un décalage entre le temps politique et le temps économique, nécessiterait une révision du modèle de croissance ». Selon lui, l’économie n’est pas encore « autonomisée » et reste toujours « sous la tutelle des politiques ». Et comme à chacune de ses sorties, El Malki a répété que le CMC ne veut donner de conseils à personne, « ni tirer les oreilles à qui que ce soit » et qu’à travers ses propositions, il « vise à contribuer au débat national ». Mais cela ne l’a pas empêché de remettre en question les choix économiques du gouvernement de Abdelilah Benkirane.

+L’ECONOMISTE+:.
-Croissance: Pourquoi le modèle marocain s’essouffle. « Nous n’avons pas une culture tournée vers les réformes. Celles-ci sont en panne dans un contexte difficile qui nécessite de la réactivité ». Pour Habib El Malki, président du Centre marocain de conjoncture (CMC) et membre de l’USFP, le temps économique doit aller au-delà du temps politique. Un clin d’ il à l’équipe Benkirane qui se limite à des effets d’annonces sur des dossiers sensibles sans pour autant opérer les réformes nécessaires ou apporter des ajustements aux plans sectoriels lancés depuis quelques années. Tirant une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur le modèle économique, lors de la rencontre annuelle organisée mercredi à Casablanca, les experts du CMC sont revenus à la charge sur la nécessité d’opérer un changement en faveur de l’industrialisation du pays. Car le modèle de croissance actuelle basé sur la demande intérieure s’essouffle et montre ses limites. Il reste lié à la bonne tenue de la campagne agricole.

-Tourisme/Ramadan: Le pari difficile du remplissage. C’est devenu un casse-tête pour les professionnels du tourisme. Le duo infernal Ramadan-vacances. Chaque année, c’est la même question: Comment attirer la clientèle marocaine en période de Ramadan dans les hôtels et stations balnéaires touristiques? Pis encore, cette année, Ramadan coïncide avec la saison des grandes vacances, à cheval sur les deux mois-pic de l’été, juillet et août. Certains professionnels ne s’en cachent plus: Ramadan en été, disent-ils, est une mauvaise affaire pour le secteur. Selon un hôtelier, « Ramadan est devenu synonyme d’assèchement d’une manière très forte sur le marché local et d’une manière variable sur les marchés leaders européens, notamment français où l’impact est plus ressenti. Puisque c’est un marché beaucoup plus familier à la destination Maroc ».

-Crise gouvernementale: Le casse-tête de la classe politique. La classe politique est dans la tourmente. Personne ne donne l’impression de savoir de quoi sera fait demain. La crise gouvernementale, démarrée depuis plusieurs semaines, semble s’installer par manque de réactivité des protagonistes. Le PPS, après la réunion de son bureau politique mercredi soir, semble sortir du lot. Les digues commencent à bouger. Ainsi, après avoir affirmé qu’il était prêt à toutes les éventualités, y compris celle des élections anticipées, le bureau politique du parti de Nabil Benabdellah a invité le Chef du gouvernement à participer au déblocage de la situation. Et cela devra se faire à travers le dialogue avec les partis de l’opposition et l’adoption d’une approche participative dans la gestion des affaires publiques. Dans cette affaire, Abdelilah Benkirane, en tant que patron de la majorité, devait prendre des initiatives pour trouver une sortie de crise. Il a préféré se murer dans un mutisme, en s’imposant une ligne de conduite qui ne semble pas payer.

+AL BAYANE+:.
-JP Morgan livre sa note sur le Maroc: Le pays souffre de sa forte intégration avec la zone euro. Les experts de la Banque américaine « JP Morgan » estiment que les perspectives de croissance économique du Maroc s’avèrent peu optimistes. Leurs pronostics tablent sur un taux de croissance du PIB national de l’ordre de 4 pc à fin 2013. Ce taux devrait se limiter à 2,6 pc du PIB en 2014. La Banque d’affaires et d’investissement américaine annonce que contrairement à l’idée reçue, le Maroc souffre de sa forte intégration avec la zone euro et reste globalement peu ouvert sur l’extérieur. La note de la banque d’affaires US vient confirmer le rapport du département de la recherche économique de la banque d’affaires française « Natixis » publié récemment. Ce rapport pointe du doigt les fragilités de l’économie marocaine et souligne que le Maroc doit faire face à ses propres fragilités face à une demande étrangère déprimée et au renchérissement des matières premières sur le marché international.

+L’OPINION+:.
-Indice mondial 2013 de l’innovation: Le Maroc perd quatre places. Dans le classement de l’Indice mondial 2013 de l’innovation publié par l’Université Cornell, l’INSEAD (Institut Européen d’Administration des affaires et commerce international) et l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), le Maroc se classe à la 92ème place sur une liste de 142 pays. Par ce classement, le Royaume perd quatre places puisqu’il a été classé à la 88ème en 2012. Il se considère ainsi, par les experts de ces institutions, comme l’un des pays les moins performants en matière d’innovation.

+AL MASSAE+:.
-Le SG de l’Istiqlal, Hamid Chabat déclare: « Nous réfléchissons à la réactivation de la Koutla et nous n’avons pas voulu laisser le gouvernement dans une véritable impasse ». Dans une déclaration au journal, le patron du parti de la Balance a affirmé que sa formation reste attachée à la décision de se retirer du gouvernement Benkirane, soulignant que « nous n’avons pas voulu laisser l’Exécutif dans une situation très embarrassante, raison pour laquelle nous lui avons accordé un délai pour chercher un nouveau allié », niant par la même occasion toute division entre les Istiqlaliens au sujet de la décision du retrait. Par ailleurs, Chabat a fait savoir que la coordination avec l’USFP se passe dans les meilleures conditions, indiquant qu’il a été convenu de tenir des réunions entre les directions des deux partis pour aller de l’avant dans cette coordination, de même que « nous réfléchissons aussi à la réactivation de la Koutla ».

-Le bureau local des enseignants à la faculté de médecine et de pharmacie à Marrakech, affilié au syndicat de l’Enseignement supérieur, fait éclater un grand scandale qui a poussé le directeur du CHU Mohammed VI, Mohamed Harif à la démission. Des sources bien informées ont indiqué que la démission de M. Harif est intervenue en signe de protestation contre la persistance du ministère de la Santé à faire passer un marché « douteux » pour l’acquisition de matériels pour le laboratoire relevant du CHU pour une enveloppe de 15 MDH, alors que le prix proposé par les autres sociétés en lice ne dépasse pas les 4 MDH. Suite à ce scandale, le corps enseignant à la faculté de médecine et de pharmacie de Marrakech a décidé d’examiner les moyens à suivre pour exprimer leur mécontentement.

-Bouchaïb Rmail, DG de la Sûreté nationale, renforcera les rangs de la police par le recrutement de 2413 agents de différents grades, dont 2016 gardiens de la paix qui seront affectés, après leur stage de formation à l’Institut royal de police, dans les différentes villes du Royaume, particulièrement dans les grandes cités qui connaissent un taux élevé de criminalité.

-Après une longue période d’attentisme, le ministère de l’Education nationale a rendu publique, mercredi dernier, les résultats du mouvement des enseignants au titre de l’année 2013. Ce mouvement a bénéficié à 6.708 sur les 51.000 enseignants ayant présenté des demandes d’affectation. Suite à la publication de ces résultats, Mohamed Dahmane, membre de l’UNTM, bras syndical du PJD, a vivement critiqué le ministère et souligné que ce dernier a décidé, pour la première fois et de manière unilatérale, de publier les résultats de ce mouvement qui, selon lui, privera des centaines d’enseignants écartés de ce mouvement ainsi que de l’opération de regroupement familial de contester les résultats auprès des services compétents.
+AL AHDATH AL MAGHRIBIA+:.
-La crise de la majorité gouvernementale: Le PPS exprime son inquiétude. Le Bureau politique du parti du Livre a tiré, mercredi, à l’issue de sa réunion hebdomadaire, la sonnette d’alarme sur les conséquences de la situation d’attentisme que connaît le pays en raison de la crise gouvernementale, appelant les différents acteurs politiques à mettre l’intérêt de la nation au-dessus des calculs politiques étroits.

-Les nominations de Choubani poussent les fonctionnaires de son ministère à former un nouveau syndicat. Les fonctionnaires du ministère chargé des relations avec le Parlement et la société civile ont tenu, la semaine dernière, l’assemblée constitutive d’un nouveau cadre syndical, baptisé « le syndicat indépendant des fonctionnaires du ministère chargé des relations avec le parlement », le premier du genre dans l’histoire du ministère. Pour Mohamed Ezzehari, (actuel président de la Ligue marocaine pour la défense des droits de l’Homme), qui a été élu président dudit syndicat, les nominations effectuées récemment au sein du ministère ont suscité une vive polémique, avant de souligner la nécessité de respecter les conditions liées aux nominations loin de toute considération partisane, associative ou idéologique.

-Perspectives de croissance de l’économie nationale: Désaccord entre le ministère de l’Economie et des finances et le HCP. Au moment où le HCP prévoit que la croissance de l’économie nationale ne devrait pas dépasser 4,8 pc au cours de l’année en cours, le ministre de l’Economie et des finances Nizar Baraka a indiqué mardi, lors de la séance des questions orales à la Chambre des Conseillers, que cette croissance devrait atteindre 5,1 pc en 2013.

+AKHBAR AL YAOUM AL MAGHRIBIA+:.
-En prélude à son approbation finale par le Parlement: Adoption, mercredi, à l’unanimité par les membres de la Commission de la Justice, de la Législation et des droits de l’Homme à la Chambre des conseillers de la proposition d’amendements du Code pénal présentée à l’initiative du groupe du PJD à la 1ère Chambre. Ces amendements viennent resserrer l’étau sur les auteurs des crimes de détournement des deniers publics, de corruption et d’abus de pouvoir et exemptent désormais le dénonciateur d’un acte de corruption de toute poursuite judiciaire.

-Mohamed El Ouafa, ministre de l’Education nationale, s’est excusé mercredi dernier de ne pas pouvoir assister à la suite des travaux de la journée d’étude organisée par le PJD sur le thème « la loi sur la langue arabe et les mécanismes de sa mise en uvre ». Des sources bien informées ont révélé que le ministre s’est dirigé directement vers le Cabinet royal pour prendre part à une réunion consacrée à la finalisation d’un grand projet, dont la nature n’a pas été divulguée, et qui sauverait 120.000 jeunes marocains de plusieurs problèmes sociaux, et à leur tête le chômage.

-La défense de l’ancien DG de l’ONDA, Abdelhanine Benallou, tire à boulets rouges sur la BNPJ et l’accuse d’avoir commis plusieurs irrégularités dans le dossier de l’Office. Lors de sa première plaidoirie, jeudi, la défense a affirmé que la cession de lots de terrain à Ifrane a été totalement légale comme en témoigne la validation de cette opération par l’ancien ministre de l’Equipement et du Transport, Karim Ghellab.

-Elections législatives partielles à Moulay Yaacoub et Settat: Le Conseil constitutionnel invalide l’élection du PJDiste Mohamed Youssef dans la circonscription de Moulay Yaacoub et celle de Hicham Harami du MP à la circonscription de Settat en raison de la participation de deux ministres aux meetings électoraux organisés par les deux candidats et l’utilisation de l’hymne national lors de la campagne électorale.

+ANNAHAR AL MAGHRIBIA+:.
-Des centrales syndicales et des instances professionnelles rejettent les recommandations de la 2ème Conférence nationale sur la santé. Des syndicats et des instances représentant le personnel du secteur de la santé ont affirmé, dans un communiqué rendu public, que l’absence d’une véritable volonté qui accorde au secteur de la santé sa position stratégique ne fera qu’aggraver les problèmes dont souffre le secteur, tirant la sonnette d’alarme sur les conséquences des décisions et des recommandations qui pourraient porter atteinte au droit d’accès aux soins et aux prestations médicales actuelles malgré leur mauvaise qualité.

+ASSABAH+:.
-Des juges accusent Benkirane d’influencer le pouvoir judiciaire. Lors d’une réunion tenue mercredi à Casablanca, l’Amicale hassania des magistrats a exprimé son mécontentement à l’égard de l’intervention de Benkirane au Parlement lors de la séance mensuelle du 26 juin dernier sur l’affaire du juge de Tanger, Najib Bakkach, alors que son dossier est toujours en examen. Les juges de l’Amicale ont qualifié les propos de Benkirane de grave atteinte à l’un des droits sacrés de tout prévenu, à savoir le droit à un procès équitable, et ce en essayant d’influencer le pouvoir judiciaire et de porter atteinte au principe de présomption d’innocence prévu par la Constitution.

-Un parlementaire haraki perd son siège pour utilisation de l’hymne national pour des fins électorales. Selon des sources bien informées, le Conseil constitutionnel a invalidé l’élection d’un parlementaire issu du MP en raison d’une vidéo qui a démontré l’utilisation par le député haraki de l’hymne national lors de la dernière journée de la campagne électorale des législatives partielles à Settat, alors que la loi interdit toute utilisation de symboles religieux ou nationaux dans les campagnes électorales.

-Les propriétaires des stations d’essence en grève les 18 et 19 juillet. Les propriétaires des stations-services ont tenu une réunion d’urgence jeudi à Casablanca, durant laquelle ils ont exprimé leurs préoccupations concernant l’avenir des stations qu’ils gèrent conformément aux contrats conclus avec des sociétés pétrolières. Ils ont ainsi décidé d’observer une grève nationale les 18 et 19 juillet en raison de l’obstination des sociétés de distribution à ne pas satisfaire leurs revendications et du refus des responsables gouvernementaux d’ouvrir la porte du dialogue avec eux.

-Le MUR accuse le ministère des Habous et des affaires islamiques de violation de la Constitution. Dans un communiqué rendu public, le Mouvement Unicité et Réforme a affirmé que la décision du département d’Ahmed Toufiq relative à la fermeture des Maisons du Coran à Marrakech est contraire aux dispositions de la Constitution et de la loi sur les libertés publiques, appelant le gouvernement à revoir cette décision, la justice étant la seule habilitée à se prononcer sur ce genre de questions.

+AL ALAM+:.
-Mohamed Harif, directeur du CHU de Marrakech, fait éclater un grand scandale et dépose sa démission. Le scandale est en rapport avec la conclusion d’un marché qualifié de « suspect » pour l’achat de matériels pour le laboratoire du CHU, qui a été imposé par le ministère de la Santé à la direction du centre hospitalier. Des sources ont indiqué que les pressions exercées par le ministère pour faire passer ce marché et sa non-conformité aux critères techniques requis et le gonflage de l’enveloppe destinée à la conclusion de ce marché étaient derrière le refus du Pr. Harif de donner son aval avant de présenter sa démission au Chef du gouvernement.

+AL KHABAR+:.
-Le tribunal de 1ère instance de Marrakech a condamné, dernièrement, Brahim Ahlal, président de la commune de Sidi Yaacoub (province d’Azilal) à six mois de prison avec sursis et une amende de 500 DH pour falsification d’un certificat scolaire. Le tribunal a également interdit l’intéressé à occuper le poste de président d’une commune rurale pendant deux mandats successifs pour utilisation d’un document administratif falsifié.

-Le ministère de l’Education nationale publie la liste des noms des bénéficiaires du mouvement des enseignants au titre de l’année 20130. Ladite liste a fait des mécontents parmi les enseignants puisque seul un petit nombre de demandes d’affectation ou de regroupement familial a été accepté sur les 51.000 demandes présentées.

+AL MOUNAATAF+:.
-Deux coordinations des cadres supérieurs chômeurs ont organisé, mercredi, un sit-in devant le ministère de l’Education national pour exprimer leur refus des approches « sélectives » et d' »exclusion » préconisées par le gouvernement et pour réclamer une solution urgente aux problèmes dont souffrent ces cadres.

+ASSAHRAE AL MAGHRIBIA+:.
-Abdelkader El Kihel, l’un des dirigeants de l’Istiqlal, affirme que la direction du parti de la balance reconnaît qu’elle a commis une erreur lorsqu’elle a décidé de participer à l’actuelle coalition gouvernementale conduite par le PJD, soulignant, dans une déclaration au journal, que le retrait du gouvernement est une décision irréversible. Dans ce sens, il a fait savoir que le Chef du gouvernement doit chercher un nouveau allié s’il veut préserver une majorité parlementaire au sein de la Chambre des représentants au moment où la direction de l’Istiqlal se penche actuellement sur le renforcement et l’accélération du rythme de la coordination avec l’USFP.

+AL ITTIHAD AL ICHTIRAKI+:.
-L’assemblée générale extraordinaire de la fédération nationale des commerçants et propriétaires de stations-services au Maroc décide d’observer une grève nationale les 18 et 19 juillet. Des sources ont indiqué que cette escalade de la part des syndicats professionnels intervient après que le ministère de l’Equipement et du Transport ait abandonné la protection des gérants des exactions des sociétés pétrolières surtout que l’accord de 1997 stipule que tout contrat ne peut être résilié qu’après avoir trouvé une alternative juridique protégeant les gérants de ces stations. Le débrayage intervient aussi en guise de protestation contre la prolifération du phénomène de la contrebande d’essence et des verdicts contradictoires prononcés à l’encontre des gérants des stations-services.

+RISSALAT AL OUMMA+:.
-Les transporteurs routiers en colère: Prémices d’une grève générale. Le syndicat national des propriétaires de camion de transport urbain de marchandise et des propriétaires des élévateurs dans les ports marocains, affilié à la CDT, a adressé une lettre au ministère de l’Equipement et du Transport, dans laquelle il a exprimé son mécontentement à l’égard de l’excès injustifié de contrôle des camions de marchandise durant ces derniers jours par les agents de police et gendarmes, estimant qu’il s’agit là d’un « abus » dans l’application du Code de la route que les professionnels ont appelé à la révision de certaines de ses dispositions.

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