Rabat : Un prisonnier salafiste mort aprés avoir entamé « une grève de la faim »

Rabat : Un prisonnier salafiste mort aprés avoir entamé « une grève de la faim »

Un détenu salafiste qui souffrait de « troubles psychiques » et avait entamé « une grève de la faim » est décédé dans un hôpital de Rabat, la capitale du Maroc, a rapporté vendredi le site internet de l’hebdomadaire Tel Quel.

Nabil Janati, qui observait une grève de la faim « depuis plus de 40 jours », avait été admis il y a un mois au service des soins intensifs du CHU Ibn Sina. Il est mort mercredi soir, selon la même source.

Souffrant de longue date de « troubles psychiques », ce trentenaire « avait arrêté de s’alimenter et de prendre ses médicaments depuis plus de deux mois », a précisé à l’AFP son avocat, Me Ahmed Rakiz.

La Délégation générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR), citée par l’agence MAP, a de son côté affirmé que le détenu était « suivi par un médecin spécialiste » et recevait un traitement « de manière régulière », avant de tomber « dans le coma » à la suite d’une dégradation de son état de santé.

Cet « ancien militaire » avait été condamné à cinq ans de prison ferme « dans le cadre de la lutte anti-terroriste » et incarcéré fin 2012 à la prison de Salé, ville jumelle de Rabat, selon son avocat.

« L’autorité judiciaire n’a pas tenu compte des preuves de sa maladie mentale. S’il était dangereux pour la société, il aurait dû être transféré dans un établissement psychiatrique. Sa place n’était, en tout cas, pas en prison », a estimé Me Rakiz, affirmant que ses proches avaient effectué en vain des démarches dans ce sens.

Deux autres détenus sont décédés au Maroc au cours des dernières semaines après avoir observé une grève de la faim, à Beni Mellal début juillet et Fès mi-août.

Dans les deux cas, les autorités, mises en cause par des ONG, ont affirmé qu’ils avaient bénéficié d’un « suivi médical étroit ».

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