Maroc Iran : Potentielle reprise des relations diplomatiques

Maroc Iran : Potentielle reprise des relations diplomatiques

Le Maroc a émis des « conditions » à une reprise des relations diplomatiques avec l’Iran, et se montre en particulier réticent au retour d’un ambassadeur iranien à Rabat, a affirmé vendredi la presse locale, au lendemain de propos optimistes à Téhéran.

Les chefs de la diplomatie des deux pays, dont les liens sont rompus depuis 2009, ont convenu lors d’un entretien téléphonique de « la nécessité de rétablir les relations diplomatiques », ont rapporté jeudi les médias iraniens.

« Les ambassades des deux pays vont bientôt rouvrir », a affirmé le ministre-adjoint des Affaires étrangères, Hossein Ami-Abdollahian, cité par ces médias.

Téhéran est à l’origine de cette démarche et le Maroc a réclamé en retour des « conditions », à savoir « le respect mutuel de la souveraineté et la non ingérence dans les affaires intérieures » du royaume, avance toutefois le quotidien marocain As-Sabah de vendredi.

Selon le journal, les autorités marocaines ne souhaitent pas, pour le moment, le retour d’un ambassadeur iranien et penchent pour une représentation restreinte.

La normalisation de ces relations doit se faire « dans le respect mutuel des fondements religieux et civilisationnels des deux parties », a insisté le ministre marocain Salaheddine Mezouar, d’après As-Sabah.

De son côté, Akhbar al Youm cite « un haut responsable diplomatique marocain » qui confirme le réchauffement en cours mais assure que la démarche nécessite encore « quelques éclaircissements ».

Le ministère marocain des Affaires étrangères n’a pas réagi dans l’immédiat à ces informations.

Le Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran début 2009 en réponse à des « expressions inopportunes » de Téhéran à propos du soutien de Rabat à Bahreïn.

Un haut responsable iranien avait auparavant qualifié Bahreïn, royaume à majorité chiite mais gouverné par une dynastie sunnite, de « 14e province iranienne » historique.

Le Maroc, un pays sunnite, avait notamment dénoncé un « activisme » des autorités iraniennes « visant à altérer les fondamentaux religieux » du royaume et estimé qu’il s’agissait d' »une ingérence intolérable dans (ses) affaires intérieures ».

Téhéran avait rejeté ces accusations et s’était dit surpris de la décision de Rabat, après avoir assuré qu’il respectait la souveraineté de Bahreïn.

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