Quel impact économique la nouvelle constitution Marocaine peut-elle avoir à l’échelle nationale.

Quel impact économique la nouvelle constitution Marocaine peut-elle avoir à l’échelle nationale.

La nouvelle constitution du royaume, promulguée par dahir juillet 2011, est arrivée – dans un contexte de  challenge de développement-  en réponse aux mouvements de contestation qui ébranlent bien  de zones maghrébines  et voisins arabes.
Cependant le Maroc n’était pas sur la même voie que les autres pays. La réaction à l’époque -du monarque via son discours royal à la nation- était : si rapide, anticipée, et flexible aux périls. Un feed-back qui vient à temps, donne le coup d’envoi au chantier de réforme constitutionnelle qui a  pour objet de continuer  l’enracinement de la démocratie et de répondre davantage aux besoins réclamés (améliorer les conditions socio-économiques des citoyennes et citoyens). Après quelques semaines du discours royal, et la venue du gouvernement dit islamiste et populaire, les voix revendicatrices commencent   relativement à sombrer dans la décadence en attendant un changement et une mise en œuvre efficace de la nouvelle constitution dont les dispositions s’avèrent  prometteuses.
Après quelques mois à l’arrivé de ce gouvernement, des mesures ont été prises, des efforts fournies et bien sûr d’autres à fournir pour conjurer le mauvais sort. Mais, économiquement, la situation actuelle  ne semble pas confortable : L’économie nationale d’à présent ne marche pas bien !
Une note de la direction des études et des prévisions financières (DEPF) dénote la détérioration de la situation économique liée à une dégradation remarquée des perspectives de croissance du marché européen.
La demande étrangère adressée à notre économie est plutot comprimée à cause de l’environnement international jugé peu porteur, autrement dit on va passer une zone de turbulence (le chef de gouvernement Benkirane l’a déjà dit)
« Nous sommes en crise, mettez vos ceintures, zone de forte turbulences en vue ! ».
Personne ne peut nier qu’il y a un progrès constitutionnel  dans ce texte actuel par rapport à celui de 1996.Que l’on veuille ou non, les rapports entre les articles de cette réforme constitutionnelle et l’économie nationale sont bonnes. En effet, après une lecture de la dite réforme, on se rend compte qu’elle a donné assez d’importance –à titre d’exemple- au coté de :
– la bonne gouvernance  (facette tellement significative pour  réussir les programmes économiques…).Sans  oublier les avancées indiscutables au niveau des grands chantiers tels que : L’élévation  de la justice en véritable pouvoir indépendant au lieu d’une simple autorité, la Constitutionnalisation de nombreuses   institutions et instances de protection des droits   et libertés, de la bonne gouvernance, du développement humain et durable et de la démocratie participative …
– La sauvegarde des équilibres macro-économiques (désormais, les marges de manœuvre des gouvernements élus dans le futur, seront encadrées par cette disposition constitutionnelle stricte).
– Libertés et droits fondamentaux  (articles 27-28 dont les dispositions s’étendent au globe économique) qui parlent de droit légitime d’accès libre à l’information (citoyens, entreprises, opérateurs…) ainsi que le renforcement du principe de la liberté de la presse –économique en particulier-  : Appui certain vers la promotion de l’Etat de droit économique au royaume.

Tout cela  porte à croire que les marges de manœuvre des décideurs économiques  s’élargiraient  davantage, et que l’impact économique de cette constitution à l’échelle nationale est fortement présent, néanmoins ,et à vrai dire, cela ne passe que par une application saine et sauve des dispositions  de cette constitution dont –l’économie- a besoin des contre-pouvoirs économiques ( à l’instar de la démocratie qui a besoin des contre pouvoirs politiques).

Le texte constitutionnel  est amélioré et appliqué, malgré tout nous restons pour le moment, devant une réalité économique insatisfaisante voir alarmante.  C’est normal ! puisqu’on ne peut pas tirer immédiatement les fruits de cette nouvelle constitution au lendemain de sa promulgation.
Pour palper de bonnes répercussions sur l’ensemble de l’économie, on a besoin d’une application effective des dispositions de cette nouvelle révision de la constitution, et ceci va demander un arsenal juridique très important (textes et lois organiques).
Et que le building commence !

Mohamed Zouak

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Maroc

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