Québec : Deux ans après avoir sauvé la vie d’une dame, un marocain est félicité

Québec : Deux ans après avoir sauvé la vie d’une dame, un marocain est félicité
0 commentaires, 13/03/2013, Par , Dans Couverture, Monde

Le 19 février 2011 restera longtemps gravé dans la mémoire de Noureddine Sed. ce jour-là, le marocain d’origine a sauvé la vie d’une dame qui était coincée dans son appartement en flammes. cet acte de bravoure lui a valu une lettre de reconnaissance du ministre de la Justice et procureur général du Québec, Bertrand St-Arnaud.Noureddine Sed était avec ses deux filles dans leur appartement du 4e étage de l’immeuble à logements situé au 950, boul. Desaulniers, lorsqu’une alarme s’est déclenchée. «Mon voisin et moi sommes sortis en même temps pour voir ce qu’il se passait. Après quelques instants, nous sommes retournés à nos appartements, croyant qu’il s’agissait d’une fausse alarme», raconte M.Sed au Courrier du Sud.

NoureDDine SeDfi

«Je l’ai secouée pour qu’elle sorte et j’ai arrosé les flammes qui s’approchaient d’elle pendant que des gens me criait de sortir.»

2e alarme Deux minutes plus tard, une seconde alarme s’est fait entendre. Cette fois, M. Sedfi a décidé de se rendre au sous-sol, accompagné de ses enfants. «Le concierge était en train d’alerter les pompiers et m’a dit qu’il y avait un incendie au 3e étage.Je m’y suis donc rendu.» À son arrivée, M. Sedif a remarqué que de la fumée se dégageait d’une porte d’un appartement.«J’ai vu la dame,âgée d’environ 70 ans, avec une cigarette. Je voulais lui venir en aide,mais je ne pouvais entrer,car il y avait plusieurs morceaux de verres au sol ainsi que plusieurs bouteilles d’alcool», dit-il, prenant soin de raconter la scène dans les moindres détails. Sous l’emprise de l’alcool «La dame, qui était nue, était prise de panique. Elle ne bougeait pas; je crois qu’elle était saoule.» Voyant les flammes prendre de l’ampleur, Noureddine Sedif s’est empressé de trouver un extincteur portatif. «À mon retour, la dame était toujours planquée au même endroit. Je l’ai alors secouée pour qu’elle sorte et j’ai arrosé les flammes qui s’approchaient d’elle, pendant que des gens me criaient de sortir.» M. Sedif a reçu plusieurs formations en sécurité et il n’était pas question qu’il quitte les lieux sans avoir dégagé la dame de son appartement en flammes. «Au bout de cinq minutes, la dame s’est tranquillement mise à longer les murs afin de garder son équilibre.» C’est à ce moment que M. Sedif l’a empoignée et l’a sortie de l’appartement. «Mon voisin s’est chargé abrier la dame, parce qu’elle ne pouvait rester comme ça», ajoute le bon Samaritain. Par la suite,il s’est dirigé vers son appartement pour s’assurer que ses filles n’y étaient pas retournées. En quittant son logis, il a remarqué que la fumée était devenue noire; il s’est alors rangé sur son balcon. Des pompiers lui ont fourni une échelle pour qu’il puisse atteindre le sol.

L’immeuble du 950, boul. Désaulniers, après l’incendie de 2011. Photo Courtoisie, NoureddiNe sedfi

L’immeuble du 950, boul. Désaulniers,
après l’incendie de 2011.
Photo Courtoisie, NoureddiNe sedfi

Un acte de bravoure dans l’ombre… jusqu’à aujourd’hui Bien que cet acte de civisme ait valu à Noureddine Sedif des remerciements de la dame et des félicitations de la part de plusieurs locataires le jour même du drame, il n’a jamais revu la dame et n’a jamais connu son identité. Dans sa lettre adressée à M. Sedif, le ministre de la Justice et Procureur général du Québec, Bertrand St-Arnaud, a souligné la profonde humanité et la générosité des gestes qu’il a posés, tout en honorant son courage et sa détermination.

des gestes appréciés des pompiers et des policiers

C.G.-P. Des actes de civisme comme ceux réalisés par Noureddine Sedif et Pierre Cameron sont appréciés des pompiers et des policiers de Longueuil. Au Service de sécurité incendie de l’agglomération de Longueuil (SSIAL), on encourage ces actions honorifiques. «Chaque fois qu’un citoyen pose un geste méritoire, nous nous assurons d’organiser une cérémonie avec la mairesse Caroline St-Hilaire, a mentionné le porte-parole du SSIAL, Jean Melançon. Si l’action est vraiment exceptionnelle, nous amorçons les démarches pour que le civil soit admissible à une médaille de bravoure du gouvernement du Québec.» Ces démarches sont également faites du coté du Service de police de l’agglomération de Longueuil. Le directeur du SPAL, Denis Desroches, prend même les mesures pour féliciter les bons Samaritains. «Je prends la responsabilité d’envoyer une lettre au citoyen méritant. J’en envoie environ une dizaine par année», dit Denis Desroches. Les actes de civisme sont vraiment appréciés par le patron de la police de Longueuil. «Lorsqu’un citoyen contribue à sauver une vie, marquer une arrestation ou quoi que ce soit, nous apprécions ce type d’intervention, a-t-il ajouté. La sécurité publique, c’est l’affaire de tout le monde. La police est là, mais si les citoyens peuvent nous aider, ça ne peut pas nous nuire.» Chaque année, environ 6 à 8 civils, policiers ou pompiers ont droit à des cérémonies protocolaires en présence de la mairesse de Longueuil, où l’on félicite les actes de bravoure, de courage et de détermination de ces héros.

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