Prison ferme pour un militant des droits des chômeurs en Algérie

Prison ferme pour un militant des droits des chômeurs en Algérie

Un militant algérien des droits des chomeurs, Tahar Belabès, accusé d' »attroupement non armé », a été condamné dimanche à un mois de prison ferme et 50.000 dinars d’amende (500 euros) par un tribunal de Ouargla (800 km au sud d’Alger), a annoncé le concerné à l’AFP.

« Deux autres personnes jugées (en même temps que lui), Khaled Daoui et Ali Khebchi, ont été condamnées à deux mois de prison avec sursis et 50.000 dinars d’amende. Deux militants ont été acquittés », a ajouté M. Belabès, coordinateur national du Comité national pour la défense des droits des chomeurs (CNDDC).

Lors de leur procès le 20 janvier, le procureur avait requis une année de prison ferme et 50.000 dinars d’amende.

Le militant avait été arrêté avec quatre autres jeunes à Ouargla le 2 janvier, lors d’une manifestation de chomeurs qui revendiquaient leur droit au travail.

M. Belabès a précisé qu’il ferait appel du verdict.

Il restera en liberté jusqu’à épuisement de ses droits de recours, a indiqué à l’AFP son avocat, Sid Ali Boudiaf.

A l’occasion du 64e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme, le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) avait déclaré à l’AFP que la situation des droits de l’Homme en Algérie ne s’était pas améliorée avec la levée de l’état d’urgence en février 2011. Selon lui, une dizaine de militants ont été poursuivis en justice en 2012.

A l’issue d’une mission en Algérie, la Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Navy Pillay, avait fait état le 19 septembre de « certaines restrictions » imposées à des organisations de la société civile.

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