Prison avec sursis pour quatre Marocains ayant rompu le jeûne publiquement

Quatre jeunes arrêtés à Marrakech, au sud du Maroc, pour n’avoir pas respecté le jeûne du ramadan ont été condamnés mardi à deux mois de prison avec sursis, a annoncé une ONG de défense des droits de l’Homme.

« Ce jugement est courageux même si nous aurions souhaité qu’ils soient innocentés », a déclaré à l’AFP le représentant local de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH, indépendante), Omar Arbib.

L’article 222 du code pénal punit la « rupture publique du jeûne » pendant le mois de ramadan d’une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison ferme.

Un cinquième jeune, âgé de moins de 18 ans, sera présenté pour le même motif vendredi devant un juge des mineurs.

Ces cinq Marocains avaient été arrêtés le 6 juillet à Marrakech, une des principales destinations touristiques du royaume. Ils accompagnaient un de leurs amis à l’aéroport mais il « semble que la chaleur les ait poussés à acheter du jus de fruits à des vendeurs de la place Jamaa El Fna et à boire en public », avait déclaré à l’AFP M. Arbib.

Selon la même source, d’autres vendeurs de la place ont alerté la police.

Un projet de réforme du code pénal, actuellement au stade de débats, maintient les peines de prison en cas de rupture publique du jeûne durant le ramadan, mais prévoit désormais qu’une amende maximale de 10.000 dirhams (950 euros) puisse s’y substituer.

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