Prison à vie pour Moubarak et son ministre de l’Intérieur et acquittement pour ses fils

Prison à vie pour Moubarak et son ministre de l’Intérieur et acquittement pour ses fils

La Cour pénale du Caire a condamné, samedi, à la prison à perpétuité l’ancien président égyptien Hosni Moubarak et son ministre de l’Intérieur et décidé l’acquittement de ses fils.

Les deux fils de Moubarak, qui ont été acquittés en raison que les faits qui pesaient contre eux sont considérés comme prescrits, seront déférées de nouveau devant la justice pour corruption et manipulation des cours de la bourse.

Dans le cadre de ce procès qui a débuté le 3 août 2011, la Cour, présidée par le juge Ahmed Refaat, a décidé aussi l’acquittement de six anciens hauts responsables des services de sécurité égyptiens.

Il s’agit de l’ancien chef des forces de l’ordre public, le général Ahmed Ramzi, le directeur du service de la sécurité générale le général Adli Fayed, le chef du service de la sécurité d’Etat, le général Hassan Abderrahmane et les chefs des services de sécurité du Caire, de Guiza et du 6 octobre, respectivement Ismaïl Chaer, Ossama Marasi et Omar Faramaoui.

Dans le cadre de ce procès, l’homme d’affaires Hussein Salem, très proche des Moubarak, jugé par contumace, a été également acquitté.

Après l’annonce du verdict, le parquet général Abdelmajid Mahmoud a ordonné le transfert de l’ancien président égyptien, à l’hopital de la prison de Tora où sont incarcérés les symboles de l’ancien régime.

Des échauffourées ont éclaté au tribunal du Caire, selon des images diffusées à la télévision.

« Nul et non avenu.. Nul et non avenue le verdict » et « le peuple veut que le pouvoir judiciaire soit nettoyé », ont scandé des gens à l’intérieur de l’enceinte de l’école de police dans la périphérie du Caire, où se tenait le jugement.

A l’extérieur du bâtiment, des affrontements ont eu lieu entre pro et anti-Moubarak.

Pour ce procès du siècle de l’ancien président égyptien, renversé le 11 février par la rue égyptienne après 30 ans de pouvoir, des dizaines d’ambulances, des cliniques de campagne et des mesures de sécurité draconiennes ont été mises en place par le ministère égyptien de l’Intérieur et les forces armées autour de l’Académie de la police au Caire.

Ce plan, auquel ont pris part plus de 5.000 policiers et 50 véhicules blindés, consistait en la sécurisation du transport de Moubarak du centre médical mondial et ses autres accusés de la prison de Tora vers l’école de la police, ainsi que de la salle d’audience et la protection des magistrats durant leur déplacement.

La première audience dans le cadre de ce procès a été diffusée le 3 août en direct avant que le juge Ahmed Refaat ne décide, le 15 août, de suspendre cette pratique « pour des raisons de sécurité ».

Au total, 45 audiences ont eu lieu dans le cadre de l’instruction judiciaire au cours de laquelle la cour avait recueilli les dépositions de dizaines de hauts fonctionnaires, de deux anciens Premiers ministres, du directeur du Service de renseignement général et de plusieurs membres du Conseil supérieur des forces armées dont son chef, le maréchal Hossein Tantaoui. Ils ont tous été interrogés à huis clos.

Parmi les chefs d’accusation retenus contre Hosni Moubarak et ses deux fils, figurent ceux d’ »homicides volontaires et de tentative de meurtre de manifestants », ainsi que ceux « d’abus d’influence, dilapidation délibérée de fonds publics et d’enrichissement privé illicite ».

D’après une commission d’enquête gouvernementale, 850 personnes ont été tuées et 6.476 autres blessées lors de ces manifestations.

Dans un rapport, la commission a fait état d’un « usage excessif de la force par les services de sécurité » contre les manifestations en ouvrant le feu à balles réelles, en postant des tireurs sur les toits et utilisant des véhicules pour faucher les protestants.

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