Pourquoi nous devons nous réjouir de notre match nul face au Cap-Vert…

Pourquoi nous devons nous réjouir de notre match nul face au Cap-Vert…
0 commentaires, 26/01/2013, Par , Dans Chroniques, Couverture

Quelle chose étrange que les Marocains ne soient pas sortis, mercredi soir, comme un seul homme, pour célébrer le match nul de leur sélection de football contre celle du Cap-Vert… En effet, il était déjà arrivé par le passé aux notres de débouler dans les rues, parader et se pavaner, se réjouissant de la défaite de leur équipe nationale contre celle de Tunisie, lors de la finale 2004 de la Coupe d’Afrique des Nations, la CAN. Pourquoi ne sont-ils donc pas sortis avant-hier, partant du principe qu’un match nul est meilleur qu’une défaite ?

Ils étaient beaucoup à être déçus, voire énervés, par ce résultat, car ils croyaient que les joueurs capverdiens, qualifiés pour la première fois de leur histoire à une CAN, allaient s’offrir en sacrifice aux notres de joueurs ; mais voilà que c’est le Maroc Vert qui a en fait échappé à une véritable correction du Cap-Vert. Nous n’avons plus qu’à remercier le Créateur des deux Mondes d’avoir eu face à nous des footballeurs capverdiens manquant d’expérience, car dans le cas contraire, la sélection nationale serait sortie, traînant derrière elle un scandale retentissant, qui aurait retenti.

Nous avons aussi une autre raison d’exprimer notre joie suite à ce match nul, car on dit que la tactique de jeu du Cap-Vert a été inspirée de celle du Real Madrid dont l’entraîneur, le portugais José Mourinho, passe pour être le grand ami du sélectionneur capverdien. De ce fait, non seulement nous ne devons pas nous lamenter du résultat réalisé, mais nous devons en être fiers car c’est comme si nous avions fait match nul avec le prestigieux Real.

Et puis, nous pouvons aussi constater que ces dernières années, tout nouveau sélectionneur qui vient à la tête de notre équipe nationale commence par réaliser une grande victoire, avant de s’engager dans une série sans fin de revers sans fonds. Ainsi donc, à l’arrivée d’Eric Gerets, le Maroc avait étrillé l’Algérie, 4 buts à rien, juste avant de commencer la descente vers les abîmes. Et aujourd’hui, Taoussi nous est venu, avec son éclatant triomphe contre le Mozambique, toujours par 4 à 0, et depuis… rien, hormis peut-être une lente descente vers le bas.

Voyez-vous donc comme en football l’histoire se répète toujours ? Parce que, aujourd’hui, Taoussi dit que nous allons prendre le meilleur sur le pays hote de cette CAN, et passer au second tour, exactement comme Gerets l’avait dit, voici tout juste un an, en prédisant une victoire contre le pays hote, le Gabon… et puis adieu buts, victoire, triomphe, curée, les footballeurs marocains, en grand danger d’être battus, firent match nul et leur public ajouta alors cette déconvenue à toutes les autres, en politique, en économie et en beaucoup d’autres choses encore.

Nous devons exulter, nous autres, aussi parce que l’on nous dit que nous sommes à une phase de lutte contre la corruption ; or, c’est grâce à ce match que nous avons découvert les visages de joueurs fantomes qui reçoivent indûment leur argent, et puis nous avons découvert également un sélectionneur fantome, un staff fantome, des accompagnateurs fantomes, une Fédération fantome, un ministre fantome… Que des fantomes, mais des fantomes qui seraient restés fantomatiques n’eût été ce match, nul donc… Bravo encore une fois pour cette grande réalisation qui a permis d’achever le travail du 20 février qui avait démasqué lui aussi tant de fantomes.

Et puis, une autre raison de se féliciter et de nous féliciter ; avec cette rencontre nous avons pu apprendre que les occasions de but, chez nous, c’était quand la balle passe à plus de trois mètres des filets adverses. Et là, nos joueurs, pour la première fois dans l’histoire des hommes, tiraient des balles à la verticale, et le public se levait d’un seul geste pour saluer l’exploit.

Merci à ce match nul car il nous aura permis de vérifier une bonne fois pour toutes que les Lions de l’Atlas, c’est fini et bien fini. Et la meilleure chose qu’ont faite ces footballeurs et leur staff est d’avoir été au grand zoo du coin, où ils ont pu voir à quoi ressemblait un vrai lion… très utile pour se ranger, enfin, à l’idée de trouver un autre « nom » à nos joueurs, qui ait un rapport avec la réalité.

Et puis, dernier motif de se réjouir de notre résultat contre le Cap-Vert, c’est d’avoir découvert ce pays dont nous n’avions auparavant jamais entendu parler ou alors, si tel avait été le cas, un pays improbable que nous pensions être dans un lieu introuvable. Et il est donc fort probable que les Marocains se détournent de la Turquie pour se diriger tous vers le Cap-Vert, à l’avenir, un archipel en plein milieu de l’Atlantique, sans Mohend ni Soliman le Magnifique, un pays formé d’une dizaine d’îles tout à fait charmantes, peuplé d’à peine 500.000 habitants, autant que dans un bidonville important chez nous.

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Maroc

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