Pourquoi ne pas privatiser le foot et vendre la fédération ?

Pourquoi ne pas privatiser le foot et vendre la fédération ?
0 commentaires, 28/03/2013, Par , Dans Chroniques, Couverture

Alors que le Maroc perdait par trois buts à rien contre la Tanzanie, le commentateur télé se demandait si le Maroc pouvait revenir dans le match, alors qu’il aurait été plus judicieux que ledit commentateur revienne, lui, à la raison, et prévienne les Marocains que le rêve du Mondial s’était évaporé, comme d’autres avant et comme d’autres encore, bien plus nombreux, à venir.

La sélection marocaine était initialement partie en Tanzanie pour ramener trois points, mais voilà, elle aura ramené trois buts marqués contre elle par une équipe dont les joueurs n’ont comme seuls talents que savoir arrêter et controler un ballon, courir avec, le passer entre eux comme une galette de pain chaud ; et malgré cela, ils sont apparus comme des « Messi » face à une sélection marocaine moribonde. N’eût été la grâce de Dieu, les notres seraient revenus lestés de cinq buts ou plus, surtout qu’on se rappelle l’histoire d’amour qu’il y a eu ce jour-là entre le ballon et les poteaux de la cage de Lemyaghri, un ballon qui a « embrassé » plus d’une fois ces poteaux. Si l’équipe mérite des félicitations, en vérité, c’est de n’avoir encaissé que trois buts seulement.

Le plus étrange est que la rencontre s’est jouée dans un stade pratiquement vide de spectateurs car les Tanzaniens ne s’intéressent pas beaucoup au football et leurs joueurs ne s’étaient retrouvés que trois jours avant la date fatidique, comme s’ils allaient disputer un match amical sur les sables dorés d’une plage bleue. Et avec cela, ils ont quand même réussi à malmener la sélection d’un Maroc dont les populations aiment le foot plus que le pain, et parfois mêmes plus que leur dignité. Plus drole encore, il n’y avait dans les gradins aucun drapeau tanzanien, aucune banderole, sauf ce bout de carton sur lequel avait été inscrit au charbon un très prémonitoire « Tanzanie : 3 – Maroc : 0″. La honte…

Avant le voyage à Dar es-Salam, le sélectionneur Rachid Taoussi avait promis d’offrir la victoire au public marocain. Nous acceptons ce présent, mais à une seule condition, c’est que notre homme soit courageux et qu’ilbalance sa démission aux responsables sportifs et politiques, en leur disant : basta. Taoussi a montré qu’il n’avait que peu à apporter à l’équipe nationale… il n’a en effet jamais été prouvé que des génuflexions et des prières avant chaque rencontre, et à l’unanimité des quatre rites confessionnels musulmans, aient permis à une équipe faible de gagner.

En toute logique, une qualification du Maroc pour le Mondial brésilien est comme une table garnie qui tomberait du ciel, c’est-à-dire une chose impossible. Mais il y aura toujours des gens au Maroc, dans certains organes de presse, qui n’hésiteront pas et n’éprouveront aucune honte à s’adonner à leurs habituels calculs savants du genre que si le Maroc remporte tous ses matches à venir ET que les autres n’en gagnent aucun… et ainsi de suite avec ces hypothèses qui apparaissent à chaque revers, à chaque déception, à chaque désillusion. Des marchands de rêve et des spécialistes de l’optimisme qui transforment du plomb en or.

Les Tanzaniens ont joué comme des gens qui ont appris le foot à un âge avancé,ce qui ne les a nullement empêchés de dominer la partie du début à la fin. La raison ? Elle est fort simple : l’engagement sincère et l’humilité, en toutes choses, conduisent à de bons résultats.

Les Marocains aiment le football pour deux raisons, la première étant qu’il s’agit d’un sport divertissant et beau et la seconde est que c’est dans ce sport qu’ils dissimulent et enterrent leurs problèmes, leurs angoisses, leurs tristesses et chagrins qu’ils ont accumulé dans plusieurs autres domaines.

Quant aux responsables marocains, ils aiment le foot pour une raison, une autre raison, qui est qu’il s’agit d’un sport qui permet de divertir les gens pendant que leur pays marche au « starter ». Mais le drame est que notre équipe se révèle incapable aujourd’hui de l’emporter, même contre des équipes faibles ; c’est ce qu’on a vu dimanche dernier contre la Tanzanie, et voici quelques semaines contre le Cap-Vert, et il semblerait que le spectacle n’est pas fini.

Quelle est donc la solution ? Il y en a en fait trois :

Solution 1 : Que l’on reconnaisse et que l’on s’avoue à nous-mêmes que le football au Maroc est bel et bien mort, et qu’on respire… exactement comme on souffle quand un malade en fin de vie décède après avoir souffert le martyre.

Solution 2 : Que l’on applique l’expression « allez, du balai » à tous ces chefs, dirigeants et autres responsables, du plus haut au dernier ; ce n’est qu’après cela que l’on devra recommencer à construire, même si cela doit prendre cinquante ans.

Solution 3 : Qu’on privatise le foot ou qu’on le délègue à une fédération étrangère ou à « n’importe quel autre truc » auquel on demanderait ensuite des comptes. Ce n’est pas là une hypothèse surréaliste ou farfelue ; non, au contraire, elle est très sérieuse et même envisageable. En effet, nous avons tout privatisé, l’eau, l’électricité, le pétrole, le transport, la santé et plein d’autres domaines encore, au prétexte qu’ils sont en faillite… Et le foot, n’est-il pas en faillite, lui aussi ? Alors qu’attendons-nous encore pour le refiler à quelqu’un ?

Mots Clefs:
Maroc

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