Plus de 100.000 manifestants en Grèce contre le plan d’austérité du gouvernement

0 commentaires, 13/02/2012, Par , Dans Flash

Plus de 100.000 grecs ont manifesté dimanche dans les rues d’Athènes et de Salonique (nord) contre un plan de rigueur du gouvernement soumis au vote des députés.

Quelque 35 personnes ont été blessées à Athènes lors d’affrontements violents entre les forces de la police et des manifestants cagoulés devant le siège du parlement et dans le centre-ville.

Les manifestants ont jeté des pierres et des cocktails Molotov sur les forces antiémeutes.

Ils ont également brisé des vitrines de magasins et incendié plusieurs bâtiments et banques.

Les contestataires avaient commencé à affluer sur la place Syntagma à Athènes en début d’après-midi à l’appel des deux grandes centrales syndicales grecques, la GSEE pour le privé et l’Adedy pour le public, ainsi que de la gauche radicale.

A Salonique, deuxième ville du pays, des heurts ont également éclaté entre les manifestants et les policiers qui ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes.

Les députés grecs ont commencé dans la soirée à examiner un projet d’austérité du gouvernement destiné à éviter la faillite du pays.

« D’ici à dimanche soir, le parlement doit avoir adopté » le nouveau programme de redressement, sous peine d’une « faillite » de la Grèce, a lancé le ministre des Finances, Evangélos Vénizélos.

Il a souligné que l’Eurogroupe, qui pourrait se réunir mercredi, réclamait un vote positif des députés en préalable au déblocage du deuxième plan de sauvetage du pays, comprenant des prêts publics de 130 milliards d’euros et effacement de 100 milliards d’euros de créances.

Dans la soirée, le président du parti de droite Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, a appelé les députés à voter en faveur du paquet d’austérité, un des votes les plus « difficiles de l’histoire » selon lui.

Le leader du Pasok (socialiste) Geroges Papandréou, ancien Premier ministre, a appelé de son coté au vote du plan pour éviter « le chaos », « la banqueroute » et la « Grèce hors de l’euro », avec « ses conséquences incontrolées ».

Le Premier ministre Lucas Papademos avait aussi averti samedi que la Grèce jouait sa survie financière et son maintien dans l’euro.

Le plan de rigueur prévoit notamment une chute brutale des salaires dans le privé.

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