Pétrole au large des Canaries : L’Europe ne va pas arbitrer entre Rabat et Madrid

Pétrole au large des Canaries : L’Europe ne va pas arbitrer entre Rabat et Madrid
1 commentaire, 11/07/2013, Par , Dans Couverture, Politique

La Commission européenne s’est déclarée incompétente pour trancher un éventuel litige entre le Maroc et l’Espagne concernant la prospection pétrolière dans la zone maritime qui sépare les Iles Canaries du Maroc. Les éventuels litiges entre les deux pays sont, selon la Commission européenne, « hors des compétences de l’UE », nous apprend le quotidien espagnol ABC dans son édition d’hier.

Néanmoins, elle n’a pas manqué d’encourager Rabat et Madrid à résoudre tout différend à ce propos et de conclure un accord par « des moyens pacifiques en suivant les principes de la charte des Nations unies, les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et la Convention onusienne relative au droit de la mer », a affirmé Günther Oettinger, commissaire européen à l’Energie. Ces propos de l’UE sont loin d’être anodins, dans la mesure où l’apparition d’un conflit armé entre le Maroc et les Canaries sur le pétrole n’est pas impossible.

En avril dernier, en prévision de toute réaction hostile de Rabat, le gouvernement Rajoy avait renforcé sa présence militaire dans les Iles Canaries suite à la découverte d’importantes réserves de pétrole dans une zone maritime non-définie par le Maroc et l’Espagne, transformant ainsi les Iles Canaries en une petite base militaire, avec en l’occurrence la présence d’avions F18 et l’installation de nouvelles antennes de communication dans la zone montagneuse de Fuerteventura pour mieux faciliter la communication des militaires.

Pour rappel, la société Repsol avait estimé en mai dernier les réserves de Fuerteventura en pétrole à 100 000 barils par jour. Ses dirigeants se sont dit prêt à investir 7,5 milliards euros dans ce champ off-shore et commencer les opérations de forages en 2014.

Cet optimisme démesuré de Repsol a convaincu le ministère de la Défense espagnol de déployer le fleuron de son armada pour la protection des plateformes pétrolière. Mais que fera le Maroc pour défendre ses intérêts?

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Marocpétrole

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