Nouveau plan d’action du ministère de l’Intérieur contre la délinquance près des écoles

Nouveau plan d’action du ministère de l’Intérieur contre la délinquance près des écoles

Face à la recrudescence de la violence et de la circulation de drogues aux abords des établissements scolaires, le ministère de l’Intérieur a décidé de prendre les choses en main, et de reprendre la main. C’est ainsi que l’on peut résumer la guerre déclarée par l’ensemble des services du ministère dans toutes les grandes villes du royaume.

Cette guerre est devenue effective depuis la semaine dernière, suite à la décision prise par les deux ministres de l’Intérieur, Mohand Laenser et Charki Draïss, qui a pris la forme d’une lettre d’orientation adressée à toutes les préfectures et provinces du pays, dans laquelle il est demandé aux responsables dans ces régions d’augmenter la fréquence des rondes aux abords des établissements scolaires pour traquer et appréhender les dealers qui y rodent.

Aux termes de ce nouveau plan d’action, tous les services seront sollicités, police judiciaire, sécurité publique, patrouilles en motos, auxiliaires de l’autorité… Mais cela n’est pas nouveau, car on se rappelle qu’un accord avait été signé entre les trois ministres, les deux de l’Intérieur et celui de l’Education nationale, Mohamed Louafa, qui avaient convenu, à la dernière rentrée scolaire, d’accroître la sécurité et la surveillance à coté des écoles, collèges et lycées, mais aussi à l’intérieur même des établissements, contre les élèves qui seraient surpris en flagrant délit de consommation de drogues diverses.

La reprise en main de cette semaine est aussi intervenue suite à un constat fait par la police et par les directions pédagogiques d’une augmentation de l’insécurité dans les périmètres scolaires, trafic de drogues, harcèlements et même incitations à la débauche, avec ce que cela induit en termes de violences, à mains nues ou à l’aide d’armes blanches. Ces attaques sont le fait de drogués évoluant près des écoles mais aussi d’élèves sous l’emprise de produits divers, qui s’en prennent à leurs camarades et même à leurs professeurs et instituteurs.

La police reçoit donc de plus en plus de plaintes de la part des élèves, de leurs parents ou tuteurs, ainsi que de la part des corps pédagogiques, qui se plaignent de la violence, de la constitution de bandes armées et du trafic de drogue.

Cependant, il convient de s’interroger sur l’efficacité de cette nouvelle campagne et sur sa capacité à restaurer l’ordre dans les environs des établissements scolaires, étant entendu que de pareilles actions avaient été menées dans le passé mais sitot terminées, les délits, menaces et violences avaient repris de plus belle.

Ce phénomène est devenu habituel dans nos écoles, trafics, coups et blessures, agressions, consommations de drogues de toutes les formes et de toutes les natures, au point qu’une association a réalisé une étude qui montre que près du quart des jeunes élèves consomment des drogues, essentiellement le « maâjoune » (une pâte psychotrope) en raison de la modicité de son prix.

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Education

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