Nizar Baraka confiant malgré les difficultés

Nizar Baraka confiant malgré les difficultés

Le ministre de l’Economie, Nizar Baraka, s’est voulu rassurant mercredi dans un entretien, réaffirmant les objectifs de croissance et de réduction du déficit public malgré la récession chez les principaux partenaires européens du Maroc.

« Il est clair que nous sommes affectés par la crise, et notamment par la récession en France et en Espagne, puisque 50% de nos échanges extérieurs avec l’UE se font avec ces pays », a déclaré M. Baraka, en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Marrakech (sud).

« Evidemment, cela a des retombées sur notre économie », a-t-il enchaîné, tout en balayant pour autant les rumeurs de dégradation économique et financière.

« Aujourd’hui, l’économie marocaine se comporte mieux que prévu dans la mesure notamment où nous avons une excellente année agricole », et « nous pourrions dépasser les 4,5% de croissance que nous nous sommes fixés lors de la loi de finances », a fait valoir Nizar Baraka, avançant une fourchette de « 4,7 et 5,1% ».

Quant au dérapage des finances publiques –le Maroc avait annoncé pour 2012 un déficit en hausse, à plus de 7% contre 6,2% un an plus tot–, il a été « maîtrisé », selon lui.

« De la sorte, on va rester aux objectifs de réduction du déficit de 7% à 5,5% pour 2013, avec notamment la baisse des dépenses de compensation de 55 milliards de dirhams (environ cinq milliards d’euros) en 2012 aux alentours de 40 mds cette année », a affirmé le ministre marocain.

Le coût de la caisse de compensation, qui subventionne des produits de grande consommation, a explosé au cours des dernières années, au point de représenter 20% du budget de l’Etat et 6% du PIB.

Une réforme de cette caisse, socialement et politiquement délicate, doit être mise en oeuvre mais tarde à se concrétiser, sur fond de crainte d’une nouvelle dégradation des comptes publics en cas de statu quo.

Ces craintes ont été renforcées ces dernières semaines avec la crise gouvernementale née de la décision du parti Istiqlal (conservateur), principal allié des islamistes au pouvoir, de se retirer de l’actuelle coalition.

Annoncée le 11 mai, cette décision, qui ouvre la voie à un remaniement voire à des législatives anticipées, n’a pas encore été mise en oeuvre, dans l’attente d’un arbitrage royal.

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