Moyens de transport ou de « trans-mort » ?

Moyens de transport ou de « trans-mort » ?
0 commentaires, 10/04/2013, Par , Dans Chroniques, Couverture

Selon un récent sondage, 44% des Marocains ne sont pas satisfaits de leurs moyens de transport, avec 95% de mécontents à Casablanca et 72% à Rabat. Alors imaginez donc… si les habitants des deux capitales, administrative et économique, ne sont pas contents de leurs transports, que et quoi dire de ceux qui habitent dans des régions éloignées aux terrains difficiles et aux routes cabossées ?

L’institut qui a réalisé le sondage, Averty Market Research & Intelligence, a rapporté aussi que 31% de nos compatriotes privilégient les taxis et 21% se déplacent en bus. Le reste de la population utilise le reste des moyens de transport public. Franchement, c’est quoi,  » le reste des moyens de transport public » ?…

Il aurait été plus logique et plus juste de dire que 7 Marocains préfèrent se déplacer en grand taxi, parce que 7, c’est le nombre de passagers autorisés de ce mode de transport et c’est aussi l’effectif d’une famille marocaine, au sens large, qui ne saurait tolérer une séparation de ses membres ; ils s’enfournent donc tous dans ce taxi et puis c’est tout, au nom sans doute de la solidarité familiale. Mme Bassima Hakkaoui, la ministre de la Solidarité, devrait en prendre de la graine… Et puis, nous apprenons que la maison Mercedes a cessé de fabriquer la marque 240 D, en raison du fait que ces véhicules ont été érigés au rang de logements pour les Marocains et qu’il fallait cesser d’en sortir des usines pour respecter le principe de non-violation de domicile.

Quant aux bus, ils ressemblent de plus en plus à des bidonvilles roulants sur les boulevards de ce pays. En Europe, il est plutot rare de trouver des passagers debout, mais au Maroc, c’est la règle et la norme. Chez nous, c’est mieux car si en Europe, les bus n’arrivent qu’à des heures fixes, au Maroc, ils apparaissent et disparaissent à n’importe quelle heure.

Le sondage doit très certainement se tromper quand il affirme que tant de Marocains prennent le bus et tant d’autres se déplacent en taxis, alors qu’en réalité, nos gens empruntent souvent les deux, le taxi d’abord puis le bus, ou inversement.

Bref… disons en conclusion qu’il appartient à Abdelilah Benkirane et à son ministre du Transport Aziz Rabbah de trouver aux Marocains une ou des solutions pour pouvoir se déplacer dans des bus, motos ou voitures qui ne les tuent pas, sur des routes qui seraient moins meurtrières, et à une allure qui les maintienne en vie.

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Maroctransport

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