Moukharik : « a classe ouvrière n’a d’autre choix que s’accrocher à ses revendications »

Moukharik : « a classe ouvrière n’a d’autre choix que s’accrocher à ses revendications »

L’Union Marocaine du Travail (UMT) a affirmé, jeudi à Casablanca, que la classe ouvrière n’a d’autre choix que s’accrocher à ses revendications et de poursuivre la mobilisation pour leur réalisation tout en veillant à consolider les acquis.

Dans son meeting pour la fête du travail, tenu sous le signe « Unis et mobilisés pour réaliser les revendications légitimes de la classe ouvrière et relever les défis », le secrétaire général de la centrale, Miloudi Moukharik, a souligné que ce choix s’impose en raison de l’hostilité affichée à l’égard des revendications syndicales, rappelant que les réunions de dialogue tenues depuis le 15 avril dernier entre les centrales syndicales et le gouvernement ont été centrées sur la nécessité de répondre aux attentes les plus urgentes, notamment l’augmentation du SMIG, l’exonération d’impôt des salaires de moins de 4000 dirhams, l’indexation du salaire sur le coût de la vie, l’application totale de l’accord du 26 avril 2011, l’augmentation des pensions de retraite, l’abrogation de l’article 288 du code pénal, la consolidation des libertés syndicales ainsi que l’amorce des négociations collectives.

Tout en saluant la reprise du dialogue social annoncée par le gouvernement, il a indiqué que la réunion tenue la veille de cette fête du travail par les trois centrales unies (UMT-CDT-FDT) s’est soldée par un communiqué commun qui exprime que l’unité syndicale est désormais un choix stratégique.

Revenant, par ailleurs, sur les motivations derrière la marche du 6 avril dernier à Casablanca, Miloudi Moukharik a jeté la responsabilité sur le gouvernement « incapable », selon lui, d’interagir rapidement avec les revendications exprimées par la classe ouvrière.

Il a annoncé dans la foulée que son syndicat lance à partir de ce 1er mai et durant tout le mois une campagne nationale pour défendre les libertés syndicales, et ce, a-t-il dit, pour faire front contre les violations répétées du droit à la grève, le recours à l’article 288 du code pénal ainsi que la non-application du code du travail dans certains secteurs et unités de production.

Il considère que les gouvernements successifs n’ont pas réussi à tirer profit des énormes potentialités dont dispose le pays à défaut d’une vision globale et une gestion rationnelle des choix budgétaires, ce qui a conduit, selon lui, à une situation marquée par l’étiolement du pouvoir d’achat, la dégradation des prestations sociales, l’affaiblissement des caisses de retraite et des investissements publics ainsi qu’à l’augmentation des impôts, sans oublier les mesures prises dans « la sombre perspective » de supprimer la caisse de compensation.

Evoquant, par ailleurs, la question de l’intégrité territoriale, le leader syndical a réitéré la mobilisation de la classe ouvrière pour défendre farouchement la première cause nationale et mettre en échec toutes les manœuvres visant à porter atteinte à la souveraineté nationale, réitérant par la même la solidarité inconditionnelle avec le peuple palestinien dans sa lutte pour l’indépendance et la levée de l’embargo qui frappe les Palestiniens.

À propos Siham Lazraq

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