Mohammed VI reçois Nikola sarkozy en privé

Mohammed VI reçois Nikola sarkozy en privé

L’ancien président français Nicolas Sarkozy s’est entretenu lundi après-midi avec le roi Mohammed VI, après avoir insisté durant une visite de deux jours au Maroc sur l’importance des relations entre Paris et Rabat, « qui ne doivent pas être victimes des alternances politiques ».

Cet entretien entre le patron du parti Les Républicains (opposition) et le souverain a duré une trentaine de minutes au Palais royal de Rabat, selon un photographe de l’AFP. M. Sarkozy et son hôte, qui entretiennent des rapports cordiaux, ont ensuite été rejoints par les ex-ministres Luc Chatel, Pierre Lellouche et Rachida Dati, d’après la même source.

L’ancien président avait déjà insisté auparavant avec le chef du gouvernement, l’islamiste Abdelilah Benkirane, sur « l’importance du partenariat d’exception » entre les deux pays. En cours de journée, il a également été reçu par les ministres des Affaires étrangères, de l’Intérieur et de la Justice.

Dimanche, lors d’une réunion à Casablanca, devant quelques centaines de sympathisants, Nicolas Sarkozy a qualifié le Maroc de « maillon fort » au sein du monde arabe, louant l’action de Mohammed VI depuis son accession au trône, il y a 16 ans.

« Le roi conduit son pays vers la modernité tout en préservant son identité. C’est l’intérêt de tout le monde qu’il réussisse, et il est absolument stratégique que le Maroc et la France entretiennent des relations de confiance », a de nouveau plaidé lundi matin M. Sarkozy, après avoir déposé une gerbe au mausolée Mohammed-V.

Il s’est félicité que « la page de la brouille » entre les deux pays « soit, semble-t-il, tournée ». « Il y a eu des maladresses qui ont été faites, je ne les commenterai pas ici. (…) Les relations entre la France et le Maroc ne doivent pas être victimes des alternances politiques », a-t-il avancé.

Paris et Rabat sortent d’une crise diplomatique de près d’un an liée principalement à des dépôts de plaintes en France pour « torture » visant le patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi.

Elle a pris fin avec la signature en début d’année d’un nouvel accord judiciaire, suivie d’une rencontre à l’Elysée entre le roi et le président français François Hollande. Ce texte, critiqué par des ONG, est en cours d’examen par le Parlement français.

À propos Abdellah Miloudy

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