Mohammed VI : « Le Maroc restera dans son Sahara jusqu’à la fin des temps »

Mohammed VI : « Le Maroc restera dans son Sahara jusqu’à la fin des temps »

Le roi Mohammed VI a prévenu jeudi que le Maroc resterait « dans son Sahara (…) jusqu’à la fin des temps », soulignant que Rabat ne pouvait aller au-delà de sa proposition d’autonomie pour l’ancienne colonie espagnole, revendiquée par les indépendantistes du Front Polisario.

« Le Maroc restera dans son Sahara et le Sahara demeurera dans son Maroc jusqu’à la fin des temps », a affirmé le souverain dans un discours à l’occasion du 39e anniversaire de la « Marche verte » sur le Sahara occidental.

« Le choix du royaume d’ouvrir la porte à la négociation ne portait et ne portera en aucune manière sur sa souveraineté » a-t-il souligné précisant que « l’initiative d’autonomie est le maximum que le Maroc puisse offrir ».

« le Maroc ne peut pas faire plus de concessions ». Il « n’acceptera jamais que sa souveraineté soit l’otage de conceptions idéologiques et d’orientations stéréotypées de certains fonctionnaires internationaux », a-t-il ajouté, sans plus de précision.

L’allocution du souverain marocain intervient alors que Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, n’a plus effectué de mission dans la région depuis janvier, des médias locaux faisant état de nouvelles crispations avec le Maroc.

En 2012, le royaume avait un temps retiré sa confiance au diplomate américain, le soupçonnant de « partialité ».

Dans son allocution, Mohammed VI a également réaffirmé son rejet catégorique de toute nouvelle tentative d’élargissement du mandat de la mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso) à la question des droits de l’homme. L’an dernier, les Etats-Unis avaient élaboré un projet de résolution en ce sens au conseil de sécurité, avant de renoncer face au courroux de Rabat.

Présente depuis 1991, la Minurso est essentiellement chargée de surveiller le cessez-le-feu.

Le roi du Maroc a, enfin, une nouvelle fois parlé de la nécessité de considérer Alger comme « principale partie dans ce conflit ». « Faute de faire assumer sa responsabilité à l’Algérie (…), il n’y aura pas de solution », a-t-il jugé.

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