Mohamed Najib Boulif : La finance islamique s’impose en tant que nécessité

Mohamed Najib Boulif : La finance islamique s’impose en tant que nécessité

La finance islamique s’impose en tant que nécessité et les produits alternatifs islamiques ne peuvent être que vitaux pour l’économie marocaine

, a affirmé Mohamed Najib Boulif

, ministre délégué chargé des affaires générales et de la gouvernance.

Dans un entretien publié mardi par le quotidien « Aujourd’hui Le Maroc », M. Boulif a indiqué que « si on veut éventuellement faire du Maroc un hub économique régional, il faut adopter ces nouveaux instruments », assurant qu’il s’agit de l’un des vecteurs du développement qui dopera le marché économique national.

L’adoption de nouveaux modes de financement, en l’occurrence islamiques, devrait drainer une nouvelle cible d’investisseurs, a dit le ministre, qui a assuré, dans ce cadre, que de puissants investisseurs de la sphère financière islamique veulent contribuer au marché économique national.

« Pourquoi ne pas leur donner une chance ? » , s’est-il interrogé, estimant qu' »il faut élargir la gamme de produits aux consommateurs et investisseurs potentiels afin de leur laisser le soin de choisir ce qui peut être adéquat à leurs attentes ». « C’est l’essence même de la démocratie », a-t-il dit.

L’instauration d’une loi qui règlemente la finance islamique est un travail qui a commencé depuis bien longtemps, a rappelé M. Boulif. « Nous devions faire le choix entre deux options, soit mettre en application une loi bancaire 100 pc islamique ou bien introduire progressivement quelques amendements pour ne pas déstabiliser le système bancaire national ».

« Le choix a porté sur la deuxième option. Ainsi, le gouvernement Âœuvre conjointement avec Banque Al-Maghrib à amender l’actuelle loi bancaire afin de pouvoir mettre en place des produits alternatifs islamiques conformes aux besoins du consommateur marocain ».

« La version finale de ce projet sera prête au courant de cette année pour pouvoir la mettre en application à partir de 2013 », a dit le ministre.

Evoquant les principaux produits mis en relief par ce projet, M. Boulif a indiqué qu’en plus des produits déjà existants tels que Mourabaha, Moudaraba, Ijar et Moucharaka, de nouveaux instruments seront introduits à savoir Istitnaa et vente Salam.

L’accent est mis sur le produit Moucharaka, a-t-il fait observer, rappelant qu’il s’agit d’un contrat de partage de profits et de pertes à travers lequel la banque et son client participent simultanément à la gestion de l’affaire quel que soit son type. Le rapport ne peut être que gagnant-gagnant, a-t-il noté.

Répondant à une question sur les obstacles qui peuvent entraver ce projet, le ministre a indiqué que « le système bancaire marocain revêt une nature rentière ainsi la dimension du risque n’est pas prise en considération ».

« De même, la fiscalité joue un role déterminant pour la survie de ce genre de produits. Nous devons parvenir à maintenir la fiscalité à un niveau neutre pour pouvoir réduire la cherté des produits », a-t-il fait savoir.

Enfin, la formation reste insuffisante. Le Maroc ne dispose pas d’effectifs formé en la matière, a-t-il souligné .

« Nous procéderons progressivement, le temps que l’ensemble des acteurs et citoyens assimile la notion des produits alternatifs qui se veulent des instruments financiers transparents », a conclu le ministre.

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