Mise en délibéré du procès pour diffamation contre l’hebdomadaire « Al An »

Mise en délibéré du procès pour diffamation contre l’hebdomadaire « Al An »
0 commentaires, 20/05/2013, Par , Dans Société

Le tribunal de première instance de Casablanca a décidé, lundi, de mettre en délibéré au 3 juin prochain son jugement dans le procès pour diffamation déposée par le ministre de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies Abdelkader Amara contre le directeur de l’hebdomadaire arabophone « Al An » Youssef Jajili, poursuivi en état de liberté.

Lors de cette séance, l’avocat du défendant a indiqué, dans ses plaidoiries, que la couverture des activités du ministre au Burkina Fasso s’inscrit dans le cadre du suivi de la mission d’affaires organisée par Maroc Export, indiquant que le contenu de l’article en question  »n’accuse nullement le ministre d’avoir consommé de l’alcool ».

Il a aussi rappelé l’importance de  »la convocation de témoins dans le cadre d’un procès équitable », s’interrogeant sur  »le sort de certains des documents joints à la plainte qui ont disparu ».

Le journaliste n’a fait qu’accomplir  »son travail d’investigation et le ministre se devait, après la publication dudit article, de diligenter une enquête pour connaître qui a dilapidé les deniers publics dans l’hotel du Burkina Fasso », a soutenu l’avocat de la défense, plaidant pour l’innocence du journaliste en l’absence d’éléments constitutifs d’un acte incriminé.

Le représentant du ministère public a, par contre, estimé que le journaliste a le devoir de publier et d’informer en toute liberté mais celle-ci n’est pas absolue mais doit respecter la déontologie et le code de la presse, ajoutant que l’article incriminé est diffamatoire et rappelant que le journaliste n’a pas présenté au tribunal la seconde facture détaillée.

Dans son dernier mot, le directeur de la publication a nié l’existence d’un quelconque terme diffamatoire dans l’article en question.

Lors de la précédente séance, l’avocat de la partie plaignante avait requis que justice soit rendue au ministre dont la réputation a été écornée par le contenu de l’article mais aussi par les passages repris par certains sites électroniques et que le directeur de l’hebdomadaire soit condamné au dirham symbolique avec publication du jugement dans deux quotidiens et deux hebdomadaires en arabe et en français.

Le ministre avait annoncé, dans un communiqué fin juin dernier, sa décision de poursuivre en justice l’hebdomadaire au sujet d' »allégations » publiées par le 12ème numéro de ce magazine faisant état d’un « dîner fastueux facturé à un million de centimes » que M. Amara aurait offert dans une suite présidentielle d’un hotel au Burkina-Faso.

La publication, selon le communiqué, a étayé « ses allégations » par de « faux témoignages et une copie de facture falsifiée », sans rechigner à verser dans « l’amalgame prémédité » en vue de « porter atteinte au Parti Justice et développement ».

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Maroc

À propos Abdellah Miloudy

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