Megaupload : la justice américaine ajoute de nouvelles charges au dossier

Megaupload : la justice américaine ajoute de nouvelles charges au dossier

Un mois après la fermeture de Megaupload, la justice américaine muscle son dossier contre les administrateurs du site. Le nouvel acte d’accusation fait notamment valoir que 90% des détenteurs d’un compte Megaupload

n’utilisaient le service qu’à des fins de téléchargement.L’étau se resserre autour de Kim Dotcom et des administrateurs de Megaupload, avec le dépot, le 16 février dernier, d’un nouvel acte d’accusation auprès du tribunal fédéral de Virginie, où sera prochainement jugée l’affaire. Huit nouvelles charges s’ajoutent aux cinq chefs d’inculpation initiaux, élaborées à partir des nouvelles informations mises à disposition des autorités américaines.

Suite à la saisie des actifs de Megaupload, celles-ci ont par exemple pu accéder à la correspondance électronique des neuf inculpés qui, selon elle, met en lumière de nouvelles fraudes. Le nouvel acte d’accusation fait notamment valoir que les administrateurs de Megaupload ont volontairement aspiré des contenus produits par les utilisateurs de YouTube pour alimenter le portail Megavideo en contenus d’apparence légale.

Surtout, il démonte certains des arguments employés par les défenseurs du site, en se basant sur de nouvelles statistiques internes. Le document fait par exemple valoir que Megaupload ne comptait pas 180 millions d’inscrits comme le clamait Kim Dotcom, mais 66,6millions, dont 90% n’auraient jamais envoyé le moindre fichier vers les serveurs de la société. Les internautes concernés ne seraient donc pas venus au service pour ses fonctions de coffre-fort numérique, mais bel et bien pour les contenus mis à disposition.

Les autorités américaines illustrent par ailleurs le système de récompense mis au point par Megaupload pour attirer les internautes susceptibles de proposer au téléchargement des fichiers populaires. Selon elles, un certain « VV » aurait ainsi reçu quelque 3 400 dollars de la part de la société entre 2008 et 2009, qui ne reflètent sans doute que partiellement les activités de ce dernier.

À propos François Deville

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *