Médecine privée ou publique… il faut savoir choisir et l’Etat doit pouvoir sévir

Médecine privée ou publique… il faut savoir choisir et l’Etat doit pouvoir sévir
1 commentaire, 23/10/2012, Par , Dans Chroniques, Couverture

Le différend récemment né entre le ministre de la Santé publique et les professeurs de médecine exerçant dans le secteur public qui persistent à exercer dans le privé doit être examiné avec tout le soin qu’il requiert.

L’affaire remonte à cette décision de feu Hassan II d’autoriser les médecins du public à exercer leurs talents et leur art dans les cliniques privées… Or, cela se produisait à une époque où les besoins en praticiens se faisaient pressants et où l’urgence justifiait tous les efforts. La décision royale était prévue pour jusqu’en 2001, mais depuis, de très fortes pressions ont été exercées pour retenir les pouvoirs publics de ramener les choses à leurs cours normal, et puis, plus tard, ces pressions se sont organisées en véritables lobbies en liaison avec les centres d’influence.

Or, la question est d’une grande simplicité et ne demande aucune réflexion savante. Ces professeurs veillent soigneusement à s’assurer des salaires mensuels fixes et réguliers qui martèlent leurs comptes en banque chaque mois à la même date, mais veillent encore plus à se garantir des rentrées beaucoup plus importantes que ces salaires du public, leurs honoraires privés.

Mais le grand problème – bien que les professeurs n’aiment pas qu’on le leur rappelle et bien qu’il soit certain et prévisible qu’ils se lâcheront sans nul doute sur le web pour s’en défendre – est qu’ils considèrent leur temps passé dans les établissements publics comme un simple complément de leurs activités privées ; on peut même dire qu’ils consacrent le minimum de temps possible au public, parfois guère plus d’une heure par jour, toujours à l’affût d’un appel téléphonique provenant d’une clinique privée et prêts à y répondre, toutes consultations publiques cessantes… quand ils ne profitent pas de leurs positions dans les hopitaux publics pour « pêcher » des patients puis les drainer vers ces cliniques. Et, bien évidemment, tout cela se produit au grand dam, et au fort préjudice financier de ces patients, tant ces médecins publics/privés se montrent âpres au gain.

Quelle est donc la solution ? Elle est simple, tout à fait simple car la loi est claire et la déontologie encore plus : ces praticiens doivent choisir entre le privé et le public. Il n’est pas possible d’être sur les deux fronts et de faire affront à leur noble métier… Sinon, le ministre de l’Education nationale n’aurait aucun droit d’interdire aux enseignants du secteur public d’aller faire des heures supplémentaires dans les établissements privés. Et la même chose s’applique au ministre de l’Equipement avec ses ingénieurs qui taquinent le privé…

La décision de M. le ministre de la Santé doit absolument et impérativement être soutenue par le chef du gouvernement.

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Education

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