Marzouki appelle à accorder « l’immunité judiciaire » au président syrien en échange de l’arrêt des violences

Marzouki appelle à accorder « l’immunité judiciaire » au président syrien en échange de l’arrêt des violences

Le président tunisien, Moncef Marzouki a appelé, vendredi, à poursuivre les efforts pour une solution politique de la crise syrienne qui permet au président Bachar Al-Assad

de quitter le pouvoir et de bénéficier de « l’immunité judiciaire » en échange de l’arrêt des violences contre le peuple syrien.Lors de la conférence des « Amis de la Syrie » qui réunit près de 60 pays, M. Marzouki a demandé que soit accordée l’immunité au président Al-Assad et sa famille et évoqué un éventuel refuge en Russie pour le dirigeant syrien, citant à cet égard « l’exemple » du Yémen.

En vertu de cette solution, le président Syrien cède le pouvoir au vice-président pour qu’il mène une étape de transition rapide qui inclue l’opposition et qui se solde par l’organisation d’élections présidentielles libres, a ajouté le président tunisien.

Il a dit refuser l’option militaire qu’il a qualifiée de « dangereuse », a-t-il dit ajoutant que l’arrêt des hostilités en Syrie ne peut être obtenu « par la voie d’une intervention militaire, particulièrement étrangère ».

Après avoir averti de faire de la Syrie « une pièce dans un jeu géostratégique qui touche l’ensemble du Moyen Orient », il a appelé « les amis du régime Syrien » à exercer une pression sur Damas pour acheminer des aides humanitaires et favoriser un cessez-le-feu.

Selon Moncef Marzouki, la situation actuelle exige « une intervention arabe dans le cadre de la Ligue arabe, une force arabe pour préserver la paix et la sécurité et pour accompagner les efforts diplomatiques », appelant l’opposition syrienne à se rassembler et à faire de l’unité du peuple syrien sa priorité.

L’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, nommé jeudi « émissaire conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe sur la crise en Syrie », a de son coté souhaité la « pleine coopération de tous les acteurs concernés ».

La communauté internationale réunie à Tunis « va transmettre un message fort et clair » au président Bachar al-Assad pour « arrêter les crimes en Syrie », a déclaré le ministre tunisien des Affaires étrangères Rafik Abdessalem à l’ouverture de cette conférence.

À propos François Deville

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