Maroc : Le système de gestion des agréments source de dysfonctionnement dans le secteur du transport

Maroc : Le système de gestion des agréments source de dysfonctionnement dans le secteur du transport

Les anomalies de fonctionnement au sein du secteur du transport sont dues aux « dérives qui ont marqué la gestion du système des agréments », a affirmé le ministre délégué auprès du ministre de l’Equipement, du Transport et de la Logistique, Mohamed Najib Boulif, soulignant l’importance majeure d' »un engagement entre l’administration et le transporteur ».

« Les dysfonctionnements que connaît le secteur ont pour origine les dérives qui ont marqué la gestion du système d’agréments », a indiqué M. Boulif dans un entretien paru jeudi dans le quotidien « Le Matin du Sahara et du Maghreb ».

Pour corriger ces dérives, un projet de décret a été élaboré en vue de l' »instauration d’une part, de la transparence, de l’équité et de la bonne concurrence dans le transport public de voyageurs, et d’autre part, par la mise en place d’un cadre idoine pour promouvoir la qualité et la sécurité dans ce transport », a-t-il expliqué.

Les principales nouveautés introduites par ce projet consistent notamment en l’obligation, pour les nouveaux services, de passer par la procédure de l’appel d’offres pour l’attribution des droits d’exploitation d’un service public de transport interurbain de voyageurs, et l’instauration des cahiers des charges pour l’exploitation des services publics de transport routier de personnes, a souligné M. Boulif.

Et d’ajouter que les détenteurs-gestionnaires des agréments devront signer le cahier des charges qui constituera le document d’engagement entre l’administration et le transporteur.

Le ministre a en outre expliqué que ce texte est de nature à consacrer la professionnalisation dans le secteur à travers l’abolition du système de location d’agréments, précisant que le renouvellement septennal des agréments « ne sera accordé que pour les agréments détenus par les professionnels qui respectent les clauses du cahier des charges ».

Pour dissiper les craintes suscitées chez certains professionnels au sujet de la libéralisation du secteur du transport routier, M. Boulif a exprimé sa confiance dans la capacité des opérateurs nationaux à « développer d’importants potentiels dans l’avenir ».

Les personnes désirant exploiter un service public de transport par véhicules automobiles sur route, de 1ère et 2ème catégories, sont tenus de déposer leurs offres sur la base des conditions spéciales portant notamment sur l’aptitude professionnelle des soumissionnaires, leur capacité financière ainsi que les moyens humains, le matériel de transport et la logistique de transport dont ils disposent, selon le projet de décret élaboré pour la réforme du secteur du transport, a précisé le ministre.

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