Maroc: lancement d’une campagne pour la libération des détenus du 20-Février

Maroc: lancement d’une campagne pour la libération des détenus du 20-Février

Des associations marocaines de défense des droits de l’Homme ont annoncé jeudi à Rabat le lancement d’une « campagne nationale » pour la libération des « prisonniers politiques », en particulier des militants du mouvement 20-Février.

Le mouvement du 20-Février, né dans le contexte du Printemps arabe, réclame davantage de démocratie et de justice sociale.

Lors d’une conférence de presse, la Coalition marocaine des organisations de droits de l’Homme –qui regroupe 18 associations– et le Conseil national pour l’appui du mouvement du 20-F (Cnam) ont présenté un rapport selon lequel plus de 70 militants de ce mouvement sont toujours en prison.

Dénonçant une « répression systématique » à leur encontre, les deux organismes ont appelé à une mobilisation nationale et internationale pour obtenir la libération de ces détenus et réclamé que le gouvernement fasse toute la lumière sur les circonstances de la mort de militants du 20-Février l’an dernier.

« Les autorités possèdent toutes les preuves et éléments pour dévoiler la vérité sur le sort de ces jeunes », a déclaré Mohamed Laaouni, coordinateur du Cnam.

Cinq de ses militants avaient trouvé la mort au premier jour des manifestations, le 20 février 2011. Leurs corps avaient été retrouvés calcinés dans une agence bancaire à Al-Hoceima (nord).

Le ministère de l’Intérieur de l’époque avait assuré dès le lendemain que l’incident avait été provoqué par les « fauteurs de trouble », mais les familles réclament toujours un accès aux enregistrements vidéo de cette agence.

Jeudi, M. Laaouni a en outre qualifié d' »irresponsables » les récentes déclarations du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, défendant l’action de la police après des critiques de députés sur de récentes violations des droits de l’Homme.

« La dispersion par la police de rassemblements (non autorisés) se fait lorsque la circulation sur la voie publique est perturbée ou l’ordre public menacé », avait fait valoir M. Benkirane, ajoutant que cela se passait « ainsi dans (tous) les pays du monde ».

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20 févrierMaroc

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