Maroc : lancement du Centre national de surveillance des navires de pêche par satellite

Maroc : lancement du Centre national de surveillance des navires de pêche par satellite

Le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, a procédé, mercredi à Rabat, au lancement du Centre national de surveillance des navires de pêche par satellite (VMS), dans le but de lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Ce Centre, dont la cérémonie de lancement s’est déroulée en présence de représentants des professionnels du secteur de la pêche, a également pour mission de renforcer et de moderniser le système de suivi, de contrôle et de surveillance, en amont comme en aval, de la chaîne des produits halieutiques, à travers notamment les moyens satellitaires (VMS) qui améliorent considérablement le dispositif de surveillance en mer des activités des navires de pêche.

La réalisation du projet a nécessité un investissement de 78 MDH, destiné notamment à l’acquisition et l’installation des dispositifs de positionnement et de localisation (DPL) à bord des navires de pêche et à l’aménagement et l’équipement du Centre en techniques de pointe.

« La mise en place de ce Centre s’inscrit dans le cadre de la stratégie « Halieutis », qui érige la durabilité de la ressource en axe majeur, et vise parmi ses objectifs une ressource exploitée durablement pour les générations futures », a expliqué à la presse M. Akhannouch.

Et d’ajouter que ce projet se donne aussi pour objectif de lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée qui constitue une menace majeure pour la pérennité des stocks halieutiques et l’écosystème marin ainsi que pour le bien-être socio-économique des pêcheurs.

L’analyse des tracés et des données VMS permet, à travers l’étude du comportement de la ressource et de l’effort de pêche, de contribuer à la définition des plans d’aménagement, a-t-il fait savoir, notant que les rapports de constat élaborés permettent de prendre les mesures nécessaires à l’encontre des contrevenants, conformément à la législation en vigueur.

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre d’un processus de certification des captures, nécessaire à l’exportation des produits, qui exige le respect des mesures de gestion et de conservation de la ressource, a-t-il ajouté.

Pour sa part, le chef de l’unité d’appui à la coordination du contrôle au sein de la Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture, Mohamed Ben Bari, a précisé que ce Centre, chargé de la surveillance en amont de la chaîne de production (en mer), contribuera au renforcement du contrôle des infractions et à la prise des mesures nécessaires à l’encontre des contrevenants.

Dans ce sillage, le responsable a mis l’accent sur la nécessité d’un contrôle effectif et d’une traçabilité tout le long de la chaîne de valeur, afin de s’assurer du respect des règles régissant cette exploitation et de protéger la ressource.

« Le Maroc a fait un grand pas en avant dans le domaine de contrôle des flottes marocaine et étrangère qui pratiquent la pêche sur le littoral national », s’est réjoui, de son côté, le président de la Chambre de la pêche maritime de la Méditerranée, Youssef Benjelloun, soulignant l’intérêt de ce Centre qui veillera à l’exploitation durable et à la préservation des ressources de la pêche au Maroc.

Le premier trimestre 2013 a connu l’activation des installations des DPL à bord des navires côtiers et hauturiers actuellement actifs dans les eaux du Royaume.

Dans cette lancée de modernisation et de renforcement des moyens de surveillance, le Centre national de surveillance des navires de pêche a été aménagé et équipé en techniques de pointe, notamment un mur d’image, des écrans de surveillance et une station radio.

Les opérateurs du Centre procèdent quotidiennement au suivi des activités des navires nationaux et étrangers autorisés à pêcher dans les eaux maritimes du Royaume, et celles des navires battant pavillon marocain autorisés à exercer en dehors de la zone économique exclusive (ZEE) nationale. Ils réalisent un suivi visuel à temps réel et un suivi par requêtes informatiques interrogeant la base de données en différé.

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